NÉCROLOGIE' (DUC
sout restés 'des chefs-d'œuvre de patience et d'érudition, et qui lui valurent de la part de ses maîtres les plus vifs éloges ; en même temps que la prédiction d'un grand avenir. L'œuvre la plus importante de cette époque est la restitution qu'il donna du Cotisée pendant la dernière ânuée de son séjour dans la Ville Éternelle. Ce travail Ht sensation. Le Cotisée figura plus tard à l'Exposition universelle de 1855 et obtint une haute récompense.
Revenu à Paris en 1831, M. Duc fut aussitôt chargé d'importants travaux pour le gouvernement. C'est lui qui, avec son collègue Alavoine, érigea la colonne de Juillet, et qui, quelques années après, entreprit, avec M. Dommey, la belle restauration de la tour de l'Horloge, ainsi que la façade de la Cour de cassation. Un grand nombre de moDumeuts de Paris et de la province, notamment la cathédrale de Marseille, pour laquelle il fut collaborateur de Léon Vaudoyer, sont dus à cet homme remarquable, esprit aussi éclairé que dégagé de tout exclusivisme d'école. Ce fut après des témoignages aussi brillants de son savoir qu'il fut élu, en 1866, membje de l'Académie des beaux-arts.
Trois ans après, en 1869, M. Duc était proposé pour le prix extraordinaire de 100,000 francs fondé par Napo- JéoD III. Ses collègues, en le désignant, montrèrent l'estime qu'ils faisaient de ses talents. Kn ces dernières années, M. Duc fut complètement absorbé par la reconstruction du Palais de Justice, qui restera, avec celle de la Cour de cassation, son œuvre principale. L'achèvement de cet important monument, dont tout le monde admire la noble architecture, la belle ordonnance et la décoration pleine ' de tact, a été, nous le savons, un grand soulagement pour son auteur.
Nous parlons des mérites incontestés de l'artiste ; mais
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ce qu'il serait injuste d'oublier, ce sont les charmantes qualités de l'homme, sa modestie, la bienveillance qu'il montrait à l'égard des jeunes gens, auxquels il prodiguait les encouragements. La fondation qui porte son nom, et qui consiste en un prix accordé à tout architecte ayant exécuté un monument original et remarquable, prouTe* quelles étaient, au point de vue de l'enseignement, ses tendances et la libéralité de se? doctrines.
Dans une excellente notice biographique lue cette année à la Société des architectes, M. Paul Sédiile disait^ : (( Bien que M. Duc n'ait pas tenu atelier et qu'il n'ait pas eu d'élèves directs, l'influence de son œuvre a été si considérable qu'on peut dire le nombre de ses disciples infini. II aimait cependant la jeunesse, il la recherchait même. Il se plaisait avec elle à s'épancher, à laisser voir se3 enthousiasmes, à parler dé son art avec un amour aussi jeune. Ceux qui ont eu l'honneur et le bonheur de pouvoir jouir de son intimité bienveillante se souvieùdront des enseignements élevés qui se dégageaient de sa parole convaincue et persuasive. »
DUPRÉ (Victob), peintre français, frère du célèbre paysagiste, né eu iSUS. Il est mort le If' novembre 1879, à la suite d'uqe longue et douloiireuse maladie, sans avoir eu jamais la célébrité de son frère. Victor Dupré avait su cependant se faire un nom honorablement connu parmi les paysagistes de second ordre. Parmi ses toiles les plus appréciées, citons : Prairies dam le Berry, Environs de Saint-Jimien, Village dans l'Indre, etc. En 18/|9, il avait obtenu une médaille de troisième classe.
1. Cetto notice a été publiée dans VEncyclopédie é^architicture, puis tirée à part. (Librairie V* Moreï, in-4<> broché.)