‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 54 sur 218 · Revue de France, n® du 15 jtiin · texte numérisé non relu

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vendent bien, et aussi l'imagerie d'Épinal, qui n'est pas beaucoup plus mauvaise et est infiniment plus morale.» Il faut mettre à part néanmoins quelques œuvres agréables, dues à des pinceaux délicats, et qui ont obtenu du succès. C'est d'abord les Fiançailles de M. Alex.-Louis Leloir, tableau « très distingué », dit M. Gh. Clément \ « d'une exécution très large, très fine et d'une extrême fraîcheur ». La scène se passe sous une tonnelle et les convives, avec des costumes du temps de Louis XIII, chantent gaiement en célébrant la joie des jeunes époux. Le rire circule comme les flacons, et les groupes sont disposés avec un esprit et un naturel véritablement exquis. Ces qualités dont fait toujours preuve M. L. Leloir semblent, au surplus, être un legs de famille. « La dynastie des Leloir, qui était déjà suffisamment compliquée, s'enrichit d'un nom nouveau », dit M. Paul Mantz ', qui cite avec éloge le Dernier voyage de Voltaire à Paris, de M. Maurice Leloir, élève de son père et de son frère. Cette toile met en scène l'épisode de l'entrée triomphale que fit le grand écrivain dans la capitale. L'artiste a représenté Voltaire descendant d'un carrosse, au fond d'une rue dont le premier plan est rempli par des marchands et des passants attirés par la curiosité. « C'est un ouvrage plein d'esprit, d'un aspect agréable, très vif et qui promet beaucoup», dit M. Ch. Clément. Mais on a blâmé l'artiste de n'avoir pas mis Voltaire au premier plan. (( Un tel motif méritait plus d'envergure », dit M. Paul Mantz. Parmi d'autres tableaux» intéressants et qui ont attiré l'attention, nous signalerons Chaque âge a ses

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