Dans le Soleil du 22 mai
Qui ne se rappelle de Mène ces deux fines leyrettes en arrêt, ce cheyal hennissant près d'une haie, ce chien d'arrêt qui flaire une perdrix, la belle chasse au cerf, le chien-braque le nez au.vent , cette jument et son poulain , le valet de chiens à cheval, la chasse au sanglier, etc., etc., toutes œuvres d'une fidélité, d'une finesse d'exécution, d'un intérêt irrésistible ? Parmi les plus belles cires de cet artiste distingué, citons encore : la Curée, la Harde, le Fauconnier, le Picador, dont tous les grands marchands de bronze ont exposé des reproductions. Mène a laissé une fille mariée à M. Auguste Gain, statuaire bien connu aussi, avec lequel il vécut côte à côte, travaillant pour ainsi dire dans le même atelier.
MEYËRHEIM (Fréoéric-Édouârd), peintre de genre allemand, né à Dantzig 1% 8 janvier 1808, mort à Berlin le 18 janvier 1879. Son père, simple décorateur, l'initia dans les mystères de Tart, qu'il étudia plus tard sérieusement à l'école des beaux-arts de sa ville natale, puis à l'Académie de Berlin. Avec l'architecte Strack, qui devint plus tard l'auteur de la Galerie nationale de Berlin,, il entreprit un voyage par la province de Brandebourg, dont il dessina les anciens édifices, églises et monastères du moyen âge. En même temps, il étudia la vie des paysans et commença à animer ses architectures de quelques figures saisies sur le vif. Delà se datent les origines d'une^nouvelle peinture de genre qui s'opposa au goût favorisé par l'École de Dûsseldorf qui négligea absolument la vie moderne et qui tira ses motifs da moyen âge et tout au plus des temps de la Renaissance. Ce fut la vie des paysans allemands qui devint pour Meyerheim l'objet exclusif de son art, et il ne se lassa jamais de dépeindre les petites joies et les souffrances des campagnards,