Revue de France, n® du 45 juin
on admire aussi l'aisance d'une facture facile, spirituelle, simple, précise sans sécheresse, souple sans laisser-aller, juste sans effort, harmonieuse sans sacrifices apparentset l'on est heureux de constater l'avènement d'un homme de talent qui était hier à peu près inconnu. »
LA SCULPTURE. — MM. Barrias, Gautherin, Hector Lemaire, Delàplanche, Eug. Guillaume, Albert-Lefeuvre, Falguière, Gustaye Doré, Paul Dubois, M"* Sarah Bernhardt, MM. Francheschi, Moreau- Vautier, etc.
Le nombre des sculptures exposées chaque année au Salon s'élève environ à six cents; il a été dépassé en 1878. Ce n'est donc pas la quantité, comme on l'a dit; qui manquait; mais l'Exposition universelle ayant absorbé l'effort des artistes les plus en renom pour la partie décorative des édifices, il n'est pas étonnant que le Salon ait été un peu moins brillant que d'habitude en œuvres sculpturales. Il serait injuste toutefois d'oublier quelques morceaux remarquables, sous le prétexte que la curiosité du public se portait ailleurs qu'au Palais de l'Industrie. Sans entrer dans les développements que le sujet comporterait, nous résumerons les appréciations portées sur les œuvres qui ont obtenu le plus de succès.
La médaille d'honneur du Salon a été attribuée à M. Barrias, qui avait exposé les Premières Funérailles, « L'œuvre est fort applaudie : eUe semble discutable, déclare M. Paul Mantz*. Adam et Eve viennent de trouver