‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 160 sur 218 · Jownal officiel du 19 janyierr · texte numérisé non relu

Jownal officiel du 19 janyierr

NÉCROLOGIE. — LEHARIVEL-DUROCHÈR. 517

LEHARIVEL-DUROGHER (Edmond-Victor), sculpteur français, mort à Chanu, sa ville natale, près Domfront (Orne), le 21 octobre 1878. Né le 20 novembre 1816, cet artiste a laissé un certain nombre d'oeuvres estimables, dont plusieurs se trouvent dans des églises ou ont été achetées par TÉtat. Il entra à Fatelier de Ramey fils et de M. Dumond ; plus tard, il reçut des conseils de Belloc €t étudia aussi à TÉcole des Beaux-Arts (1838-1844), où il obtint des succès d'élève. Leharivel-Durocher exposa pour la première fois au Salon de 1845 un groupe en plâtre, la Rédemption et la Vierge; mais cette œuvre, sans caractère assez déterminé, tout en attestant des études consciencieuses, passa inaperçue. Sa réputation ne commença à se faire jour que lorsqu'il produisit lé groupe qui est aujourd'hui au Musée du Luxembourg, 7a Comédie humaine. Quelques-unes de ses œuvres précédentes avaient attiré cependant l'attention de la critique et il avait obtenu une médaille (1849). On ne peut que le ranger pourtant dans la catégorie des artistes appréciés seulement de leurs confrères et de la direction des Beaux- Arts, et dont le nom n'est pas familier au public. La statue de V Impératrice Joséphine, celle du Juif errant (1877) ont été citées parmi ses bonnes œuvres ; le meilleur morceau de l'artiste est la Vierge, qu'il exposa en 1863. On peut voir, à Paris, dans les églises de Sainté-Glotilde et de Saint-Sulpice plusieurs de ses sculptures religieuses. Il a exécuté aussi quelques bustes, M. Visœnti, M. de Caumont, M. Chênedollé, etc., des bas-reliefs comme la Filor ture et le Tissage (1868), etc. Leharivel-Durocher ne s'est pas essayé sans succès à la sculpture de pure imagination; sa Rosa mystica. Être et Paraître (1861), sa Rêverie

(1855), pleine de sentiment et de grâce, ne sont pas sans mérite. Outre la médaille de 3» classe qui lui fut décernée en 1861, il en obtint une de 2« classe en 1857, un rappel en 1861, et enfin la décoration de la Légion d'honneur en 1870.

MAXWELL (Sir William Stirling), critique d'art écossais, mort à Venise le 15 janvier 1878. Sir Maxwell était surtout un historien, mais il a droit à une mention dans ce livre comme excellent juge dans les questions artistiques. Ses opinions avaient grand crédit en Angleterre. Outre ses articles d'art, il a publié un ouvrage spécial sur VArt et les artistes en Espagne. Sir Maxwell était membre du Parlement et chevalier de Tordre^ écossais du Thistle ou de Saint-André.

PZELLER (Frédéwc), peintre allemand, mort à Weimar le 20 avril 1878. Né à Eisenach en 1804, il étudia la peinture à Vienne, à Dresde, puis à Anvers. Il alla ensuite en Italie, où il resta quatre années. Il y puisa le goût et l'inspiration des grandes pages. De retour à Weimar, où il se fixa définitivement comme peintre de la cour de Saxe- Weimar, il ne tarda pas à être nommé professeur de l'École des beaux-arts et reçut le titre de peintre du grandduc. Frédéric Pzeller acquit en Allemagne une assez grande réputation. Parmi ses œuvres les plus saillantes on cite les Fresques de VOdyssèe, œuvre remarquable par le style de la composition, qui se trouve au Musée de Weimar ; c'est le chef-d'œuvre de l'artiste. Il y a aussi de lui au Musée de Munich : CaMjpso et Leucothoé. De lui encore est la célèbre décoration de la Chambre de Wieland au palais ducal de Weimar ; les sujets sont tirés des œuvres du poète allemand. On s'accorde à trouver sa composition

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