‹ L'année Chrétienne; ou, Une parole sainte; méditée pour chaque jourChapitre 14 sur 28 · XC] 30 MARS · texte numérisé non relu

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langue et tous les abus que nous avons faits de la parole. Quand notre vie entière parlera contre nous, toute "^ mauvaise parole sera aussi un tourment. Mais le silence, de Jésus a encore une autre signiGcation ; s'il y a des paroles prononcées par notre bouche qui nous accusent deyaot Dieu, il y en a dans notre cœur qui ne nous vendent pas moins coupables. Ce sont celles que nous prononçons dans ce langage intérieur que nous appelons hmurmture. Le cœur est un monde en révolte, dont la rébeUion s'exprime aussi par nos murmures. Cette sourde inimitié contre Dieu qui est le fond de notre vie déchue,

I Jésus Ta expiée par son silence. Le silence du Sauveur est aussi l'expression du calme de l'âme, de l'harmonie avec Dieu. Ce qui no\is manque le plus, Jésus l'a présenté pour nous, comme ii a refait tout le reste. II est dit Je nous : Il y a un venin d'aspic sous leurs lèvres; leur ioHche est pleine de malédiction et d'amertume. Il est dit de lui : Dans sa bouche, il ne s'est trouvé aucune fraude. Lorsqu'on lui disait des outrages, il n'en ren- ^it point; et lorsqu'on le maltraitait, Une faisait point ^^ menaces, mais se remettait à celui qui juge justement. Prenez celte rançon, faites-la valoir devant Dieu, et Puisque Dieu a béni, il ne le révoquera point.

Q saové les autres, et il ne peut se sauver lui-même. S'il est le ^oi d'Israël, qu'il descende maintenant de la croix, et nous croiroos CD lui. (Malth. xxvii, 42.)

S'il s'était sauvé lui-même, il n'aurait çovul sauvée U& ^U$rei. Poumons racheter de la tnaledtclion de \a \^\^

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insuy travaillent donc pour lai ; ils n*ont aueurie puiêsance contre la véiile, ils n'en ont que pour la vériU, Tuez, persécutez le Seigneur dans la personne de ses disciples, vous servirez sa cause plus que si vous entouriez ses ministres de tous les soldats du pape. Un mar* tyr en fait nattre dix autres. C'est un grain de fnmoA qui, en mourant, ne demeure point seul^ mais qui en rapporte trente, soixante ou reiit peut-être. La mesure la plus impolitique des souverains pour se défaire de h vérité, c'est de la persécuter. Bien des personnes n'auraient point pensé à la Bible, si elles n'avaient vu brûler des Bibles. On donne l'éveil chaque fois qu'on veut empêcher quelque chose avec violence. Nous voyons aussi que les ennemis de Jésus ne restent pas longtemps en bonne harmonie. Pilate avait consenti è pe^ mettre aux Juifs de crucifier Jésus-Christ ; mais l'écritfian qu'il fit mettre au-dessus de la croix révolta le clerg* d'Israël. L'État et l'Église ne font pas toujours bon ménage ensemble. Quand le bras de l'État a servi aflx prêtres, ils ne se soucient guère d'être reconnaissants; j et quand les prêtres ont servi la cause des souverains pour consolider un pouvoir nouveau, on les considère bientôt comme un marchepied qu'on foule sans scrU" pule.

Les soldats prirent aussi la robe; mais la robe était saDS couture depuis le haut jusqu'en bas. (Jean xix, 23.)

Les soldats admirèrent cette robe et trouvèrent dommage de la mettre en pièces. Elle était le type de la justice de Christ, qui est aussi d'une seule pièce. Unincré-

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Iule qui nierait tous les miracles de Jésus-Christ, ne courrait pas nier le plus grand des miracles, sa vie >ainte et juste. Cette justice réparatrice restera toujours intacte. On n'y peut rien ajouter, on n'en peut rien retrancher. Ce qui affermit la conscience, quand les jugements du péché se réveillent, c'est que Jésus-Christ est un Sauveur parfait ; sa justice a tout couvert, comme son sang a tout effacé. Armez le monde contre un pauvre pécheur revêtu de Christ comme d'un vêtement de justice, le monde, ni les puissances de l'enfer ne prévaudront point contre cette robe. Mais souvent ce ne sont point les ennemis de Jésus, ce sont ses amis qui veulent mettre sa robe en pièces. On veut se sauver moitié par Jésus-Christ, moitié par soi-même, et c'est ce partage qni rend les cœurs si languissants. Il n'y a de ferme que l'œuvre du Seigneur. Le manque de paix vient toujours d'un reste de justice propre. Un chrétien qui s'accuse n'est pas pour cela un chrétien dépouillé. Souvent, d'une seule haleine on s'accuse et Ton se justifie. Quand Rendra votre dernière heure, rien ne vous restera pour sppuique la justice de Christ. Pourquoi ne pas faire dès è présent le fondement de vos espérances éternelles de ce qui sera la seule force de vos derniers moments?

iém donc, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, ' dit à sa mère : Femme, voilà ton 61s. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure-là ce disciple la prit chez lui. (Jean XIX, 26, 27.)

