NÉCROLOGIE.— CHALMERS
dit M. Paul Mantz *, tient beaucoup moins à sa manière qu'au choix des héros qu'il a mis en scène. Il a été le premier parmi nous à faire le tableau herzégovinien ou bosniaque ; le Monténégrin blessé est, sous un titre nouveau, la composition poétique qu'on a remarquée au Salon de^ 1873. Le Retour au pays date de l'année dernière. Il nous a toujours paru que Gerriiak adoucissait les types au point de vue d'un certain idéal franco-belge. Ses têtes laissent voir parfois une tendance à l'embellissenaent. Des ethnographes moins mélangés prouveront peut-être un jour que Cermak a peint l'Herzégovine de la romance ; c'est là son défaut. Mais il avait de charmantes qualités de sentiment, et son pinceau assoupli n'a jamais fait une faute de couleur. » Jaroslav Cermak a été regretté en Bohême, à Bruxelles et à Paris ; dès 1861, il avait reçu une médaille, et au Salon de 1867 il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur. A l'Exposition universelle, où figuraient les deux tableaux du Monténégrin blessé et du Retour au pays, le nom de Cermak a été compris dans la liste des artistes décédés à la mémoire desquels un diplôme a été décerné.
GHALMEBS (G,-Paul), peintre écossais, mort le 20 février 1878 à Edimbourg. Né en 1837, il eut dans sa jeunesse à subir les luttes pénibles, comme il n'est que trop ordinaire dans la carrière des arts ; il fit ses études en Angleterre et acquit jeune encore une réputation méritée par des œuvres fort nombreuses que bien des peintres n'auraient pu fournir dans une vie plus prolongée, et qui sont très appréciées en Grande-Bretagne.