LE MUSÉE DE VERSAILLES
Le séjour des Chambres dans le palais de Versailles depuis 1871 jusqu'en 1879 a été peu favorable au musée qui Y ^t installé. Peut-^tre les députés, en échange de l'hospitalité qu'ils ont si largement prise dans le château durant ces huit années, devraient-ils montrer quelque générosité reconnaissante, et réparer tout au moins le mal qu'ils 7 ont fait. Ce que l'on appelait u le musée » était devenu à peu près invisible. Seule la galerie des Batailles avait trouvé grâce devant l'envahissement parlementaire. Aujourd'hui le public est admis dans toutes les salles, et les habitudes d'autrefois ont été reprises, ce qui ne veut pas dire qu'on aurait tort de procéder à de vigoureuses réformes à travers tant de kilomètres de peintures.
Les travaux de restauration, commencés depuis plus de trois ans, ont été repris avec une activité plus grande. Après la chapelle, la cour d'honneur, puis les pièces d'eau du parc, etc.
Les œuvres nouvelles entrées en 1879 dans les galeries de Versailles qui dépendent, comme on sait, de l'administration des musées nationaux, sont en très petit nombre. Signalons d'abord, pour la sculpture : M"® Halévy, buste en marbre d'^a/ét>y ; — Houdon, les Frères Montgolfier, plôiire d'après l'original perdu, donné par M. Battaille, conservateur adjoint des musées de Versailles; — Portrait en basrelief de Jean-Baptiste Huzard, vétérinaire, don de la famille.
— Voici les peintures : Ange Tissier, Portrait (TAbd-el-Kader;
— A. de Fraguier, Portrait du général Voirol, gouverneur général de l'Algérie en 1833, donné par la baronne Voirol; — Ferd. Gormon, Portrait du roi de France Jean II, dit le Bon^ d'après une ancienne peinture, donné par le ministère des beaux-arts ; — E.-L. Ginain, la Revue du 29 juin 1871 : Tarmée de Paris défile devant l'Assemblée nationale ; acquis pour le musée de Versailles par l'administration des beauxarts.