Jésus-Christ, du haut de sa croix, légua Marie à Jean, et Jean à Marie. Ne nous aurait-il légué personnel îlci^

affections prennent un autre caractère quand le sang de Christ nous parle véritablement. Il crée un lien bien autrement fort que nos liens naturels. Toutes chasei ne subsistent qu'en Christ, 11 y a des parents et des enfants qui sont en mésintelligence les uns avec les autres ; cela ne serait pas s'ils se regardaient les uns les autres comme un legs du Seigneur. Un pauvre pécheur est le légataire universel du Fils de Dieu. En possession d'un amoursi immense, ne le répandrons-nous pas autour de ooas dans les âmes qui nous sont confiées? Ce qui donne la constance à nos relations terrestres, c'est l'amour qaî part de la croix. Puisque le Seigneur se cache dans le plus humble de nos frères, il faut ajouter à tous nos amours un supplément divin. Uamour ordinaire n'est que de l'égoisme à deux. Ce qui s'unit sous la croix est seul véritablement uni. Quand on a compris le mandat qu'on a reçu du Seigneur, on ne connaît pluspersome selon la chair, et le moins aimable peut devenir le plas aimé.

£t qaand Jésas eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. BI^ baissant la tête, il rendit l'esprit. (Jean xix, 30.)

Après avoir bu le fiel d'une vie d'expiation, le Sau^ veur put dire : Tout est accompli. Tout pour lui, tout , pour nous. La rançon venait d'être payée, et le Sauveur du monde allait entrer dans h lieu très-saint, non avec le sang des boucs ou des veaux, mais avec son propre sang, nous ayant obtenu une rédemption éternelle. La vie est un combat, mais ce qui rend victorieux du monde, c'est l'assurance que Jésus mourant a Umi ae-

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compli. Combattons sur ce fondement, et nous reprendrons de nouvelles forces; les ailes nmis reviendront emme aux aigles; nous courrons et nous ne nous fatigverons point ; nous marcherons et nous ne nous lasserms point. L'homme du monde, quand il a fini une besogne, dit au^i : Tout est accompli. L'ambitieux, quand il a atteint son but, dit aussi : Tout est accompli. Quand rbonnête homme, selon le monde, a fait son bilan moral et qu'il y a trouvé plus d'œuvres bonnes que de mau- ^ises, il s'applaudit aussi d'avoir tout accompli. Mais ^Dt une heure où tout cet échafaudage croule. C'est en nous plaçant sur le seuil de l'éternité qu'il faut nous demander: Tout est-il accompli? Chaque jour nous précipite vers le moment où nous baisserons la tête et où nous rendrons V esprit. Que notre unique consolation dans la vie et dans la mort soit cette pierre anpilaire et précieuse^ cet unique fondement solide qui a * été posé par Dieu. Celui qui y croira ne sera point con/tw. Cherchons donc le Seigneur pendant quil se trouve; invoquons-le y tandis quil est près.

Et les femmes qui étaient venues de Galilée avec Jésus, ayant suivi Joseph, remarquèrent où était le sépulcre, et comment le corps de Jésus y avait été mis. (Luc xxiii, 55.)

Nous lisons dans le Symbole des apôtres : // a été crucifié, il est mort, il a été enseveli. L'ensevelissement de Jésus-Christ a ravi au sépulcre sa victoire. Le Sauveur, après avoir passé par les angoisses de nos derniers moments , a aussi sanctifié notre dernière de-

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meure. Quand nous serons ensevelis six pieds sous terre, mis en oubli dans le ccmr des hommes et couéi sur une couche de vers, notre corpy corruptible ne sert point oublié. Suivons Jésus, comme le firent les saintes femmes, remarquons où est son sépulcre. En tout Itev où le Seigneur a mis la mémoire de son nom, il vienân à nous et nous délivrera. Que voyons-nous dans la tombe du Seigneur ? La victoire sur le dernier de nos ennemis ; Dieu n'a point abandonné son Fils dam U sépulcre t ei n'a point permis que son Saint sentit la (sffh iuiption. Mais cette tombe est la nôtre, le destruettvf des obstacles y est descendu avant nous. Dieu dit à son peuple : Va^ mon peuple, entre dans tes cabinets, ei ferme ta porte sur toi ; cache-toi un petit moment^ cor ceux qusf aurai fait mourir vivront ; ce corps mort se r»lèvera. Réjouissez-vous avec chant de triomphe, vmUi habitants de la poussière ; car ta rosée est comme k rosée qui tombe sur les herbes, et la terre jettera efchors les trépassés. Sommes-nous membres du peuple de Dieu? Si nous disons oui; voici notre condition : Seit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur; soit que nous mourions, nous mourons pour le Seignewr; soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur.

