‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 36 sur 218 · M. Paul de Saint Victor · texte numérisé non relu

M. Paul de Saint Victor

la jeune sainte le visage convenable. Mais « Texécution est franche et copieuse, hardie et vivante* ». Certes, on ne sent point dans M. Ferrier une imagination naïve ; la foi est ce qui le préoccupe le moins, et son tableau de sainteté n'est rien moins qu'édifiant. Seulement on reconnaît une main exercée et le sentiment de la couleur au jeune peintre de Ganymède, de la Betshahèe, de la belle copie Aq Sainte Ursule d'après Garpaccio, et AonX Sainte Agwè5 est le dernier et réglementaire envoi de la villa Medicis. On n'en peut dire autant de M. Gomerre, qui a peint une Jézabel dévorée par les chiens aussi ridicule que prétentieuse avec son corps grossier, sa couleur plâtreuse, ses inoffensifs « chiens dévorants ». Pour M. Besnard, il a fait un Saint Benoît ressuscitant un enfant qui est une œuvre grave, danslaquelle M. Paul de Saint-Victor « trouve deux bonnes figures », l'enfant et le vieux moine, mais que, d'autre part. M, Paul Mantz traite assez dédaigneusement, et où M. G. Lafenestre découvre une « atmosphère lourde, sans transparence ni clarté ». Pour tâcher de n'oublier personne, nous citerons encore la Vierge évanouie au pied de la croix, de M. Weerts, que M. Gh. Clément cite avec éloge *; Jésus calmant la tempête, de M. Betsellère, la plus vaste toile du Salon, ce qui n'est pas peu dire, puisque M. Gustave Doré exposait, mais flon la plus banale, car elle promet un observateur sincère, capable de peindre des figures dramatiques ou des marines puissantes ; le Lévite d'Ephraïm, de M. Guay, où quelques morceaux ont été peints avec habileté par le jeune artiste ; V Apparition des Anges aux bergers, de

Page 1