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peler Abba^ cest-à-dire Père, La confiance pleine et parfaite qu'on a de trouver Dieu quand on le cherche, de marcher avec lui et d'être eiaucé de lui pourTamour de Jésus-Christ, donne à la vie une éternelle fermeté et à Tâme le droit de dire : Dieu, tu es mon Dieu !
Souviens-toi que Jésus-Christ, qui est de la race de David, est ressuscité des morts selon mon évangile. (2 Tim. ir, 8.)
Nos souvenirs peuvent nous faire beaucoup de bien ou beaucoup de mal. Si vous avez derrière vous de grandes humiliations, de grands combats ou de grandes épreuves, ce sont des souvenirs bien efficaces pour vous jeter entre les bras de Dieu. De même, si dans votre vie passée vous avez rencontré des secours miraculeux, des délivrances, des exaucements remarquables, des grâces qui changèrent votre vie, c'est encore un bonheur de repasser de tels souvenirs. Mais il y a aussi des souvenirs qui rongent, qui énervent et qui jettent dans cette tristesse qui donne la mort et dans laquelle Dieu n'entre pour rien. Tels sont les souvenirs d'une ancienne prospérité qu'on regrette, d'un être qu'on a perdu et qu'on ne peut oublier, d'une vieille offense qu'on ne peut pardonner, d'une espérance longtemps chérie et qui a été trompée. En nous nourrissant de semblables souvenirs, nous ruinons notre repos, et nous empirons au lieu de prospérer pour Dieu. Saint Paul indique ici le souvenir le plus précieux et le plus puissant pour quiconque est né de Dieu, c'est celui de la résurrection de yest^S'CAn'si, Ce souvenir était Varm^ mVomw'Sft âi^
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apfltre», et si le Saint-Esprit le vivifie dans notre propre àme, il nous montrera noire propre personne comprise dans celle du Sauveur. Nous verrons en lui un homme de notre race, glorifié et triomphant, et cet homme, c'est nous. Sachant cela, nous plaindrons-nous encore quand nous serons affligés et misérables? Non, car nous sentirons que notre cause est gagnée, que notre sépulcre est ouvert, et qu'un héritage qui ne se peut corrompre, ni souiller, ni flétrir^ brille à nos yeux Pixrcequejevis, dit Jésus-Christ, vous vivrez; souvenezmu, une fois pour toujours que Dieu nous a ressuscites i^mnble avec Christ et qu*il nous a fait asseoir ensemble \ oiœc lui dans les lietix célestes. Mais qui sont ceux qui peuvent jouir de ce triomphe? Ce sont les cœurs aimants, gagnés, qui ne vivent plus pour eux-mêmes.
^vec toi je me jetterai sur toute une bande, et avec mon Dieu je franchirai la muraille. (Ps. xviii, 29.)
Il y a une assurance qui est de Teffronterie ; il y en a une autre qui est de la foi. On rencontre des hommes qui ont une imperturbable sécurité où d'autres tremble- ''aient, qu'il s'agisse d'un général d'armée ou d'un danseur de corde, n'importe ; l'assurance qu'ils montrent vient de la chair et du sang, et non de la foi chrétienne, l'amour-propre, l'espérance de la gloire, la présence d'esprit seulement, peuvent donner des forces inouïes, ïnais ce qu'ils ne donnent jamais, c'est la paix. Il faut ^voir été justifié par la foi en Christ pour acoir la «çovx ^»>eeDieu. Dans h règne de Dieu, ce soîiX les \a\\)\^^QJ!»^
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sont les forts ; ceux dont le corps est amorti, remparteni les promesses. David dit quelque part : Je suis un ver, et twn un homme; et c'est le même David qui ailleurs parle de se jeter sur toute une bande et de franchir la muraille. Grâces à DieUy dit saint Paul, qui nom foit toujours triompher en Christ. Seulement attendez que les bandes arrivent et que les murailles vous barrent le chemin. En allant au-devant du danger, en jouant au martyr, en ne demeurant point, en un mot, dans la vocation dans laquelle on a été appelé, on peut faire de cruelles chutes. La voie de VÉternel est la force de Vhomme intègre^; mais il faut que ce soit la voie de VÉternel. Il y a, vous le savez, des voies qui semblent droites, et dont Vissue est pourtant la mort. Assurez- vous d'abord que c'est Dieu qui vous a mis dans la position où vous êtes ; puis, certain de cela, y eût-il des lions ou des aspics sous vos pas, marchez à enseignes déployées au nom de votre Dieu. Voils serez plurS que vainqueur par Celui qui vous a aimé.
Je rends grâces à mon Dieu, toutes les fois que je me souviens de vous, priant toujours pour vous tous avec joie, dans toutes les prières que je fais. (Phil. i, 3, 4.)
