Rythme des Nibelungen ou du malheur
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Ce rythme trouvera un emploi fréquent dans le Crépuscule des dieux ; son emploi comme « rythme du malheur » ne doit pas le faire confondre avec le « motif du malheur » (ou de la corvée, voir ex. 78), lequel, en raison d’associations d'idées analogues, est employé comme le premier. Siegfried voudrait bien apprendre encore du savant dragon quelque chose de son origine; mais à peine lui a-t-il dit son nom (motifdeSiegfried^Sj qu'en répétant ce nom ledragon pousse un soupir, et le motif 10, de plus on plus morcelé, expire avec le monstre. Lorsque Siegfried arrache son épée au corps du dragon, un peu de sang mouille son doigt : « Ça brûle comme du feu ! » s’écrie le héros, et, ayant involontairement porté le doigt à sa bouche, il écoute en retenant son souffle : il comprend tout d’un coup le langage des oiseaux. Un oiselet parle d’un trésor dans la caverne, du Tarnhelm (un heaume qui rend son possesseur invisible s'il le désire, ou lui permet de prendre toute forme qu'il lui plaît, comme Fafner a pris celle du dragon) et d’un anneau qui pourrait le rendre maître du monde. Siegfried remercie l’oiselet de son conseil et disparaît à l’intérieur de la caverne.