‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 34 sur 124 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

logue suivant. Cependant l’instrumentation devient de plus en plus faible ; les harmonies sombres et indécises tombent dans les régions toujours plus graves, jusqu à ce que le feu s’éteigne complètement, au son du motil de Hunding, rythmé ppp, par la timbale (car Ie : thème reste sur lut grave, sans mouvement mélodique, simple rythme qui à la fin se dissout). Comme une réminiscence et pour ainsi dire comme un rêve de Siegmund, nous entendons encore une fois :

En comparant ici les deurt passages, on remarquera, la différence de mesure. 11 en est de meme du motif de Sieglinde, surgissant aux violoncelles, à quatre temps, alors que sous la forme originale (34) il est à trois temps. La pensée de Sieglinde devient une réalité : elle-même paraît. Elle apprend à Siegmund quelle a endormi Hunding au moyen d’un narcotique et elle s’offre à lui indiquer une arme. Sieglinde lui raconte alors comment un étranger borgne a naguère planté un glaive dans le hêtre et La en même temps regardée. L’acier doit appartenir à qui l'arrachera du tronc. Mais beaucoup, parmi les hommes les plus hardis, s’y sont essayés: « Aucun convive, — malgré sa vaillance, — du fer ne put s'emparer ; — d'autres vinrent et d'autres passèrent , — et tous tentèrent l'exploit — mais le frêne à nul na cédé : — là dort, muette , l'épée. » La parole de Sieglinde, affirmant

POCHHAMMER.

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