Dans h Journal des Débats du 4 septembre
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non); la Mort du président Brisson (IS/il, au château de Chevry); Adoption, de Godefroy de Bouillon par V empereur Alexis Cojnnène {iSk2, Musée de Versailles) ; Jeune Artésienne (1844, à M. Riesener) ; Jeune Pécheur (à M"« Brisson) et Pécheurs catalans, ouvrage dont j'ignore le sort ; le Triomphe de Pisani (Musée du Luxembourg), et Femme des environs de Rome (1847) ; le Siège de Beyrouth par les Croisés (1848, musée de Versailles) ; une Fuite en Egypte, commandée par l'État, et une Procession pour le château de Chevry (1850) ; enfin, outre un grand nombre de portraits, la République et les Deux Foscarl, en 1853 ; Louis XIV signant les ordonnances constitutives de la marine, au Sénat; la Conférence d^Issyy au château de Maintenon ; des peintures murales dans l'église de Chevry, etc., etc. Le mérite de ces nombreux ouvrages fut hautement réconnu, au moins par les artistes et par les connaisseurs, et en 1867 Hesse entrait à l'Institut.
En 1874, Hesse fut chargé de peindre le côté droit du transept de Saint-Germain-des-Prés. Il consuma ses dernières forces dans ces importants travaux. La toile seule qui représente le jugement dernier est achevée. Il comptait l'envoyer au salon de 1880. Alexandre Hesse avait été nommé officier de la Légion d'honneur en 1868.
HUEBNER (Charles-Guillauhe), peintre de genre a^emand, né à Kœnigsberg le 17 juin 1814, mort à Dûsseldorf le 5 décembre 1879. Élève de Schadow et de Charles Sohn, il débuta en 1845 par des tableaux de genre qui étalèrent pour la première fois le spectacle social de la misère publique. U représenta les Tisserands de Silésie dans leur misère extrême, la douleur des émigrants, et des sujets analogues. Plus tard il cherchait des motifs moins dramatiques mais d'un genre aussi sentimental, comme les Orphelins,
le Retour du -marin, une Fille abandonnée avec son enfant à la porte d'une église (d.ans la galerie nationale de Berlin), etc.
HUNT(W.-M.), né à Brattlebôrough, dans les État^Unîs, en 182/i, étudia d'abord à Harvard-Collège, où il entra en 18/iO, vint en Europe et fut admis à l'Académie de Dûsseldorf en 18/16 comme étudiant de sculpture; mais bientôt il . abandonna Tébauchoir pour le pinceau. Ed 18/^8 il s'établit à Paris, où îl devint élève de Coulure et plus tard de Millet. En 1855 il retourna en Amérique et s'établit à Boston. Il a peint principalement des portraits et des paysages, mais aussi un petit nombre de sujets, tels que la Marguerite, le Tambour, le Rappel. Il a aussi exécuté deux grandes peintures murales dans la salle d'assemblée au Capitole, à Albany. Il est auteur d'un assez bon livre intitulé Falks ori Art. Les Américains considèrent avec raison M. Hunt comme un des grands promoteurs du développement des arts dans leur pays. Semblable à la plupart -des peintres des États-Unis, il eut plus le sentiment de la couleur que celui de la forme, mais il fuf jusqu'à la un passionné pour la vérité et chercha toujours avec une conscience scrupuleuse à exprimer la nature. Il est mort dans des circo Distances assez mystérieuses qui ont fait croire à un suicide. Un jour du mois de septembre, on trouva son corps près d'une mare, et l'on supposa qu'il s'était volontairement noyé, sans que rien puisse confirmer cette hypothèse.
ITTENBAGH (François), peintre d'histoire. al leniand, né à Kœnigswinter le 18 avril 1813, mort à Dûsseldorf le 1" décembre 1879. Élève de Guillaume Schadow, il cultiva pendant toute sa vie la peinture religieuse. Plus de vingt églises et chapelles ont été ornées par lui de fresques et de
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tableaux d'autel. Son talent était plus lyrique que dramatique, et c'est pourquoi il a représenté avec prédilection la
Sainte Famille, la Vierge avec Venfant, le Christ en croix, lés Apôtres et les Êvangélistes. La Galerie nationale à Berlin possède un de ses» meilleurs tableaux, la Sainte Famille en Egypte,
JEENS (Charles-Henry), graveur anglais, mort au mois d'octobre 1879. C'était un très habile graveur; il a produit une multitude d'œuvres qu'il serait trop long d'énumérer et qui toutes témoignent d'un remarquable talents II travailla jusqu'au jour où sa main n'eut plus la force de soutenir le burin.
KURZBAUER (Edouard), peintre autrichien, mort à Munich, le 13 janvier 1879. Né à Vienne, le 2 mars 18û0, Kurzbauer entrait à l'âge de seize ans dans un grand atelier lithographique et faisait plus tard ses études à l'Académie des bèaux-arts de Vienne. En \S6k, il quittait Vienne pour s'installer à Munich, où il passait trois années dans la plus grande misère, car les tableaux du jeune peintre inconnu et sans ressources ne trouvaient guère d'acheteurs. En 1867, il excitait Tattention du peintre Piloty, directeur del'Academie des beaux-arts de Munich, et entrait dans une école où il trouvait un compatriote des plus sympathiques, Defregger. Le preaùer grand tableau que Kurzbauer a peint après avoir quitté l'école de Piloty, les Fugitifs amoureux rattrapés, eut un succès énorme ; il se trouve aujourd'hui au musée impérial du Belvédère et a été gravé par Ponnenleiser pour la Société de gravure de Vienne. Une vingtaine de tableaux de genre qui suivirent ce chef-d'œuvre du jeune artiste augmentaient sa réputation et son bien-être; malheureusement, une maladie pernicieuse qu'il avait attrapée à
Venise mettait un terme prématuré à sa brillante carrière d'artiste et à sa paisible vie de famille. Kurzbauer empruntait ses sujets à la vie de petits bourgeois et paysans en Allemagne, notamment en Souabe et en Tyrol, et, malgré la simplicité des faits qu'ils représentent, ses tableaux sont très attrayants à cause du profond sentiment qui les remplit. Kurzbauer était chevalier de Tordre • de FrançoiV Joseph.
