‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 30 sur 218 · E. Ghesneau, Revite de France du 15 juin · texte numérisé non relu

E. Ghesneau, Revite de France du 15 juin

Une des toiles qui ont excité le plus vivement la curiosité est V Apothéose de M. Thiers par M. Vibert. Tout concourait à appeler sur elle l'attention du public^ et le nom de l'homme d'État dont elle était la glorification, et la réputation du peintre. Aussi la critique, assez nerveuse de sa nature, en subissant peut-être malgré elle et en faisant subir à son jugement artistique l'influence des dissentiments politiques éveillés par le nom de M. Thiers, habituée d'autre part à vanter dans le talent de M. Vibert le côté comique qui en constitue l'originalité, et non le lyrisme, qui en est d'ordinaire absent, s'estelle montrée absolument divisée dans ses avis. En deux mots, voici le tableau. M. Vibert a représenté M. Thiers, mort, étendu sur un lit de parade, ayant à ses côtés la France en deuil et un Génie aux ailes d'or qui moùtre du doigt les espaces célestes où s'est envolé ce grand esprit. Dans les nuages passent, comme une vision, les héros du premier Empire chantés par l'historien, et, plus bas, le char mortuaire dans lequel le cadavre de l'illustre homme d'État a triomphalement traversé la capitale. Quel parti l'artiste a-t-il su tirer d'un motif ainsi compris? Quelle émotion a-t-U mise dans cette sorte d'oraison funèbre ? Gomment sa verve exercée à l'ironie et à la pétillante satire s'est-elle comportée .dans une scène où il fallait le grand accent de l'éloquence ? Voilà précisément à quoi on a répondu avec le plus complet désaccord. Tandis que M. Marins Vachon, dans la France, tandis que M. Gastagnary, dans le Siède, ou M. Gharles Glément, dans le Journal des Débats, louaient la conception générale du peintre, M. Paul de Saint-Victor ou M. Ernest Ghesneau, la déclaraient dé-

testable. « Lldée d'avoir placé M. Thiers sur un lieu élevé, d'avoir déroulé devant lui le panorama de Paris comme il l'eut sous les yeux du haut de la terrasse de Saint-Germain, est une idée heureuse entre toutes », dit M. Castagnary. Mais, pour M. Paul de Saint-Victor, «l'ignorance ou le mépris des lois de la grande peinture, des éléments du style, de la dignité du sujet ne saurait aller au delà. » « La Renommée est élégante et d'une jolie couleur », dit M. Charles Clément. « La femme en deuil a pour elle l'unanimité des suffrages », affirme M. Castagnary, qui, d'autre part, « aime peu la Renommée, ce grand diable de génie nu et dégingandé... que l'état de la science ne nous autorise même plus à concevoir, puisque l'aile et le bras, dans les théories modernes, ne sont qu'un seul et même membre. » On voit

qu'on ne saurait moins s'entendre. Ce qui ressort pourtant de tant de jugements contradictoires, c'est qu'en dépit des plus sincères efforts, l'œuvre de M. Vibert reste incohérente et dépourvue de sentiment. « La flamme est ce qui y manque, et c'était la seule chose importante », dit M. Eugène Véron. De son côté, M. Georges Lafenestre, résumant, dians le Moniteur, très sagement ces divers critiques, écrivait: « Personne peut être n'eût mieux fait que M. Vibert... On ne divinise pas à froid les contemporains que l'on vient de quitter. »

Il y a peu à insiter sur la toile de M. Jules Garnier, fe Libérateur du territoire, dans laquelle le jeune peintre a représenté M. Thiers à l'Assemblée nationale, le jour où il fut acclamé par les gauches. Ce tableau a fait fureur. Mais on a attribué généralement son succès au grand nombre de portraits de députés que l'artiste y a

accumulés. On a aflFecté de le considérer simplement comme un document historique à Tattrait duquel Tœuvre d'art a été de parti pris sacrifiée. Un seul critique, M. Paul Mantz, dans le Temps, lui a accordé une sérieuse attention, lui trouvant de « la tenue et du mouvement», et invitant son auteur à continuer de telles études, « qui deviendront curieuses pour l'avenir ».

