‹ L'année artistique 1906Chapitre 29 sur 44 · LA QUESTION DU « GOEDENDAG · texte numérisé non relu

LA QUESTION DU « GOEDENDAG

CON VERSATION o 0 0 0 0 0 o AVEC M. VAN MALDERGHEM o e

Lundi 13 aoùt.

L'inauguration du monument de la bataille des Eperons d'or, à Courtrai, appelle, une fois de plus, l’attention sur l’arme essentielle que portaient les milices du Franc de Bruges à Groeninghe et qui resta longtemps l’arme offensive des paysans flamands, nous voulons parler du g'oedendag. C’est un goedendag que brandit la fière héroïne de bronze doré qui domine l’œuvre remarquable du statuaire Godefroid De Vreese; elle semble proclamer ainsi que c’est à cet instrument terrible que fut due la victoire des troupes de Guillaume de Juliers sur l’aristocratie française. Il n’est point de question d'histoire ou d'archéologie qui ait soulevé plus d'incidents sensationnels, plus d’âpres controverses que celle de ce gudendaxhe qui « tranchoit tou le fier », comme dit le chroniqueur Jean d'Outremeuse; on n’était jamais parvenu à préciser son caractère et sa nature exactes. La plupart de ceux qui s’en sont occupés l’ont confondu avec des armes qui lui ressemblaient à peine. Et il appartenait à M. Van Malderghem, le savant et actif archiviste de la ville de Bruxelles, de remettre les choses au point et de démontrer de manière péremptoire que le goedendag était le coutre de la charrue, monté en arme de guerre. L'hypothèse, vérifiée dans la suite, de l'historien brabançon fut vivement combattue par certains archéologres et défendue par quelques autres. 11 suffit de rappeler que les polémiques à ce sujet prirent, voici dix ans, de telles proportions qu’elles ont doté la question de toute une abondante littérature.

Le dernier mot resta à M. Van Malderghem, qui avait combattu durant plusieurs années pour faire valoir ses clairs arguments, arguments que vinrent, par surcroît, sin.

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