NÉCROLOGIE.— RIESENER
élevée et son dessin correct, mais son coloris est lourd et terne. Pzeller laisse un fils qui s'est acquis à Weimar comme peintre paysagiste une certaine notoriété.
RIESENER (Louis-Antoine-Léon), peintre français, mort à Paris en mai 1878. Il était né dans cette ville le 21 janvier 1808 et entrait dans la vie^avec un nom déjà connu dans les arts; son grand-père était le célèbre ébéniste du xvui* siècle, et son père s'était acquis sous le premier empiré un nom comme peintre de portrait. Riesener étudia dans Patelier de Gros; il reçut aussi les conseils d'Eugène Delacroix, son cousin, et grâce à ces deux maîtres, devint un coloriste fort savoureux, dédaigné d'abord, mais finalement très apprécié, et dont les tableaux, presque toujours de petite dimension, sont remplis par les lumineuses et grasses chairs de nymphes gracieuses. « Le souvenir de Jordaens semble hanter la critique lorsqu'elle apprécie les œuvres de Riesener* », dit VAri, dans l'article nécrologique consacré à l'artiste. « Th. Gautier, comme W. Burger, songe à Jordaens à propos du peintre de VÈngone (1864), qui, donnée par l'auteur eii 1871, appartient au Musée du Luxembourg. » Riesener avait envoyé au Salon de 1878 un gracieux portrait de sa petite-fille, M"« Gahrielk L..., et un petit tableau, DébutÈ dans les charades,-
Riesener a exécuté pour divers monuments publics, le palais du Luxembourg, l'Hôtel de Ville, l'hospice de Charentori, Péglisé Sàint-Eustache, quelques compositions décoratives très estimées. Parmi ses toiles les plus connues, on doit citer sa Flore Bacchante (1836), qui mar-