Sauf ces deux tableaux, l'histoire n'a guère été représentée au Salon que par quelques épisodes des siècles passés. M. Lucien Mélingue nous a fait assister à la Levée du siège de Metz en 1553 par Charles-Quint, « œuvre d'un grand aspect et d'un beau caractère, dit M. Gastagnary, tout à fait à la hauteur du souvenir qu'elle évoque ». La composition est très claire et bien ordonnée. Malheureusement, comme le remarque M. Paul de Saint-Victor, elle contient une faute de goût singulière. (( C'est l'importance que le peintre a donnée aux deux grands porteurs de la chaise impériale qui se dressent au premier plan... César ne doi,t pas être primé par des domestiques. » En somme, si la mode de ce genre de peinture cher à Paul Delaroche, n'était un peu passé, la toile de M. Lucien Mélingue, — progrès évident sur le Robespierre de l'an dernier, — aurait obtenu les plus légitimes éloges.

Le Passage du Rhône, de M. Henri Motte est encore une reconstruction patiente et consciencieuse. L'artiste a mis en action le récit de Polybe. « Il n'est pas, dit M. Paul Mantz, un aussi beau peintre que M. Aima Tadema, qui est le maître du genre ; son pinceau est çà et là un peu sec, mais il a l'amour des belles curiosités du mon,de

antique ; il vit dans les vieux livres ; il veut tout savoir pour pouvoir tout redire : le temps est venu de faire état de cet artiste volontaire, silencieux et passionné. » De son côté, M. Paul de Saint-Victor, appréciant « le pinceau aussi exact que la plume d'un antiquaire » qui a peint cette solide page, dit : « C'est étrange et très attachant, plein de relief et de caractère. » Seulement, prenant à partie un éléphant qui lui semble par trop immobile, il désire « ui^peu plus de vie à cette évocation historique ». Même observation de M. Lafenestre, qui voudrait en outre « plus de vérité et de force dans la couleur pour que l'œuvre devienne aussi intéressante comme tableau que comme recueil de renseignements, ce qui est le but à atteindre ». Quant à M. Castagnary, cela lui paraît tellement exact, qu'il se demande si c'est bien de l'art. « C'est au moins de la science, ajoute-t-il, et de telles représentations auraient leur place toute naturelle dans nos lycées. »

Un des meilleurs tableaux d'histoire du Salon, dont cependant on a très peu parlé, est l'œuvre d'un peintre qui nous est venu de Bohême, de M. Vacslav Brozik. C'est M. Paul Mantz qui va nous le faire connaître. « Élève de l'Académie de Prague, dit-il, et aussi du maître bavarois, M. Carie Piloty, auquel il ne ressemble pas beaucoup, M. Brozik ne travaille point à la mode française. L'année dernière, il exposait deux peintures qui n'étaient pas exemptes de singularité et dont il avait puisé le thème dans les annales de son pays. Cette fois, il a choisi un sujet mi-parti comme certains costumes du xv siècle... La vaste composition de M. Brozik nous montre Charles VII donnant audience aux ambassadeurs

de Ladislas. Le roi de France est assis sur son trône, ayant autour de lui les principaux personnages de sa maison... L'autre côté est occupé parle groupe très cha* marré et très scintillant des magnats et des émissaires hongrois. Tel est le sujet... Or M. Brozik est d'une habileté consommée ; son tableau se compose bien, les têtes sont vivantes, et il y a dans la belle exécution des accessoires une virtuosité de pinceau qui manque bien sou* vent à nos peintres. »

