‹ L'Année cartographique (volume 3)Chapitre 95 sur 115 · BOLIVIE · texte numérisé non relu

BOLIVIE

ïléis le remaniement incessant de la physionomie topographique de ces immenses régions ne cessera de se faire, tant que des levés réguliers ne pourront pas être entrepris. Les explorations du major P* H. Fawcett en sont une nouvelle preuve* La mission de cet explorateur consistait à lever exactement la frontière arrêtée entre le Brésil et la Bolivie par le traité de 1903* Le major Fawcelt est l'ingénieur représentant le gouvernement bolivien. Par occultations, i! a fixé plusieurs points entre le Béni et PÀquiry et constaté ainsi de nombreuses erreurs sur les cartes actuelles. Le contraire serait fait pour surprend re* Le rio Ortou et le Tawa-matm (Tahumano) notamment seront à reporter dis 10 à 15 milles vers le nord. M* Faweelt a levé ces cours d'eau, ainsi que le Béni, dans la partie où ce fleuve constitue la frontière internationale. Dans son numéro de mai 1907, le Geographical Journal , qui nous donne ces informations, mentionne en même temps quelques coordonnées géographiques acquises au cours de cette exploration géodésiqne*

L'exploration du rio Àquiry qui a duré deux mois a été pour le major particulièrement laborieuse, les sinuosités incessamment changeantes sont telles qu’il conclut qu'un levé précis de ce coins d'eau n'aurait pas. d'exactitude ni d'utilité au delà de quelques années. Dans la partie supérieure de son cours, F Aquiry change complètement de régime et devient fréquemment embarrassé de rapides. Le rio Yavarija, le tributaire le plus important de PAquiry, au-dessiis do Bahia, a été également exploré-

La carte de Cteuulless, conclut l'explorateur au sujet de PAquiry, est aujourd'hui modifiée en beaucoup d'endroits.

Ici munie a été publié, il y a deux ans, le relevé des itinéraires appuyés sur d'excellentes positions astronomiques de notre compatriote, l'ingénieur J. -B, Vaudry * 1 . Son zèle ne s'est paq ralenti, et à son dernier passage en France, nous avons eu le privilège de recevoir de ses mains une réduction manuscrite au 1/590 000" de ses nouvelles explorations à travers les provinces boliviennes de Chiquitos de Yelasco, itinéraires également appuyés sur des coordonnées géographiques, grâce auxquelles M, Vaudry qui est, comme on le sait, ingénieur de la commission bolivienne de limites avec le Brésil, a construit une carte d'ensemble do ht zone orientale de la Bolivie. Sur celte carte a été portée la frontière bolivienne telle qu'elle a été rectifiée par les travaux des membres de la Commission dont il fait partie.

Ce nouveau travail, qui rentre absolument dans le programme de notre publication sur le progrès de la cartographie,sera suivi, nous l'espérons, d'autres cartes, car nul doute qu'à cette heure, M* Vaudry ne soit en train de reprendre, avec son assiduité coutumière, des ‘opérations sur le terrain.

Nous devons signaler, d'autre part, l'excellente étude que M* .1.-1 L Vaudry a publiée dans les Annoicw de Géographie sur hi géographie physique et économique des provinces qu'il a parcourues*.

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