LADBROKE (Jean-Bernày), paysagiste anglais, né le 31 octobre 1803, mort le 11 juillet 1879. Il était ûls de Robert Ladbroke, peintre et maître de dessin à Norwich. Après avoir reçu ses premières leçons de peinture de son père, il devint l'élève de son oncle, Jean Grome. Il acquit bientôt une assez grande renommée. Le baron Rothschild acheta un de ses tableaux, à Paris, pour 13,750 francs. Il excellait dans la représentation des sites de pays boisés.
LAFOSiSE, peintre français, né en 1825, mort le 5 février 1879. Élève de Gros, il ne fit guère en t>einture que des portraits. Mais c'est surtout comme lithographe qu'il montra UB remarquable talent et obtint ses meilleur? succès. Il est, en grande partie, l'auteur de la très nombreuse collection de bustes publiée sous le titre de Panthéon contemporain. Les plus remarquables de ses dernières œuvres sont les portraits de MM. Thiers, MacrMahon, Gambetta, J. Grévy.
LANDSEER (Charles), peintre anglais, né le 12 août 1799, mort le 22 juillet 1879. Il était le second fils de Jean Landseer. II entra comme étudiant à TAcadémio royale en 1816 et devint ensuite élève de B.-R. Haydon. Le premier tableau par lequel il commepça sa carrière artistique fut k Pillage du château de Basing, qui se trouve
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maintenant à la Galerie nationale. En 1837, il exposa diverses œuvres, entre autres îa Bataille de Langside, En 18Z|5, il fut élu membre de rAcadémie royale et exposa à cette époque une peinture intitulée la Veille de la bataille d'EdgehilL Depuis lors, il a exposé chaque année à l'Académie royale; ses sujets favoris se rapportaient soit au temps d'Olivier Cromwell, soit aux romans de sir Walter Scott. Quoiqu'il fût inférieur en talent à son illustre frère, sir Edwin Landseer, dont la réputation favorisa la sienne propre, ses tableaux ne manquent pas de charme et d'intérêt. Il a laissé la majeure partie de sa fortune pour fonder des bourses à l'Académie, et pour l'éducation des orphelins, enfants d^artistes.
LEE (M. FRÊDéRic-R.), peintre anglais, né à Barnstaple en 1798 et mort au cap de Bonne-Espérance le h juin 1879. Après avoir servi dans l'armée, il se dévoua à la peinture et fut élu membre de l'Académie royale en 1838. Quoiqu'il ne méritât jamais d'être compté parmi les grands paysagistes, ses tableaux sont des copies fidèles de paysages anglais. Plus tard il essaya de représenter des marines, mais ses efforts n'eurent pas grand succès. Il cessa d'exposer en 1870 ; il y a quatre dé ses œuvres à la Galerie nationale et trois au musée de South-Kensington.
LERAY (Prcdent-Louis), peintre français, né à Couëron (Loire-Inférieure) en 1832, mort le 25 mai 1879. H était fils du célèbre médecin nantais qui se distingua pendant le choléra de 18d2. Au sortir de l'École des beaux-arts, il passa par l'atelier de Paul Delaroche et exposa pour la première fois en 18/18. Il avait copié au Salon de 1879 deux tableaux : le Haut du pavé et le Départ de la diligence. Il D^obtint jamais de récompense officielle.
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LOTZ (Guillaume), écrivain d'art allemand, prqfessear d'architecture à l'Académie des beaux-arts de Dûsseldorf, né en 1830, mort le 27 juillet 1879. Il est l'auteur d'une a statistique de l'art allemand {Statistik der deutschm Kunst), ouvrage de grands mérites.
MARCELLO. Voy. Colonna de [Castiglione (duchesse de).
MÈNE (Pierre- Jules), sculpteur français, né à Paris en 1810, mort 'le 20 mai 1879. Bien que les dictionnaires fassent de cet artiste un élève de Compaire, la vérité est qu'il ne travailla guère qu'eu suivant son amour de la nature pour le genre spécial qu'il adopta, la sculpture d'animaux. De simple ouvrier tourneur en cuivre, il s'éleva à la profession de statuaire par la force de sa volonté; Danlan le représentait en caricature hérissé d'os d'animaux sortant de toutes ses poches; c'était la vérité, et toutes ses œuvres portent l'empreinte d'une étude continuelle et approfondie de la forme.
. Depuis 1838, où, pour la première fois, il exposait un groupe en bronze : Chien et Renard, Mène ne s'était pour
ainsi dire point désintéressé des expositions annuelles. Eo consultant les livrets, son nom revient constamment, si ce n'est aux Salons de 1839, 18^7 et 1875, les seuls, en quarante et un ans, où il n'exposa pas ; ses envois sont des plus variés et donnent une idée exacte de la souplesse de soo talent. A une époque où l'on ne limitait pas le nombre des ouvrages qu'un artiste pouvait présenter. Mène exposait jusqu'à six modèles différents. En 1848, il ol^tint une médaille de 2^ classe; il y avait dix ans déjà qu'il exposait et jouissait d'une réputation incontestable; il avait exposé cette année-là trois groupes en cire : une Chasse à la perdrix, une Chasse au sanglier, une Renarde et ses petits; en