‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 45 sur 218 · M. Eug. Véron, dans VArt · texte numérisé non relu

M. Eug. Véron, dans VArt

comme celle qui règne dans YEnfer et le Purgatoire de Dante » ; le second par l'exécution admirable des immenses rochers bretons, par la beauté du soleil couchant «qui remplit les arbres de sa lumière affaiblie » et « ajoute à l'effet grandiose de cette solitude granitique ^ » . Mais les peintres qui emploientles arbres etla verdure commedramatique décor aux scènes de l'histoire se font de plus en plus rares. Presque tous se contentent de poser leur chevalet à l'ombre d'un fourré, sur la pente d'une colline, au bord d'un ruisseau et de saisir au vol les nuages qui passent. Comme la plupart se montrent extrêmement adroits à cet exercice, il nous faudrait dresser ici une longue nomenclature si nous devions citer toutes les œuvres du Salon qui ont attiré l'attention des connaisseurs. Nous ne nous arrêterons pas non plus devant les toiles des artistes qui, appréciés à juste titre et toujours dignes des suffrages de la critique, ne font pourtant point entendre une chanson neuve et se montrent cette année dans leur attitude habituelle. Tels sont MM. Hanoteau, Gegerfelt, C. Bernier, de Bellée, Yon, Segé, Paul Colin, Vallet, Lansyer, Appian, Baudit, Lapostolet, Dameron, L. Richet, Chabry, Jacomin, « qui, en 1875, donnait de si belles espérances » ; de Groiseilliez, Guignard, Guillon, Barillot, Caillou, César de Cock, le regretté Lambinet, Langerock, Auguin, de Knyff, Grandsire, Lecomte, Watelin, Allongé, etc. Dans cette liste nous comprendrions aussi M. Harpignies, dont le Vieux noyer n'a pas été goûté de tout le monde, si l'artiste n'avait exposé en même temps le Colisèe, œuvre franche, très simple, dans laquelle

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