‹ L'Année artistiqueChapitre 256 sur 352 · NÉCROLOGIE (MÈNE · texte numérisé non relu

NÉCROLOGIE (MÈNE

bronze : Bélier,eX deux Levrettes, groupe en plâtre. En 1852, deux groupes en cire : Chevaux arabes. Chevreuil et Hèran, nature morte, et un bronze : Chien et Gibier, lui valaient une médaille de 1'* classe. A l'Exposition universelle de 1855, il obtenait une médaille de 3* classe avec VHallali sur pied, des Chiens teniers et les Chevaux arabes du Salon de 1852. En 1861, Mène exposait : la Prise du Renard (cire); un Chevreuil (bronze); Lièvre et Paissans, nature morte (plâtre), qui lui valaient un rappel de médaille de 1" classe et la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Depuis, malgré les œuvres nombreuses et toujours remarquables qu'il exposait chaque année, malgré le succès qu'il obtenait dans le public aux Expositions universelles de 1867 et de 1878, Mène ne fut plus l'objet d'aucune distinction nouvelle, a S'il avait fait des animaux politiques, disait Préault, Mène serait aujourd'hui sénateur. » Une seule de ses œuvres a été achetée par l'administration pour le musée du Luxembourg, son Veneur à cheval.

Dans l'article nécrologique très complet que M. Emile Gardon ^ a consacré à cet artiste, nous lisons :

(c Dans le monde du sport. Mène jouissait d'une grande popularité ; personne mieux que lui n'a reproduit les vainqueurs des courses, les épisodes de chasse, les hôtes des chenils, le gibier à poil et à plume...

(( Les fauves ne le tentaient point, n'ayant pu les étudier dans leur milieu vrai, en pleine liberté, à la lumière du jour, sans entrave ; derrière les barreaux de fer d'une ménagerie, les bétes féroces perdent leur caractère et leur beauté. L'étude de la nature seule l'amenait â la vérité, qui était l'objet de ses recherches constantes ; aussi son œuvre tout entière brille par la vérité et l'exactitude. »

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