‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 116 sur 124 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Tandis que Siegfried suit du regard les lillcs du Rhin, réfléchissant encore à leurs propos mêlés de flatteries et de menaces, il entend l’appel du cor de Hagen (177) dont les lloiho retentissent à travers la forêt. Il y répond avec son propre cor (144). Avec une amabilité hypocrite, Hagen l'invite à les rejoindre, accompagné d un motif de clarinettes formé d’après le thème 175. Siegfried descend, et pendant que les chas-

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LE CRÉPUSCULE DES DIEUX

seurs se mettent à leur aise, les thèmes 144,186, 153 se mêlent joyeusement. Gomme on demande au héros ce qli’il a fait, il raconte qu’il n’a rien pris car : « Gibier des eaux seul s est montre... oiseaux des ondes... qui , là, dans le Rhin , m'apprirent — mon meurtre pour aujourd'hui. » Le motif 185, au basson, fait entendre sa menace et aux cors retentit le thème du malheur. Effrayé Gunther regarde Ilagcn : celui-ci, par quelques mots insignifiants, détourne le cours de la conversation. Les buveurs font cercle et Hagen demande à Siegfried s’il est vrai, comme on le raconte, qu il comprenne le langage des oiseaux. (Le thème de l’oiseau [S 111 e] et le thème de la forge [K 8 a] évoquent les temps passés.) Siegfried l’avoue, mais voilà longtemps qu'il n’a plus fait attention à leur bavardage. Gunther, soucieux, regarde devant lui et Siegfried se déclare prêt, pour 1 égayer, à raconter sa jeunesse.

Le compositeur fait encore une fois repasser devant nous toute la vie et les actions du héros. Bien entendu, ce récit est fort riche en thèmes et comme il serait trop long de les nommer, il suffira d’indiquer ici les numéros des principaux d entre eux: B 8 a, B 24, S 84, 140, S 98, R 25, S109, SI II, 161, 147, 145,156.11 semble que Wagner ait voulu montrer dans tout son éclat cette ligure lumineuse, pour faire contraste avec son misérable entourage, qu’il domine de haut. — Durant ce récit, l’infernal Hagen a versé dans la corne de Siegfried un breuvage (161) qui efface l’effet du breuvage d’oubli : Siegfried alors raconte aussi le réveil de Brünnhilde, Gunther l’écoute avec un étonnement croissant : « ... Mon baiser , raconte le héros, l'éveille ,

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