‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 9 sur 124 · Motif de la Corvée · texte numérisé non relu

Motif de la Corvée

Malgré tout, Alberich sc laisse encore une fois entraîner à donner la chasse aux adroites 1 i 1 les des eaux ; mai6 en vain : il sc hâte, il grimpe, il trébuche... sa force et sa patience sont à bout, et, à peine maître de lui, il s’écrie : « Si ce poing vous tenait ! » Durant toute la scène, le traitement de l’orchestre suit les péripéties avec une précision frappante ; les staccali des bois et des cordes, unis au mouvement scintillant du trémolo, figurent la hâte et l’excitation sensuelle d’Alberich, tandis que de courts motifs chromatiques sans cesse répétés représentent ses vains efforts pour grimper. Aux bois résonne cependant pour la première fois le motif de la forge qui, d’une part, caractérise les Nibclungen comme forgerons, mais désigne en second lieu I anneau qui peut être lorge avec 1 Or du llhin et la

puissance qui y est attachée.

B Rythme du motif de la forge.

Mais la fabrication de l’anneau J est le commencement de la lin, et c'est pourquoi Wagner l’em¬

ploie ici pour la première fois en l’associant aux menaces du Nibelung. Tandis qu’Alberich est encore là, grinçant des dents et ne sachant que faire, un rayon de soleil tombe» dans 1 abîme : « L'éveilleuse sourit dans l'abime », el l'éclat de l'Or du Rhin étend autour de lui un clair rayonnement. La musique s’adapte admirablement à ce détail. Nous percevons d’abord

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