‹ L'anneau du Nibelung de Richard WagnerChapitre 94 sur 124 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Siegfried entre dans la salle et Gutrune, dont le regard s’est posé avec une joyeuse surprise sur le héros, s’est retirée, visiblement troublée, dans une pièce voisine. Siegfried demande Gunther, qui se fait connaître et il veut combattre avec lui, ayant entendu célébrer sa vaillance; mais Gunther répond : « Nul combat — tu es l'hôte. » Siegfried conlie son coursier à Ilagen et le prie de bien veiller sur l'animal, qui est d une noble race. 11 pense à Brünnhilde, comme nous le montre le motif I45aux violons,ainsi quelemotif 147,

tandis que le rythme de la chevauchée mm

illustre la valeur du coursier. Selon les véritables mœurs germaniques, Gunther se met, lui et son pays, a la disposition de son hôte : Siegfried ne peut offrir en échange que lui-meme, et, sur l’épée forgée par lui (motifs de 1 épée et de la force) il aflirme ce lien d’amitié.

Hagen, qui se tient derrière lui, intervient ( loi)) : «Mais du Niblung , dit-on —

le fier trésor est ton 159 (S 77 a). Motif de ta forye » Siegfried lui

bien.

raconte qu’il a abandonné le trésor de la grotte; il n'a pris avec lui qu’un

LE CRÉPUSCULE DES DIEUX

tissu dont il ne connaît pas les vertus. 1 lagen lui explique le charme attaché au Tarnhelm et l’interroge encore : « A "as-tu donc pris que cela? » Le héros lui répond qu’il a pris encore au trésor un anneau, qu’une femme garde (motif de l’anneau 139 et motif 147 aux bois).

1 lagen ouvre alors une porte et Gutrune entre, portant une corne pleine ; son thème de bienvenue (160) est

alors employé sous diverses variantes qui n’altèrent que peu ou pas du tout l’essentiel du motif. La plus importante est le thème 160 a, qui

tout ensemble accentue et adoucit l’effet du motif, alors que celui-ci, malgré sa tendresse, rappelle quelque peu sous sa première forme (160) les motifs de llagen. Gutrune salue le héros : « Sois bien venu , — chez Gibichy hôte! — Sa fille — l'offre le vin. » Siegfried la remercie amicalement et vide la corne, en pensant à Briinnhilde, car nous entendons les sons qui accompagnaient les paroles de Brünnhilde après son réveil : « Gloire à la mère qui t'enfanta » (th. 126). Mais l’effet du breuvage en-

, Cors

chante ne manque pas hourh ' g de se produire, caractérisé par un motif (161)

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