PORTUGAL
PEorrans. — Membre du jury : le marquis de Penafiel.
— MèdaiUe de 3* dasse : Lupi. — Mention h&norabU : KeU.
Sgdlftor£. — Médaille de 3« dasse : Simoes d'Almâda.
— Mention honorable : Soares dos Reis.
« Le Portugal, dit H. Paul Lefort, parait n'avoir point été touché encore par le souffle de renouveau qui vient de transformer et de rajeunir la peinture espagnole. Ses envois au Champs de Mars sont bien peu nombreux. Gomme en 1867,M. Lupî, professeur à l'Académie de Lisbonne, expose quelques bons portraits, dont l'un, le portrait d'un Aveugle, d'une expression à la fois douloureuse et résignée, est assurément l'œuvre d'un artiste de grand talent. M. Lupi, qui peint également le paysage et le genre, nous montre une toile pittoresque, les Lavandières, d'une tonalité vigoureuse et chaude. En citant maintenant un Paysage et la Danseuse de M. Loureiro, la Cruche cassée de M. Porto et la Fête du village de M. Leonet, nous aurons fait tout ce que nous commande le désir de ne rien omettre d'intéressant, » M. Victor Gherbuliez se montre encore plus sévère ; « Le sage Portugal, dit-il, n'a exposé que dix-sept tableaux, et par malheur il ne s'est pas rattrapé sur la qualité. Ce sont pour la plupart des œuvres 4ourdes, pataudes, d'une exécution molle et paresseuse. On a dit que la langue portugaise était de l'espagnol désossé ; le Portugal a envoyé au Champ de Mars de la peinture désossée. »