I. A nnée cartographique, seizième .innée
l à. fUt us l'Orient bolivien, nu les sur les provinces de Qiîàinlos et de Vcla&co. — Annales de Géo{/raphie, n* 91, dîx-seplième année, 15 janvier 1908, A. Colin, Paris.
ASIE
OEUVRE TOPOGRAPHIQUE DE LA COMMISSION FRANÇAISE DE DÉLIMITATION ENTRE L'INDO-CHINE ET LE SIAM
La Commision de délirai tajtion des frontières cuire I Indo-Chiné el le Siam fut constituée en décembre 1904 a la suite dit Irailé du mois de février de la mémo année.
Sous la présidence du colonel Peinard» de Ifaikîllcrie coloniale, clic comprenait au début les capitaines Tixier et de Batz, le capitaine cambodgien Uum, le docteur Brongues et F ad mini Orateur Bessères. Ces deux derniers sont morts dans les rapides du Mékong, le en pii ai ne de Bal z fut rapatrié pour cause do maladie au courant de la mission, qui fut complétée par les capitaines Sée et Kerler, les lieutenants Tournyol du Clos, Dessemoud el Coppey, le docteur Bernard, Ladininistrâleur Breucq et M. Petit Huguenin, de la légation de France à Bangkok*
l a mission a opéré pendant trois campagnes : décembre 1904-mai 1905, août iü05-mai 1900, décembre 190ü-mars 1907* En plus du traité du 25 mars 1907 rendant à la France Angkor et Battambaug avec plus de 500 0111) habitants, elle rapporta des levés de toute ta frontière* Ces levés ont elé publies an 1/200 LOU eu II feuilles, 5 pour le Louang-Prabang, 0 pour la région de Krat à Pnkmoirn.
La Commission s'est trouvée en présence d'un pays frontière plus habité qu'il ne l’est d’ordinaire dans ces genres d'opérations. Il fallait donc au point de vue géographique une assez grande pr écision*
Pour rétablissement du canevas de cette carte, le capitaine Tixîer, chargé de celle partie du travail, a employé la géodésie toutes les fois que le temps et les circonstances le lui ont permis. En dehors de la géodésie il a lait des latitudes reliées entre elles par des azîmuls astronomiques donnant aux lougiludes une précision équivalente à celle des latitudes, bans la'seule région de l)an-$aï où la brume solaire intense empêchait toute visibiliie ou s'est contenté d’encadrer les levés des topographes par des latitudes, les résu il aïs ainsi obtenus élif&t supérieurs pour les longitudes à ceux qu'auraient pu donner les montres et surtout les longitudes absolues.
Gomme longitudes de départ ou a pris pour le Lérâang-Prabang celle du Phou-Pha-Niang, relié géodésiquemeiit par Mac-Carthy à la tria iigu Laiton du Survey of India; pour le Cambodge celle du Phou-Kao., signal de premier ordre du service géographique de l‘ lu do-Chine.
Les topographes ont opéré soit a la planchette et à l'alidade holométrïque partout ou 3e terrain l’a permis, soit par des itinéraires nombreux se recoupant cuire eux et s’appuyant sur les points du canevas dans la région cambodgienne où l'immense plaine uniformément plate el boisée ne perineltait aucune vue.
Les régions levées par la Commission de délimitation étaient à peu près inconnues,
Mans le Lmiang-Frabang, de Xieng-Kbong à Muong-Lom, les levés de la Commission lions donnent toute la région compile énLre le Mékong et la Mé-Nam-Nan. Nous n'avinns dans celte partie de lluda-Ch me que quatre itinéraires de la mission Pavie : de Kan au Mékong au Nord et a FEst, d'Oularadit à Pak-Lay et un dans la région de Ken-Tao.
Tonie celle région esl couverte d'une série dé chaînes par allèles se dirigeant du S. S. 0. au N, N. E» qui semblent le prolongement des chaînes de cette direction dans la presqu'île de Maïacea* Ces chaînes liés élevées (Khao Mieng,5500, Pliu-Ké, 2U5 1 , cpiïiplèl-èmcnt boisées, forment un gros obstacle entré la vallée de la Blenam et le Mékong* Elles ne présentent