La meilleure manière de sortir de nous-mêmes, c'est de prier pour les autres. On comprend difficilement comment saint Paul trouvait du temps pour cette sainte occupation, mais quand nous l'entendons dire dans toutes ses Épîtres qu'il priait de jour et même de nuity pour les Églises et pour ses amis, nous pouvons être
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sûrs que cette assertion n'est pas une phrase seulement, mais une vérité. N'attendons pas d'avoir du temps pour faire de même. Les meilleurs moments pour nous occuper des autres devant Dieu, sont ceux où nous avons l'esprit traversé par une foule d'intérêts personnels. On ne sait alors ni par où commencer, ni par où finir pour soi-même. Au lieu de prier pour soi, on rêve à soi, ce qui n'est pas la même chose. Coupons court alors à nos soucis et à ce monde changeant qui nous fatigue, et occupons-nous de quelque flme qui nous soit chère ; allons de celle-ci à celle-là, puis à une troisième, et quand nous aurons fait celte tournée spirituelle, nous aurons plus reçu pour nous-mêmes que si nous avions plaidé notre propre cause. Saint Paul rend grâces à son Dieu, toutes les fois qu'il se souvient dans ses prières de ceux qui lui sont chers. La paix que nous demandons pour les autres, quels qu'ils soient, reflue sur nous ; mais réfléchir à eux ne suffit pas, il faut les présenter à Dieu. La paix ne vient pas de nos réflexions, elle vient de la prière.
Mes iniquités ont surpassé ma tête et sont comme ud pesant fardeau ; elles sont plus pesantes que je ne puis porter. (Ps. xxxviii, 4.)
L'accablement des soucis n'est rien à côté de l'accablement du péché. Ayez dix soucis plutôt que de vous laisser aller à un seul péché. Si le souvenir de nos péchés nous saisit, il devient un fardeau plus pesant que nous ne pouvons porter. Quand le Psalmiste crie des lieux profonds, il n'en sort pas facilement. On voit
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alors ce qu'est une âme quand elle est sous la main de Dieu. Nous marchons au milieu de gens qui rient, qai. dansent y qui s^adonnent au train des plaisirs de ce monde, et qui pensent plutôt aux habitants de la lone qu*à leurs péchés. Cette vie continue jusqu'à ce que la conscience se réveille enfin. Alors Dieu fait cesser fa voix de joie et la voix d'allégresse, la voix de Vépofus et la voix de V épouse, le bruit des meules et la lumUrt des lampes. N'attendons point jusqu'ii ce moment. Faisons une bonne paix avec Dieu, avant que le jugement roule comme de Veau^ et la justice comme un torrent impétueux. Tout péché est un œuf d'aspic; celui qui en mangera mourra, et si on l'écrase il en sortira unaspk»
Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang en combattant contre le péché. (Hébr. xii, 4.)
Combattre n'est pas du goût de tout le monde; résister jusqu'au sang, encore moins. On aime mieux promettre que de combattre, mais Tenfer, comme nous savons, est pavé de bonnes résolutions. Qu'est-ce que résister jusqu au sang ? C'est faire une guerre à mori aux convoitises qui séduisent, et ne pas attendre que le péché ait éclaté pour le combattre. Quand vous n'êtes qu'attiré et amorcé, tirez vivement l'épée, car après qui la convoitise a conçu, elle enfante le péché; et le péclu étant consommé engendre la mort. Il y a trois mauvaises manières de combattre. Les uns combattent trop tard él ne luttent pas contre les petits commencements du mal /feutres ne combattent pas conXrQXoxxsXevit^ ^\iw^m\&
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Tolérer un seul mauvais penchant, c'est se perdre : Texemple de Judas nous l'enseigne. D'autres enfln combattent avec des armes charnelles; ils n*ont pas recours à ces armes qui sont puissantes par la vertu de Dieu, p&ur renverser les forteresses. Il est facile de voir quand un chrétien est bon soldat de Jésus-Christ. Une vie religieuse qui est dominée par la vigilance et par la prière, a un caractère de force et de santé. Au contraire, celui qui craint de faire mal à sa chair, a quelque chose de mort et d*indoIent, il n'inspire guère de confiance. Ne gardez point ce qui vous affaiblit et vous mine. Laissez venir le Seigneur avec Tépée, il vous affranchira, il vous fraiera le chemin de la paix.
Il mit autonr de lai les ténèbres pour sa retraite, comme ane tente. (Ps. xviii, il.)
Chaque fois qu'il fait noir autour de nous, disonsnous : le Seigneur a une intention. Il veut d'abord que nous ayons confiance. Que celui qui marche dans les ténèbres et qui n'a point de lumière, ait sa confiance au nom de V Éternel, et qu'il s'appuie sur son Dieu. Gela seul est déjà une bénédiction. La confiance rend calme et ferme; l'agitation fatigue et ne change rien. Avançons les yeux fermés et laissons-nous conduire, sans rien craindre des circonstances. Celui qui me suit, dit Jésus-Christ, aura la lumière de la vie. Le Seigneur éclaircit tout et fait tout concourir au bien de ceux qu'il aime. Quand les ténèbres seront devenues lumière, nous yerroDs encore mieux les intenUoivs â!%m^W!e ^
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Seigneur à notre égard. Nous sentirons que les voies particulières par lesquelles nous avons été conduits, nous ont préservés de bien des dangers qui nous auraient enlacés dans une position plus calme et plus selon notre goût. Il vaut mieux entrer dans les ténèbres que le Seigneur met autour de lui pour sa retraite^ que de suivre les combinaisons de notre propre sagesse et de notre propre volonté. Les ténèbres qui en résultent ne mènent point à la lumière, elles endurcissent le cœur au lieu de l'affermir par la foi.
