‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 48 sur 218 · Revue de France, 15 juin · texte numérisé non relu

Revue de France, 15 juin

LE SALGJ^Î. — GENRE. 134

M. Paul Mantz \ n'a pas encore dans la main assez dé légèreté et de grâce pour Théroïque entreprise qu'il a tentée; si beaucoup de détails dans son tableau sont habilement traités, « certaines figures ont de la raideur, et Pauteur s'est trop appliqué pour avoir dans sa touche le brio désirable. »

, A côté de M. Béraud, on pourrait ranger bon nombre de jeunes artistes qui cherchent dans tous les coins de Paris des motifs de tableaux dont ils essayent de rajeunir l'expression. par Thabileté de la mise en scène ou la singularité piquante de Tefifet. Les uns vont au restaurant et saisissent sur le vif quelques types amusants : M. Julian a réussi de cette façon à intéresser par sa spirituelle comédie, Chez DuvcU. D'autres s'aventurent dans les carrefours populeux et se contentent de croquer à la hâte l'aspect d'une boutique pittoresquemeht achalandée. M. Gœneutte a peint, avec une certaine malice et une légère pointe de caricature, une Noce qui débarqua, La compagnie, en habits de fête, vient de descendre du bateau, et le cortège s'avance sur le quai signalé de loin aux curieux par la blanche toilette de la mariée. « Le caractère des têtes est assez individuel », dit M. P. Mantz. ]La physionomie de Paris quand il pleut a le don de séduire les artistes, et le Salon présente toujours qudque me de ce gwire. S'il avait été moins à l'état d'esquisse, te Pavillon Mollim de M. Los Bios aurait obtenu un complet éloge. M. de Nittis, qui a l'habitude la palme dans ces .sortes de . peintures, n'a pas fait cette année parler beaucoup de lui. Pour nous en tenir aux tentatives,

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