‹ L'Année artistiqueChapitre 184 sur 352 · Jt/X" SiècU · texte numérisé non relu

Jt/X" SiècU

CoMERRE. — Le Lion amoureux. — Camille Roqueplan fit autrefois delà fable du lion amoureux une gracieuse peinture d'une transparence argentée... M. Comerrea traduit en patois rustique cette charmante fable... La scène est grossière, rudement dessinée sur de bas modèles, d'une couleur lourde et épaisse. Ou ne peut lui refuser pourtant de la rie et de la franchise, un entrain vigoureux d'attaque et d'exécution. Il y a dans M. Comerre un tempérament de peintre que l'étude dégrossira. [Paul de Saint-Victor.) — Le Lion amoureux de M. Comerre, où l'on voit des ombres sales entrer en compétition avec des blancs crayeux, est un entassement de laideurs autour d'une béte empaillée. Les chairs blafardes de la femme nue qui joue le principal rôle dans la composition sont maçonnées et crépies de la façon la plus grossière*. (Paul Mantz. )

Delpérée. — Luther a la diète de Worms. — C'est une composition dans le goût de M. Laurens, qui met en présence des cardinaux, des évoques en mitre et en chaj)e d'or, fulminant des anathèmes, et le célèbre hérétique, très calme et légèrement ironique, au milieu d'un groupe noir. Ici la violence du drame devrait être soutenue par la véhémence de l'exécution ; mais le dessin manque de virilité et la couleur d'éclat. {Fourcaud*.)

BoRÉ (Gustave). — La Mort d'Orphée. — M. Doré, dit-on, ne travaille pas pour ses compatriotes. Quel besoin éprouvet-il donc de comparaître devant eux? Si les admirateurs de son talent de peintre résident à Londres, que ne se contenle-t-il à Paris de dessiner des vignettes ^ {Ch. Timbal.) —

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