‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 124 sur 218 · Moniteur universel, 8 février · texte numérisé non relu

Moniteur universel, 8 février

nés. La Chaussée de V étang, la Chaumière normande > les Bords de la Seine, le Berger dans les Landes le montrent Témule et presque l'égal de Troyon, de Rousseau et de Millet. » De son côté, M. Charles Tardieu, tout en constatant que le peintre était loin d'avoir passé inaperçu, puisqu'il avait obtenu diverses médailles aux Salons, et avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1862, ajoute* : « Il ne lui a manqué peut-être que d'être un peu tambouriné, qu'on nous passe le mot... Sympathie, estime, tel a été le lot de Léon Belly, et ce lot n'est pas à dédaigner, mais on ne dira pas de l'orientaliste qu'il a été « loué à l'orientale. » L'étude la plus complète qui ait été faite sur ce maître est celle de M. Emile Bergerat, qu'on a souvent citée*. « C'est peut-être un tort dans les questions d'art, dit cet écrivain, de procéder par comparaison ; la comparaison est le remords de la jouissance. Je crois toutefois que l'œuvre de Léon Belly n'a rien à redouter des plus dangereux voisinages, et j'espère que son exposition l'aura prouvé. L'orientaliste en lui marche de pair avec les maîtres du groupe : la Caravane est une œuvre dans l'espèce que personne n'a dépassée. Mais il n'y aura là-dessus révélation que pour la masse du public ; surprise réservée aux raffinés, c'était celle du peintre de sites français, du paysagiste de la forêt de Fontainebleau, de la Normandie et de la Sologne. Certaines études de cette partie de l'œuvre sont d'un puissant naturaliste et d'un grand peintre. »

Une autre exposition qui a été aussi un étonnement et une leçon pour la génération nouvelle est celle qu'un

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