‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 5 sur 218 · Le Bien ptibUc · texte numérisé non relu

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vières ayant eu la pensée d'entreprendre la décoration murale du Panthéon *, d'après de vieux plans retrouvés de Soufflot, et d'engager une série de crédits en commandes de sujets religieux à MM. Cabanel, Puvis de Chavannes, etc., ce fut assez pour déchaîner contre lui l'orage qui le renversa. Lorsque lés élections du 14 octobre 1877 eurent enfin ramené aux affaires un cabinet républicain résolu au travail et à la concorde avec M. Bardoux comme ministre des beaux-arts, quelques journaux réclamèrent la démission de M. de Ghennevières, proposant chacun leur candidat, et entreprirent contre lui une campagne inexorable. Le directeur offrit de lui-même cette démission ; mais M. Bardoux refusa de l'accepter. Enfin la discussion du budget fut une nouvelle occasion de poursuivre l'attaque commencée.

Dans son rapport sur le budget des beaux-arts pour l'exercice de 1878, l'honorable M. Tirard signalait des irrégularités de dépenses qui d'après lui auraient été commises par la direction. Ces irrégularités consistaient, disait-il, en suppléments d'appointements accordés au personnel à titre de gratification et distribués d'une façon proportionnelle, méthodique, aux employés, suivant leur grade. Sans doute, disait M. Tirard, on s'explique qu'il y ait lieu de donner des gratifications ; on peut l'excuser surtout à la direction des Beaux-Arts, où les employés ont des appointements inférieurs à la plupart des autres ministères, quoique le travail y soit considérable; mais ici on a dépassé les proportions permises. Où donc a-t-on pris l'argent? Le rapporteur examina les livres de

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