SOUDAN
AFRIQUE
Les régiôns sahariennes ont continué, en 1906, d’être l’objet d’actives reconnaissances et de nombreux travaux. Grâce aux matériaux géographiques accumulés par ces explorations récentes, la cartographie de ces contrées désertiques, demeurée jusqu'à ces derniers temps si vague et si flottante, a pu être renouvelée presque entièrement et l'esquisse au 3 511110050 du Sahara Centra], que nous donnons ci-contre, montrera les progrès réalisés*
M. üliudeau, Je très distingué géologue-explorateur de ces régions, dont nous avons déjà mentionné les travaux l'a nuée dernière, a bien voulu rédige i pour Y Année cartographique l'historique des découvertes effectuées en ces dernières années et nous donner un tableau succinct, mais complet, de l’état actuel de nos connaissances sur ces immenses étendues restées si longtemps mystérieuses.
bisons seulement ici que le dessin de notre carte est appuyé sur les positions astronomiques déterminées par M. Yillalte en janvier-septembre 1004 (carte de üuargla au Tidikelt et à l'Adrardes Ifoghas in Lu Géographie, 15 octobre 11*05) et sur les levés et renseignements de M. Chudeau. Entre ces points, nous avons encadré le tracé de la très intéressante carte du Sahara Algérien au 1/2 500 060 dressée par ordre du Gouverneur général de l'Algérie en 1007*
Profitons de Y occasion qui nous est offerte pour rectifier une lacune qui s'étàit produite dans la reproduction du dessin de la carte du Sahara contenue an quinzième fascicule (1904) de ['Année cartographique. Cet oubli pouvait avoir pour conséquence de faire croire que l'Oued Messaotid coulait du Sud au Nord, alors que nul if ignore que, naissant dans;les contreforts méridionaux de l'Atlas, l’Oued Saoura se dirige vers le sud, puis, sous le nom de Messaoud, vers le sud-ouest où, suivant Y hypothèse émise parM. Gautier, il devait très vraisemblablement se perdre auIrefois dans la dépression lacustre de Taodéni (voir texte Ann . cartographique, 11105).
Mans le Sahàra oriental, il faut mentionner la belle traversée exécutée par M, H. Vischer, résident anglais à Kouka, qui a gagné son poste, en par Lan I. de Tripoli, avec une troupe de pèlerins nigériens retour de La Mecque* L'ilinéraïre levé par M, Vischer de juillet à décembre 1906 suit à peu près l'ancienne route des caravanes arabes do Tripoli à Kans.
MAROC
Au Maroc, la mission Dyé (v* Ànn r cartogr ., 1905) a poursuivi, en 1906, ses travaux hydrographiques le long de la cote Atlantique, Il résulte des etiules effectuées par la mission, que toute la côte marocaine doit être reportée vers l’ouest, de 6 à 7 kilomètres plus loin quelle n’est figurée sur les cartes marines : 7 kilomètres pour Casablanca, 0 kilomètres sur le secteur de côte deMazagan à Sali et à Mogador, Ce fait, déjà connu depuis longtemps des commandants des paquebots qui fréquentent les parages des côtes occidentales de l'Afrique, expliquerait la fréquence des naufrages dans cosniers dénuées de phares, où les hauts fonds s’étendent souvent à une grande distance du rivage.
Un levé du cours inférieur du Sebnu a égal émeut été exécuté par les membres de la mission à la lin de 1005*
En vertu de notre droit do.poursuite, deux raids ont été dirigés dans la région orientale du Maroc, le premier par le général Lyautey qui a pénétré chez les Beni-Giiil jusqu’à Matarka sur l'oued Gharef et l'autre par le capitaine Descoins qui, de Colomb, a poussé jusqu’aux confins du Tafilelt. Nul doute que ces hardies reconnaissances ne profitent largéraenl à la cartographie si peu connue encore de ces régions.