ARGENTINE
l u des noms les plus fréquemment cités, lorsqu'on étudie l’exploration du Sud-Amérique, est celui dé l'ingénieur suédois Gunardo Lange, à qui l’on doit déjà de nombreuses publications sur les différentes parties de p Argentine, C'est au rio Nogro et à scs affluents que JL G* Lange a récemment consacré ses efforts. Des levés, intéressant particulièrement le régime de ce fleuve argentin, ont été publiés dans une étude hydrométrique tlioNegvoy ans affluenies du Ministère de l'Agriculture de Buenos Aires. Outre ces cartes de détail, dont les plus intéressantes sont celles des huit lacs principaux qui se déversent dans le rio Limay, branche mère du rio Negro* l'ouvrage de l'ingénieur suédois est accompagné d'une carte générale du bassin des ri os Negro et Colorado,
PÉROU
Au Pérou, pendant l’année 1907, les publications ont continué h nous révéler de nouveaux détails sur la configuration physique du versant oriental, qui est celui que les Péruviens, dans un but commercial bien déterminé, explorent actuellement avec le plus d'assiduité.
Le docteur G. Larrabirre i Gorrea, dans une notice à la fois historique et géographique consacrée aux fleuves de l'Orient péruvien (Lima, 1907), a publié une très intéressante carte qui permet de mesurer le chemin parcouru depuis quelques années par l'exploration, dans ces domaines immenses du bassin amazonien, hier encore presque absolument inconnus*
D'autres cartes encore témoignent très heureusement de l'intérêt qu’on attache au Pérou, aux débouchés naturels de toute sorte vers l’Amazone, et* par conséquent, vers l'Atlantique. C'est dans le Bulletin
de la Société de géographie de Lima, organe des plus actifs et des plus intéressants, qu'on trouve les articles et les cartes consacrés à la découverte des seuils et des passages donnant accès vers Le versant ama-
^Tous signalerons en particulier la relation du voyage de M. Luis Eobledü entre le haut Pur us et le rio de Picdras ou Tacuatimanù et entre ce dernier et le Shepagua, affluent de rUruhamba. La carte de jl. Luis Bohledo (El Ürubamba tj cl Madré de Bios, au t/l ü£lfl 000") représente cette zone typique des seuils ou varaderos qui permettent de passer p[ us ou moins aisément de l'uu à l'autre de ces bassins*
L'expédition d’Enrique Llosa est également à retenir. Réunir le bassin peuple d'LI Cuzco au Madré de Dios, tel fut le but de cette expédition. Pour cela, plusieurs voies ont été examinées et explorées avec attention. L une, de Urcos sur le rio Vilcanola on liant Urubamba, aboutit ;’i Marrapata sur le cours d'eau de ce nom, puis h Pu.erLo TahuanLisuyo, sur le Madré de Bios, eu suivant le cours du rio ha rené ou Colorado*
La seconde, de Tirapala, sur la ligne du chemin de fer Malien do- Sicuani, liasse par les bassins du rio de Pucarâ et du haut rnambari, descend le rio Tâiiara par Puerto Candamo, puis le rio troisième enfin partirait de Cuzco, puis de Paucartambo, le rio Coshipata, un des affluents du rio Pilcopata ou Bios, après avoir franchi le col de Très Grâces*
Une carte au 1/1 500 000" [Mapa de las vins nacionales entre el Paeijtvo tf et Madré de Dios) accompagne le compte rendu du récit de M. Llosa.
firiiee à toutes ces cartes péruviennes, nous avons pu mettre sous les veux du publie qui s'intéresse an mouvement cartographique un ensemble de cette grande région, maintenant bien débrouillée même dans beaucoup de ses détails hydrographiques*
Marrapata, Une pour descendre haut Madré de
Dans l'extrême nord péruvien, des officiers se sont consacrés au relevé exact du cours de tous les grands cours d'eau et d’un certain nombre de tributaires intermédiaires de la vaste province de Logeto, à l'instigation du colonel Pedro Portillo, préfet de ce département De cette série d'études, sont actuellement sortis des tracés nouveaux des nos Napo et Putuniayo que le Bulletin de la Société de géographie de Lima a publiés à l'échelle du t/l OIM) 000'.
Dans cette abondante publication, nous trouvons encore en 1907,1a carte de la section de l'Amazone comprise entre Iquitos el Ma naos. On sait combien le tracé des rives de cette puissante artère fluviale est variable. Selon les saisons, ses innombrables bras et canaux, scs dérivations latérales, encombrées de végétations et de lianes de toutes sortes se portent tantôt dans une direction,Jantôt dans une autre, et, par suite, le chenal navigable subit lui-même des déplacements, à peu près continuels.
C'est ce qui justifie la nouvelle étude hydrographique du fleuve publiée également sous la direction du colonel Portillo a l'échelle du 1/590 000*.
On le voit, la contribution du Pérou au progrès cartographique du Sud-Amérique est des plus importantes.