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NÉCROLOGIE (HESSE

de Montpellier. Trois ans après, il obtenait, pour la seconde fois, une médaille pour des Ramasseurs de varech sur les côtes de Bretagne, à la mer descendante, et pour une très originale étude faite sur la place des Batîgnolles, le Temps de neige à Paris.

« Le lendemain du jour où s'effondra TErapire, a dit M. Ph. Burly *, les artistes se réunissaient et nommaient une commission pour veiller en permanence sur les trésors du Louvre. C'est à Héreau personnellement que les caisses qui contenaient le musée de Pierrefonds durent de ne point être expédiées à Tex-empereur. Après le siège, Héreau et son camaradele sculpteur Dalou conservèrent leur mandat, qui leur fut confirmé par l'Hôtel de Ville, et rendirent dçs services que le directeur actuel des musées du Louvre, M. Barbet de Jouy , a été obligé de reconnaître. Jules Héreau laisse un œuvre qui est celui d'un artiste délicat, distingué, amoureux de la nature, qu'il voyait toujours un peu en Parisien, plutôt touché que profondément ému. Il aimaitles paysages plais que coupe une route grise, avec des vaches, des troupeaux de moutons ; les falaises audessus desquelles monte l'horizon bleu foncé de l'Océan ; les hauts ciels de la Manche, rayés transversalement par une fumée de bateau à vapeur. Le musée de Rouen a de lui un excellent làbleenir la Rentrée des moutons au parc, n

Jules Héreau avait obtenu des médailles aux Salons de 1865 et de 1868.

HESSE (Alexandre), peintre français, né à Paris le 30 septembre 1806, mort le 1*' septembre 1879. Élève dé Gros, Hesse a fait un* grand nombre de tableaux historiques, parmi lesquels les Honneurs funèbres rendus au Titien.

i. Dans la République françqise du 28 juin 1879.

Cette toile, .envoyée de Venise au salon de 1833, eut un très grand retentlssemept et valut à son a\iteur une médaille de première <^dsse. Elle ût partie de la collection de Delessert et passa en Amérique à la mort du célèbre banquier. Hesse n'a jamais surpassé cet ouvrage.

Cependant, dit M. Ch. Cléments on peut dire que si Hesse n'a jamais retrouvé le succès bruyant qui accueillit les Funérailles du Titien, il n'a jamais décliné, et toutes ses peintures sont empreintes de ce savoir, de cette largeur, de cette élévation soutenue, de ces grandes qualités du peintre d'histoire que l'on remarqué dans la chapelle de Sainte-Geneviève à Saint-Séverin, dans celle de Saint- François de Sales à Saint-Sulpice, dans ses superbes pein* tures à Saint-Gervais, qui me paraissent être "son chefd'œuvre, dans son grand plafond de la Bourse de Lyon, que j'ai apprécié ici même vers 1870, au moment où cet important ouvrage allait partir pour sa destination. La carrière de Hesse s'est donc déroulée — relativement tout au moins à celle de quelques-uns de ses confrères, qui sont loin de l'égaler, — dans une obscurité relative qu'expliquent, d'une part, des qualités plus sérieuses que brillantes, de l'autre, l'horreur que cet homme de bien éprouvait pour tout ce qui sentait, même de très loin, la vanterie et la réclame. Il a pourtant beaucoup travaillé. Je ne peux pas songer à donner dans cette simple notice un catalogue de ses œuvres, mais j'indiquerai, à côté des grands travaux déjà nommés : Léonard de Vimi rendant la liberté à des oiseaux, charmant ouvrage exécuté en 1836 et qui appartient à un amateur des environs de Bouen ; HeiTri IVrap^ porté au Louvre' après Vassoissinat de Ravaillac (1837, à Tria-

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