‹ L'ANNÉE ARTISTIQUE (volume 2)Chapitre 97 sur 218 · Gazette des Beaux- Arts, 1*' septembre · texte numérisé non relu

Gazette des Beaux- Arts, 1*' septembre

du bronze, ici avec l'argent, là avec l'or ? Nullement. » M: L. Falize fils, dont l'opinion a beaucoup de poids en ces matières, mais qui est un peu suspect de partialité envers l'industrie du bronze qu'il pratique lui-même avec tant d'art, n'adresse pas à nos bronziers le reproche que leur fait M. Ernest Ghesnèau et dit au contraire^ : « De tous nos arts, celui du bronze a été le plus sage. Il ne s'est pas jeté follement, comme le meuble, la céramique, l'orfèvrerie et les papiers peints dans la copie servile des dessins japonais. C'est seulement à la monture des faïences, à l'ornementation des lampes et de quelques pièces du mobilier qu'on a mis cette sauce japonaise qui coule à flots dans nos autres industries. ». M. Falize n'en rend pas moins justice à l'habileté des bronziers japonais : « A ceux-ci, dit-il, le grand succès de l'année ; artistes et gens du monde ont la même passion pour les habiles ouvriers de Kanasawa et de Takoaka. »

Quant aux laques, elles sont inimitables, a De beaux cabinets aux formes simples méritent d'être cités hors pair, dit M. George Bousquet. Tantôt sur un fond noir se détache un dessin net et léger tracé par un pinceau trempé dans l'or mat ; tantôt sur un champ peau de poire s'étale un paysage avec montagnes en saijlie et fleurs en creux, où l'or du dessin va. se perdre par de savantes dégradations dans celui du fond. Des armoiries semées d'une main discrète égayent les supports verticaux et les tablettes. Des coins d'or ou d'argent ciselé encadrent les arêtes saillantes et achèvent de donner à l'ensemble un

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