Dans le Français
Sa peinture est sa nature même, c'est à prendre ou c'est à laisser. Mais prenez-le pour ce qu'elle veut être, c'est-à-dire pour un art de décor et de grand spectacle^ vision plutôt qu'étude et imitation des scènes évoquées; vous y admirerez, comme dans ses dessins, un grand goût de composition, le maniement des masses^ l'entente des contrastes, l'imagination des attitudes et des gestes, la poésie des architectures et des sites qui encadrent les foules dont ils sont remplis. {Paul de Saint-Victor.)
DuEZ. — La Légende de saint Culhbert, triptyque. — Le grand triptyque eiposé par M. Duez est une des pages les plus considérables du Salon^ et, dans la vie de l'artiste, ce sera là un événement, comme, pour le public, c'est un étonnement et une révélation. {Jules C lare lie *. ) — M. Duez a choisi trois épisodes de la vie de saint Cuthbert pour en faire un triptyque. Dans le premier panneau, l'enfant gardeur de troupeaux s'agenouille en extase devant l'âme de son patron, flamboyant dans le ciel nocturne. Dans le second, l'homme, devenu évéque, se promenant en habits sacerdotaux dans une campagne marine, avec un jeune garçon exténué de fatigue et de faim, regarde un aigle miraculeux descendre d'enhaut, portant dans ses serres un poisson. Dans le troisième, le vieillard^ retiré des orages de la vie, labourant son petit champ, s'entretient, comme plus tard saint François, avec les oiseaux du ciel, qu'il supplie de ne pas dévorer ses grains. Les trois sujets sont des prétextes à des études naturalistes en plein air, de la plus franche vigueur. (G. Lafenestre.) — Tout en rendant hommage aux très réelles qualités de l'exécution de cette œuvre, à ce paysage original, exact, bien observé, à la belle qua-