ACTE II. — SCÈNE II
çoitle bruit d’un bâillement grognon. « Mouchant nia valu — quelque chose d'aimable !— Tu fais un joli compagnon ! » s’écrie-t-il en riant, car voici que sort de la caverne l’énorme dragon-serpent qui, portant au comble l’étonnement de Siegfried, commence a parler : « lié, puisqu' étant bête — tu sais parler, peut-être vas-tu ni instruire ? — Quelqu'un ignore — ici la peur. — Peut-il de toi l'apprendre? » Pourtant le dragon ne fait pas beaucoup de façons et, après un court dialogue, s’apprête à fondre sur Siegfried.
1/orchestre, qui avait soutenu l’apparition et les paroles du monstre par les thèmes appropriés, accompagne maintenant la scène du combat entre le héros et le dragon, d’une façon très caractéristique et qui répond aux mouvements des deux combattants.
Aux sons triomphants du motif 42 et à ceux du sombre motif 111. Siegfried plonge Détresse dans le cœur du dragon. D’une voix qui peu a peu s affaiblit, Fafner demande quel est ce jeune homme a 1 oeil clair et, en quelques mots, lui parle de Fafner et de Fasolt. « Fafner dernier de sa race , — cède au héros fleurissant (motif 112 à la trompette). Garde-toi bien fleur de jeunesse .. Vois l'issue — songe à moi. » Fes paroles prophétiques de Fafner se trouvent renforcées par le motif de la malédiction (103) et sont partiellement accompagnées d’un rythme syncopé (113) qui, paraissant pour la première fois dans 1 Or du Rhin comme accompagnement à la malédiction d Alberich, est toujours employé par la suite lorsqu il est question de l’activité destructrice des Nibelungen ou de l'effet de la malédiction d’Alberich — ce qui revient au
SIEGFRIED
môme ; il affirme ainsi sa parenté avec le motif de la forge des Nibelungen.