‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 35 sur 124 · I.A WALKYRIK · texte numérisé non relu

I.A WALKYRIK

SO

qu'elle sait qui était l'étranger, nous est confirmée par rorchestre : sur un rythme diminué (accéléré) les cors font retentir;?/) le motif du Walhall (V. motif 41). Pour accompagner l'explosion de joie de Sieglinde : « Puissé-je le trouver ici — l'ami » et la certitude que Sieglinde et le glaive appartiendront à Siegmund, le motif 42 paraît transformé en fanfare (46) par la répétition des notes brèves, et accentué avec une plus brillante énergie par l'augmentation de l'intervalle (le plus sou¬

vent une tierce) qui conclut ce motif. La dernière partie de l acté est d’une incomparable beauté poétique et musicale. Tandis qu'ivre d'amour, Siegmund tientSieglinde embrassée, le maître nous fait sentir parallèlement le travail de la nature et l’agitation d’une poitrine humaine. Dans le cœur de Siegmund jusqu’ici poursuivi par le malheur fleurit le printemps d'amour qui s’exprime avec toute la force d un irrésistible débordement. Dehors le printemps combattait avec le rude dompteur de la vie florissante, l’hiver qui s en va. Lui aussi gisait enchaîné ; il a pourtant vaincu et le souffle du printemps s’élève, plus haut et plus fort, symbole du jeune amour. La porte de la pièce cède à l’effort du tourbillon printanier; elle s’ouvre. Le clair de lune argenté rayonne avec un doux éclat sur le couple heureux. Des sons de harpes se balancent, et sur l'accompagnement ondulé des cordes, Siegmund, dans la nuit, salue le printemps et la joie (47;. C'est en musique un

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