Le règne de Dieu consisle, non en paroles, mais en vertu, (i Cor. IV, 20.)
Combien il y a de bavardages chrétiens parmi les chrétiens I Quel fruit retirent les autres de ce fluide paroles ? Apportent-elles avec elles Tédification ? Elles la chassent plutôt. Ce ne sont point des discoureurs que le Seigneur demande, ce sont des disciples qui abondent en force et en vertu. C'est du cœur, c'est de rhomme caché que vient la force ou la faiblesse. Si le Seigneur a restauré votre âme, que de V abondance du cœur votre bouche parle. Mais bien des chrétiens, au lieu d'appor-
- ter les eaux vives de la grâce, viennent avec leur propre fonds. Us ont des phrases, des tirades de mots, une loquacité qui s'efforce de dissimuler la pauvreté de la réalité. La plaie d'un tel christianisme vient de l'absence de la prière. Le flux de paroles vient toujours de l'esprit de dissipation, qui lui-même vient de la mauvaise ma-
wère de prier. On ne s'est pas installé près du Seigneur;
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on regarde à droite et à gauche. Ce qui doit dominer la vie, glisse sur le cœur et sur la conscience. Le vrai recueillement est un rare trésor. Et qu'est-ce que la vie ou l'activité chrétienne, si les forces que Ton doit montrer sortent de l'antichambre du monde et non du sanctuaire du Tout-Puissant ? Recherchons des démonstrations d'esprit et de puissance. Quand le Seigneur régnera sur nous, nous pourrons parler de son règne et y travailler.
Heareai les paavres en esprit, car le royaume des cieui est à eux. (Matth. V, 3.)
La première disposition que le Seigneur réclame de ses disciples, c'est la pauvreté d'esprit. L'homme ordinaire est plein de lui-même. L'un est préoccupé de sa figure ; l'autre de sa naissance ; un autre, de son crédit, de ses succès, de son honnêteté peut-être, ou de son christianisme. Videz, si vous le pouvez, un cœur ainsi rempli de lui-même. Le Seigneur le peut. Il envoie son Esprit, et il donne à ce cœur mal rassasié, faim et soif d'autre chose. Quand le vide des choses humaines commence à se faire sentir dans notre existence, le royaume des cieux s'approche. Le vide des choses qui sont hors de nous, nous amène à sentir notre propre néant. Examinons-nous dans celle de nos heures que nous jugeons la meilleure, et nous serons effrayés de la vanité de notre cœur. Or, tout nous échappe quand notre cœur nous échappe. N'ayant plus de fortement sur quoi nous appuver, Dous sommes heureux de trouver le seul c^kv qà\.
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été posé et qui est Jésus-Christ. Allons à lui comme des pauvres. Dans cette pauvreté il y a déjà quelque chose d'heureux. C'est le sentiment du dénûment qui attire vers le Seigneur; ce sont aussi les pauvres en esprit qui peuvent prier, qui peuvent aimer. Que sera-ce quand nous serons amenés jusqu'à croire que le royaume de$ deux est à nous? Ne craignons pas d'élargir ce vide que nous ne pouvons remplir nous-mêmes, mais qu'un monde nouveau remplira. Ce sont des choses que tcBH rC avait point vueSy que V oreille n avait point entendues, et qui n'étaient point venues dans ïesprit de Vhomme, mais que Dieu avait préparées à ceux qui V aiment.
C'est Lui qui est notre paix. (Éphés. ii, 14.)
Pourquoi y a-t-il tant de chrétiens qui n'ont point de vraie paix? Il faut aller jusqu'aux sources de la vis. pour en trouver la cause. Laissons de côté les gens du monde dans la vanité de la vie. Il est clair que la vanité ne peut donner la paix. Ne parlons pas non plus de ces chrétiens d'église qui n'ont pour fondement que leurs pratiques mortes. La routine ne donne pas plus de pai^ que la vanité. Parlons de ceux qui sont vraiment réveillés. Pourquoi tant de chrétiens en qui il y a certaine ment un travail de Dieu, n'ont-ils pourtant point de paix ? La raison en est, pour quelques-uns, qu'ils sèmef^^ encore parmi les épines. Ils sont ébranlés, mais ils t»® peuvent pas se résoudre à rompre avec quelque pécV*^ particulier, ni à se détacher de telle ou telle idole ; c'^** Um* cœur pariagé qui leur 6le la çrà.,\i'îixiVc^^ ^eul©^