ISCOLB NATIONALE DB DESSIN POUR LBS JE UNES VILLES
L'École ni^tionale de dessin pour les jeunes filles a subi, elle aussi,^ durant cette période, de notables modifications dans son' organisation, grâce à l'activité de son intelligente directrice. M"® Marandon de Montyel. Transportée* en 1875 de la rue Dapuytren, où elle se trouvait depuis loi^gtemps beaucoup trop à l'étroit, dans la rue de. Seine, où elle a rencontré un vaste 'atelier suffisant aux travaux variés de ses nomtireuses élèves, cette école, si intéressante par le côté pratique de son enseignement,. a conquis peu à peu et selon les trop médiocres ressources dé son. budget, des professeurs d'histoire de l'art (MM; Brunel, Bôques et Lorain), puis un professeur de sculpture (M. Schrœder), puis dernièrement un professeur de peinture décorative (M. Foulongne). L'étude directe d'après la bosse et d'après la nature, le desâin et la composition d'ornement y ont pris plus de développement ; et les brillants succès obtenus par ses élèves dans les concours' de VÙnion centrale sont venus témoigner hautement de la saine direction et des progrès constants de l'école. Là aussi, des bourses ont été fondées pour l'encouragement des plus laborieuses. Les modèles, les livres d'art n'ont point été épargnés. Enfin, je ne saurais publier qu'une çoujLume^ vraiment .digne des sentiments de ses jeunes filles^ a été, établie en ces derniers temps, et qui consiste à mettre au concours de. fin d'année* l'exécution d'un ouvrage destiné à être offert aux bienfaitrices et aux ^bienfaiteurs de l'école* .;
ACADEMIE Dp FRANCI A ROME.
Nous ayons pu, bien qu'à distance, reconnaître deux services à rendre à TAcadémie de France à Rome.
Nous avions su que MM. Olivier Merson et Lecoy de la Marche ayant voulu chercher à la villa Médicis des document^ pour Phistoire de cette grande institution de Louis XIV, n'y avaient pas trouvé un «eul renseignement dans des archives absolument vides. Nous ftvons cra qu'il était utile de combler cette lacune incompréhensible, et MM. Olivier Merson et Lecoy de la Marche ont été chargés 4e rechercher, dans tous nos grands dépôts publics de Paris, les éléments reconstitutifs de ces archives. Les correspondances des différents directeurs de l'Académie de France rediront Thistoire depuis Golbert -jusqu'à nos jours, de ce sanctuaire d'études élevées qui a valu à notre pays les plus salutaires renouvellements de son art et l'entretien de ses plus graves tra- . ditions, à la suite à,u Poussin, de Lebrun, de Lemoine, de Yien, de David et de M. Ingres.' La transcription, soigneusement collationnée d'une telle masse de documents précieux, en est arrivée aujourd'hui à l'époque révolutionnaire.