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qu'il avait introduits le premier dans la peinture allemande. Ses petits tableaux, dessinés et coloriés très finement, trouvèrent bientôt des amateurs qui savaient apprécier la vérité et rhumeur aimable de ces scènes de famille bieç obseryées«La Galerie nationale possède un des tableaux qui ont ' valu à Meyerheim ses premiers succès : une Fête de paysans de Westphalie en l'honneur du - roi des tireurs. Meyerheim réussit surtout à représenter les enfants jouant naïvement entre eux et avec les animaux domestiques. Il est le fondateur d'une école de peintres de genre qui ont constitué plus tard la gloire et qui sont encore maintenant l'honneur de cette branche de peinture en Allemagne. Les dernières années de Meyerheim furent troublées par une maladie mentale, qui le quitta d'abord deux ans avant sa mort, mais qui le reprit après pour mettre fin à ses jours. Ses deux fils, Paul et François, sont des peintres de haute réputation, surtout Paul, qui excelle comme peintre d'animaux.
MILLET (Eugène), architecte français, né vers 1819, mort en 1879. Il était inspecteur général des édifices diocésains et s'était signalé par plusieurs travaux remarquables. Il avait notamment présidé avec talent à la restauration des superbes cathédrales de Reims et de Moulins. En dernier lieu, il était architecte du château de Saint-Germain. M. Eugène Mill§t était officier de la Légion d'honneur.
MONTAGNE (Marius), sculpteur français, né vers 1828, mort à Toulon, sa ville natale, en janvier 1879. Ancien élève de Rude, il laisse plusieurs œuvres estimées, entre autres la Jeune Mhre et Mercure se préparant à trancher la tête d'Argus. Le marbre de ce dernier a été acheté par l'État. Sa dernière composition, Abel suppliant, statue plâtre, a été
exposée; la direction des beaax-arts a donné le bloc de marbre qui devait servir à l'exécution de cette statue.
Montagne avait obtenu une médaille aux Salons de 1867 et 1869. .
PESCHEL (Charles), peintre d'histoire allemand, ^né à Dresde le 31 mars 1798, mort le 3 juillet 1879. Élève de TAcadémie de Dresde, il partit en 1825 pour l'Italie, où il s'attacha, pendant un séjour à Rome, surtout à Vert, Schuorr et Overbeck. En outre, Raphaël devint l'idéal auquel il voua toute sa vie. Retourné dans sa patrie, il s'adonna exclusivement à la peinture religieuse. II a exécuté un grand nombre de tableaux d'autel pour les églises saxonnes et plusieurs fresques dans des maisous privées, ainsi qu'au palais royal de Dresde. Nommé professeur à l'Académie des arts de cette ville, il conserva cet emploi jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant une période de quarante ans.
FINI (Carlo), écrivain d'art italien, mort en avril 1879. Il était conservateur de la collection de dessins et de gravures du Musée des offices de Sienne. Entre autres savantes publications qui lui sont dues, il faut signaler, outre les éclaircissements et notes à l'édition dé Vasari, publiée par Le Monnier, une collection dé fac-similés photographiques de l'écriture des artistes italiens du xiv' au xvii* siècle, sous le titre de : la Scrittura di artisH italiani, publication terminée en 1876 et qui ne contient pas moins de 300 planches.
POELAERT (Joseph), architecte belge, né en 1816, mort en 1879. On lui doit, entre autres, l'église de Laeken, la Bourse, la Colonne du Congrès et l'église de Sainte-Cathe-
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rine. Il était officier de Tordre de Léopold et chevalier de la Légion d'honneur.
POOLE (Paul-Falconer), peintre anglais, né en 1806 et mort le 22 septembre 1879, avait commencé à exposer ses œuvres à l'Académie royale en 1830. Ses tableaux ont toujours été mélodramatiques, et souvent, en voulant atteindre au sublime, il est tombé dans le ridicule. Il fut élu académicien en 1861. Parmi ses tableaux les plus importants, on peut citer : le Départ de l' Émigré, la Destruction de Pompèi, un Lion dans le chemin, les Goths en Italie, Heimann et Dorothée, Marguerite à son rouet, Artète découvert par Robert le Diable, Scèms de la Tempête de Shakspeare, la Rencontre dObéron et de Titania. Cette année-ci, il exposa un tableau intitulé Imogen devant la caverne de Bélisaire.
PRÉAULT (Auguste), sculpteur français, né à Paris le 8 octobre 1809, mort lé 12 janvier 1879. Il était fils d'artisan et fut d'abord destiné au commerce, puis placé à seize ans chez un sculpteur d'ornements, et enfin chez David d'Angers. Il laisse une réputation plus ou moins contestée comme habile sculpteur, mais un renom incontestable d'homme d'esprit. De 1830 à 1848, Préault ne manqua pas de se faire refuser religieusement à chaque Salon en présentant quelque composition, bas-relief ou statue, qui effarouchait le jury par la hardiesse du mouvement et l'énergie inaccoutumée et tourmentée de la forme. En 1833, cependant, il avait eu à l'exposition la Famine et Qilbert mourant à rhôpital, bas-reliefs ; mais, à partir de ce moment, il resta quinze ans sans avoir une seule œuvre admise.
(( Auguste Préault, a dit M. Ph. Burty, a été un illustre parmi les romantiques. Jusqu'au jour de sa mort il est resté lui. Il était plein de curiosité, plein de sympathie pour
l'effort plus récent, pour ce retour franc à un naturalisme gui nous a donné des sculpteurs amis de la désinvolture et de la science aimable, tels que les Dubois et les Mercié. Mais il est resté fidèle, dans un monde renouvelé, à Tidéal de sa jeunesse et à la conviction de son âge mûr. C'est ce dont il faut le louer. Dès son premier Salon, au sortir de l'atelier de David d'Angers, il excita la rumeur. Son groupe de la Misère, dont une admirable lithographie de Célestin Nanteuil nous a transmis l'image, effraya par la hardiesse du sentiment (1833). Son Christ, sculpté en bois, qui est aujourd'hui, croyons-nous, caché dans l'obscurité d'une chapelle des saints Gervais et Protais, fut jugé vulgaire, et était loin cependant du Christ, si acclamé, de H. Bounat. Il lui valut la haine implacable des jurys, et ce ne fut qu'en 1848 qu'Auguste Préault put tenter de reprendre langue avec la foule. Mais celle-ci était mise en garde contre lui par les critiques de la grande presse, et jamais le malentendu ne cessa complètement. Sa Clémence^ Isaure (1848), actuellement dans le jardin du Luxembourg, avait, 11 faut l'avouer, des grâces bien alanguies. Mais, en revanche, que d'originalité et que de tendresse dans cette Ophélie qui flottait, renversée et cambrée, au milieu des fleurs d'un ruisseau ! La sculpture, cet art rigide et impérieux, n'acceptait pas toujours ce que sa main fiévreuse avait confié à la terre molle. Son Gaulois caressant un cheval, qui complète un des angles du pont d'Iéna, semble empêtré encore dans les boues préhistoriques. Il eut à ce propos un mot étonnant. Un jour, Préault voit ce qu'il appelait des <( bourgeois » arrêtés devant ce groupe. U s'approche et leur dit au moment où le rire s'épanouissait sur leurs joues : « Oui, oui, je sais» le Gaulois est trop court, trop court d'une longueur de parapluie.» En revanche,