Dans V!ndé]fendance belge
lité des coloratioDS dans la grande gamme des verts, je ne saurais saluer ici l'ayënement de l'art chrétien destiné à triompher des formules romaines, dont pourtant nous sommes tous si las. Cet effort curieux témoigne une fois de plus de la place importante que la nécessité d'en finir avec une tradition épuisée occupe dans les préoccupations des artistes jeunes, intelligents et chercheurs. {Ernest Ches^ neau^.) — Il y a dans ce tableau des qualités sérieuses, aussi bien au point de vue du sujet qu'à l'égard de l'exécution. {Ch. Clément.) — Dans son triptyque, M. Duez se révèle tout à fait paysagiste... 11 est impossible d'imaginer de plus fraîches verdures, des perspectives plus souriantes, des solitudes caressées par un rayon plus lumineux. {Paul Mantz.) — Certes, il faut reconnaître beaucoup de savoir et même de talent dans ce vaste ouvrage. Mais ce qui lui manque absolument, en dehors de la composition et de l'ordonnance, c'est l'apparence même de la foi. {Paul de Saint-Victor.) — J'imagine bien que M. Duez ne va pas s'attarder longtemps à des épisodes pieux. Il a l'esprit trop moderne et l'œil trop ouvert pour des sujets de cette sorte. Une fois en passant, pour essayer sa force, c'était acceptable; un retour ne se comprendrait pas. {Castagnary^.)
EHRBfANN. — Paris, sous les auspices de la République, convie les nations aux luttes pacifiques des arts et de [industrie. — Nous avons eu plus d'une fois l'occasion de signaler la qualité saillante du talent de M. Ehrmann ; il est l'un des très rares peintres de notre école qui sache dessiner une figure nue ou faire comprendre sa forme sous la draperie. Son savoir et son goût ne sont pas contestables, mais on
U Dans le Moniteur univerteL 2. Dans U Siècle.
pourrait lui reprocher parfois un peu de sécheresse dans Texécution et de crudité dans la couleur. Il nous semble que, cette année, ces défauts se sont beaucoup atténués. Non seulement Tensemble est d'un aspect agréable et harmonieux, mais quelques-uns des morceaux sont d'une grande souplesse, d'une grande largeur de facture et d'un joli ton. {Ch. Clément^.) — Cette composition, bien meublée d-un côté, presque vide de l'autre, est assez originale... Malheureusement, le coloris est blafard et arbitraire. (Paul Mantz,) — La peinture décorative est noblement représentée au Salon par le Pans de M. Ehrmann. L'œuvre respire le plus pur patriotisme et l'exécution est fort distinguée. {Castagnai^,)
Ferrieu (Gabriel). — Scme cPinquisiiion. — M. Ferrier, comme il l'a prouvé dans d'autres tableaux, possMeauplus vif degré le sentiment de la chair. Le mouvement du moine, fondant sur sa proie, est d'une violence saisissante, et c'est un morceau à la Ribeira que le buste nu et tourmenté du bourreau qui allonge sa torche au bas du bûcher. (Paul de Saint-Victor,) — D'un autre côté, M. G. Lafenestrelouele « beau corps pâle de renégate, en antithèse avec la cagoule sombre du moine qui la confesse ou la menace. »
Flameng (François). — L* Appel des Girondins. — Là schne représente l'intérieur de la prison de la Conciergerie. Les Girondins viennent de terminer le repas funèbre qu'ils avaient demandé de faire ensemble avant d'aller à la mort. L'appel est commencé. On voit défiler à gauche, par le sombre guichet, entre deux haies de baïonnettes et de piques^ les condamnés. Un certain nombre sont encore