Parmi les artistes qui ont le goût des vieilles chroniques, comme H. Brozik, et qui cherchent à les transporter sur la toile avec un sentiment personnel, on a remarqué M. Julien Le Blant. Son récit de la Mort du général d'Elbée, très simple et très ferme de composition,, a paru remarquable de facture. Il s'agit du général vendéen fusillé à Noirmoutiers avec deux de ses amis. La scène se passe au bord de la mer, sur un rivage d'un gris bleu ; elle est rendue avec une rare sobriété de moyens et produit une puissante impression tragique. On a loué aussi le tableau de M. Edelfelt, un Finlandais, qui a emprunté son sujet à l'histoire de son pays. Son Duc Charles IX de Suède, insultant le cadavre de son ennemi Flemming fait penser à Paul Delaroche. Dans ce même ordre d'idées, et sans respecter les dates ni la chronologie, on a cité aussi le Droit de sortie à Bordeaux, XV siècle, par M. Dupain, sujet un peu embrouillé, où l'on sent encore la préoccupation « du morceau » ; VArrestation de Georges Cadoudal, par M. de GaUias ; le Tocsin des Chouans, par M. Couturier ; Jeanne d'Arc priant pour la France, par M. G. Jacquet, sorte de portrait agréable de tons et de lignes, mais d'une convention tout à fait

inacceptable ; la Chasse sous Ddgohert, par M. Luminais ; le Droit (f asile, par M. Steînhel, etc. Il faut mentionner à part la tentative de M. Détaille. Son Bonaparte en Egypte a été généralement peu goûté. Sauf M. Charles Clément, qui, le considérant comme « un bon ouvrage », a admiré « son dessin correct, précis et très fin, son exécution ferme, large et pourtant délicate, sa couleur harmonieuse et juste », qui a, en outre, éiogieusement décrit « les chevaux morts au premier plan, traités d'une manière très distinguée », la plupart des autres critiques ont jugé ce tableau comme une erreur de Partiste. « M. Détaille a visé plus haut que sa vraie portée, a dit M. Paul de Saint-Victor. Il .fallait à un tel sujet de l'enthousiasme et de la grandeur... L'état-major qui entoure le général Bonaparte n'est qu'une collection de petits portraits pignochés et inanimés... Trois chevaux morts, mal dessinés et mal peints, meublent bien pauvrement le premier plan d'un champ de bataille. Aucun aspect local n'indique le' lieu de la scène. »

Arrivons maintenant aux grandes compositions de l'ordre mythologique. Ce sont les plus nombreuses. Affaire de tradition et souvenir de l'enseignement. Mais sans nous arrêter aux discussions qu'elles suscitent sans cesse entre les défenseurs de l'enseignement officiel et ceux qui voient dans ces « vastes tartines » l'unique souci de bien modeler un torse ou un muscle, c'est-àdire l'influence bornée de cet enseignement, nous citerons tout de suite la pièce capitale de l'année dans ce genre, le plafond exécuté par M. Ranvier pour le palais de la Légion d'honneur, souis le titre de FAurore. Là

encore, nous nous bornerons à citer. « Dans le haut, dit M. Charles Clément, se trouve une femme nue et entourée d'une draperie légère qui flotte autouf d'elle. Le galbe est élégant. Le dessin parait juste, mais le modelé est un peu sommaire et mou. Au premier plan, la Nuit couchée, à demi enveloppée dans ses draperies sombres, les bras repliés, vient Vie s'endormir, et vis-àvîs d'elle le petit Amour, une lampe à la main, regarde le jour d'un air railleur. Ces quelques figures forment une composition bien équilibrée, bien pondérée, et la toile est meublée sans surcharge. Le haut est peint dans une gamme fraîche et claire, matinale, d'un aspect très gai et très agréable ; mais c'est sur la personnification delà Nuit que j'appelle surtout l'attention... » Ce jugement du critique des Débats a été celui de tous ses confrères et des artistes eux-mêmes. Dans ce concert de louanges, faut-il jeter une note légère, oh ! bien légère de critique ? On a trouvé que le voile noir, dont la Nuit est enveloppée, remplit d'une tache trop sombre cette radieuse et douce peinture. Petite restriction, comme on voit, qui n'affaiblit pas le grand succès qu'a obtenu M. Ranvier.

