BRONZES D ART, FONTES D ART, MÉTAUX REPOUSSÉS
Membres du jury. — France : V. Paillard, G. Servant, Ranvier, Durenne, Gagneau, Piat. — Autriche-Hongrie : P. Spitzer. — Belgique : Schoy. — Chine : H. Cernnschi.
— Espagne : Joaquin Togores y Fabregas. — Russie : N. Stange.
Diplômes dhonneur, équivalents à une grande médaille.
— Espagne : Manufacture d'armes de Tolède. — Russie : Manufacture du papier-monnaie. — France : Société du val d'Osne- (A. Mignon, délégué).
Grande Médaille. — France : F. Barbedienne.
MÉDAILLES d'or. — France : Blot etDrouart, Boyer fils, frères, E. Cornu (rappel), Dasson, Denière (rappel), Gonon (rappel), J. Graux et C»% H. Houdebine, [Lacarrière frères, Delatour et €•« (rappel)], J. Lefèvre, Lemaire,
Lemerle-Charpentier, LéroUe frères (rappel), G.-J. Lévy, Marnyhac, [Monduit, Gaget, Gauthier et C^], Morisot, Perrot et fils, Raingo frères (rappelj, E. Royer. — Angle^ teire : R.-W. Winfleld et G*' (rappel). — Autrich&'Hongrie : L. Bohm, HoUenbach (rappel), Mildé, Rohllch et Ponninger, G. Turbain, R.-P. Waagner, L. Wilhelm. — Belgique : Gompagnie anonyme des bronzes. — Espagne : T. Ybarzabal, P. Zuloaga. — Japon : Kôsho-Kuaïsha, Marunaka, Saito. — Rtissie : Meltzer.
L'exposition des bronzes français a été des plus remarquables. Personne n'ignore le nom de M. Barbedienne, ce roi du ])ronze, ce vulgarisateur de l'art. « Barbedîenne est aujourd'hui, dit M. L. Falize fils S une des gloires françaises ; il occupe au sommet de cet art industriel dont on a fait un mot nouveau, sinon une chose nouvelle, une place universellement enviée. Il n'est dans aucune profession, dans aucun pays, un homme qui, par les mêmes chemins, ait acquis une telle renommée. » Au milieu de son salon, un édifice de bronze, aux tons dorés, aux reflets d'émail, dressait sa silhouette terminée en de légers clochetons. Get édifice, d'une exécution parfaite, aux détails bien trouvés et bien traités, qui aurait fait un magnifique tabernacle, n'était en réalité qu'une horloge, dont le cadran, tout petit, se perdait dans l'ornement ; l'œuvre péchait en ce sens qu'elle semblait mal appropriée à sa destination. Le bronze s'y montrait travaillé avec toute la finesse de l'orfèvrerie, ainsi que dans les beaux cadres de deux grands miroirs,