Un autre plafond plus contesté, et qui emprunte aussi à l'allégorie, ehX celui de M. Carolus Duran. L'artiste, abandonnant pour une fois le portrait où il a conquis si bruyamment sa réputation, et aimant à tenter l'escalade du ciel, a voulu du premier coup atteindre les sommets où planent les maîtres vénitiens. Hélas î la chute d'Icare. fut douce auprès de celle-ci! Quoique M. Edmond About, le terrible railleur des Salons du Palais de l'Industrie , n'ait point , cette année , aiguisé

son stylet, bien qu'il ait passé la plume à un confrère plus bénin, dans le XW siècle, aucune épigramme n'a pourtant été épargnée à Tauteur de la Femme au gant. Son plafond, intitulé Gloria Mariœ Medicis, échappant presque à toute description, a excité la verve des écrivains et du public. « C'est le plafond de Damoclès ! » s'est écrié M. Castagnary. « C'est de la peinture au picrate de potasse », a dit un autre. Mais les épigrammes passent et la toile reste pour se défendre devant l'avenir. Celle de M. Carolus Duran remplira-t-elle ce devoir? On pourrait en douter si l'on avait foi aux appréciations p'elle a fait naître. Sauf M. Marins Vachon, qui, dans la France, a jugé l'ensemble de l'œuvre avec faveur, presque tous les critiques, en louant certains détails, et quelques robustes et mâles ligures brossées à la Véronèse, se sont, au contraire, montrés extrêmement sévères pour le plafond de M. Duran. « C'est un ouvrage d'un mauvais caractère, malgré ses prétentions, dit M. Charles Clément, d'une facture creuse, incorrecte et papillotante, une erreur complète. Il faudrait voir le tableau en place pour juger la perspective, mais elle me parait bien contestable. » Cette question delà perspective, qui en pareille matière, est capitale, et n'est guère facile à trancher d'avance, ne semble pas inspirer de craintes à M. Paul de Saint-Victor, qui avoue pourtant être déconcerté « par le tangage des figures et le roulis des édifices ». Mais elle fait éprouver à M. Castagnary un véritable effroi. Parlant de la coupole qui forme le centre du tableau et qui semble danser dans l'espace, il s'écrie : « Que deviendra-t-elle le jour où, marouflée à la voûte d'une salle, elle menacera la tête du passant? » C'est ce

moment, en somme, qu'il faut attendre pour apprécier en toute justice Fœuvre de M. Duran. Nous en avons tant vu de ces plafonds qui, collés comme un tableau contre la muraille dans le Salon, étaient déclarés sans défauts, puis, mis en place, se trouvaient inacceptables, qu'il n'est pas impossible de voir une œuvre d'apparence mal venue reprendre meilleur caractère une fois dans son milieu.

Citons en hâte le Panneau décoratif de M"** Escalier, morceau fait à souhait pour le plaisir des yeux, qu'on a fort admiré, et arrivons à ce que l'on continue à appeler « la peinture de style » ou la « grande peinture». Une œuvre typique du genre est assurément celle de M. Sylvestre, qui obtint, on se le rappelle, le prix du Salon, il y a deux ans, avec une Locuste, Les Derniers moments de Vitellius témoignent que l'artiste persévère avec ardeur dans la voie où il trouve les récompenses officielles. Nous ne voudrions point paraître partial en ne citant que l'accablant jugement porté sur cette œuvre par les adversaires de l'enseignement académique : aussi nous contenterons-nous de l'avis d'un esprit dégagé de parti pris et réservé d'ordinaire. M. Georges Lafenestre voit dans la toile de M. Sylvestre « une scène de tragédie, disposée avec la solennité emphatique, mais aussi avec l'énergie concentrée que comporte le genre. L'écrasement des figures dans un petit espace est un effet voulu, que nous reprocherons moins au peintre qu'une certaine tendance académique à exagérer les mouvements pour les mouvements mêmes, en dehors des besoins de l'action, et à chercher les effets dans des brusques contrastes des clairs et des noirs ». Ce qui

semble le plus remarquable dans cette toile, c'est la belle tenue des architectures, d'un style sobre et sévère ; mais cela suffit-il dans un tableau qui vise à l'histoire? Cette qualité partielle peut-eUe racheter la dissonnance de l'exécution de M. Sylvestre et faire oublier, comme le dit M. Paul de Saint-Victor, « sa couleur sans liaisons et sans transitions », ainsi que « la diffusion de ses lumières plâtrées et blafardes qui jettent un papillotage presque gai dans une scène où il fallait une coloration véhémente et sombre en accord avec le sujet »?

Certes l'histoire lointaine de la Grèce et de Rome peut fournir encore à nos artistes des thèmes d'études féconds pour l'imagination, et notre siècle, sans aller plus loin, nous a montré d'illustres exemples de ce que peut la peinture pour éclairer de nouvelles lumières les grandes figures du passé. Hais c'est à la condition de pénétrer, comme le fit Michelet, avec passion dans l'intimité des caractères et des époques ; c'est à la condition d'animer ces vieilles images de toute la chaleur que donnent les convictions généreuses fortifiées par l!étude des choses. Mais où sont aujourd'hui les convictions ? où est l'enthousiasme? Nos peintres lisent Tacite, ils approfondissent Suétone ; ils connaissent même Vitruve et savent comment on vivait, comment on s'habillait à Rome au temps d'Auguste. Ils peuvent restituer telle scène du théâtre ou du forum : ils ne peuvent pas représeiater un caractère. De même pour les scènes de la mythologie. Nos artistes copient éternellement les mêmes nymphes et les mêmes satyres, le cruel Eros et la tendre Ariane, cherchant seulement quelques variantes de lignes et de couleur. Quant à interpréter ces

belles légendes avec leur cœur, quant à les repenser pour y mouler leur rêves, ils ne s'en soucient guère. Ne connaissant de la mythologie que ce qu'en enseigne le Dictionnaire de la fable, ils s'en tiennent à la lettre et ne cherchent pas Pesprit philosophique, la substance de ces symboles. Il est rare que le Salon des Champs-Elysées offre quelque exception à cette triste règle. Aussi avec quel empressement la critique salue-t-elle celles qui viennent à se produire 1 Sans élever plus haut qu'il ne convenait la Mort d'Orphée, par M. Feyen-Perrin, on en a loué le style et la couleur, on y a relevé cette qualité rare si chère aux vrais maîtres, cette qualité « que M. Henner possède toujours, et dont M. Carolus Duran ne veut pas entendre parler^ », c'est-à-dire « l'enveloppe ». Outre cette toile, on a quelque peu parlé de Visménis, nymphe de Diane, par M. Landelle ; de la Minerve Poliade,ipSiT M. H. Le Roux; de Dèjanire, par M. Humbert; de V Ariane abandonnée, de M. Schutzenberger; de la Mort d'Actéon, par M. Hermann-Léon ; de VÈducation d'Achille,^dX M. Wagnez ; et puis, c'est tout. La mythologie se meurt. Quant aux œuvres qu'on pourrait appeler lyriques, celles qui, odes ou élégies de la peinture, s'enveloppent du voile de l'allégorie pour traduire quelque pensée de poète, elles sont aussi rares que généralement mal construites, peu compréhensibles ou prétentieuses. M. Glaize est un des seuls artistes qui poursuivent sous cette forme un idéal et réussissent parfois à le bien exprimer. Son tableau intitulé la Force, fera pendant à son Pilori de 1855 ; il montre chez le peintre « la même ironie

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