Je suis vivant ; j'ai été mort, mais maintenant je suis vivant aoi siècles des siècles, amen ; et je tiens les clefs de l'enfer et de 1* moi't. (Apoc. I, 18.)

La résurrection n'est plus douteuse, elle n'est plus môwe uae espérance. Cesl uu IîàV ^^^wïï^\.Yl^'«&^^

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on ressuscité qui est la vérité même et qui ne meurt flus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui; car s'il est mort, il est mort une fois pour le péché; mais maintenant qu'il est vivant, il est vivant pour Dieu. Toute fuissance désormais lui est donnée dans le ciel et sur la terre; Dieu Va souverainement élevé et lui a donné m nom qui est au-dessus de tout autre nom; afin qu'au nom de Jésus tout ce qui est dans les deux et sur la terre et sous la terre , fléchisse le genou, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la ghire de Dieu le Père. Mais il ne suffit pas de contempler Jésus-Christ pour que sa résurrection vienne h notre secours; il faut être un avec la personne du Sauveur, car lorsque notre médiateur ressuscita, ce fut notre nature humaine qui ressuscita avec lui. Ceux que Dieu <R)at^ auparavant conni^, il les a aussi prédestinés à être conformes à limage de son Fils, afin qu'il soit h frmier-né entre plusieurs frères. Examinons-nous f^oas-mémes, voyons si Jésus-Christ est en nous; si tEsprit de celui qui a ressuscité Jésus d'entre les ^^ts, habite en nous^ nous avons déjà les arrhes de notre résurrection, et nous avons reçu le droit de dire : iesuis vivant aux siècles des siècles^ et je tiens les clefs ie V enfer et de la mort. Jésus-Christ ressuscité est un avec les siens ; je leur ai donné, dit-il, la gloire que le fire m'a donnée.

iésns-Christ a été déclaré Fils de Dieu, avec puissance par sa ïésorrection d'entre les morts. (Rom. i, 4.)

^ n'est point sur la croix que Jc'sies- Christ a éU àè-

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claréFils de Dieu avec puissance. Jésus-Christ en croix était pour le monde un malfaiteur ; ses disciples mêmes, en Ty voyant cloué, eurent un moment d'incertitude, un doute sur son origine. Mais au matin du jour de Pâques, Dieu rendit à la divinité de son Fils et à la vérité de rÉvangile le plus éclatant témoignage, La pierre qui fermait le sépulcre fut lancée au loin ; les gardes furent renversés, des anges de lumière vinrent remplir de vie le séjour de la mort, et Thomme de douleur s'élança de sa tombe revêtu de gloire et d'immortalité. Déclaré ainsi avec puissance Fils de DieUy par sa résurrection d* entre les morts, Jésus-Christ vit son honneur sauvé ; sa personne brille désormais comme celle du roi de l'Église, et la pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée , est devenue la principale de l'angle. Ceci a été fait par l Éternel, et a été une chose mervetlleuse devant nos yeux. Quand les apôtres partirent pour annoncer l'Évangile aux nations, ils étaient en possession de ce fait ; il était le fondement de leur doctrine; ils ne venaient pas annoncer un système avec les discours éloquents de la sagesse humaine ; ils venaient dire : La vie a été manifestée, et nous V avons vuCy et nottô en rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie étemelle qui était avec le Père, et qui s*est manifestée à nous. Qui a le Fils, a la vie ; qui n*a point le Fils, n*a point la vie, et la colère de Dieu demeun . sur lui.

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il lear montra ses mains et son cbié. Les disciples donc voyant le Seigneur, eurent une grande joie. (Jean xx, 20.)

Ce n'est plus du sang qui ruisselle de ses mains percées et de son côté ouvert, ce sont des rayons de lumière qui partent maintenant de ses plaies et do son cœur ouvert pour nous. Le Sauveur gardera éternellement ces marques glorieuses de la rédemption. C'est comme Fils de l'Homme, comme notre Frère atné qu'il est assis à la droite de Dieu ; c'est afin qu'en le voyant aÎDsi, nous ayons une grande joie. Notre nature déchue est remise en honneur dans sa personne : c'est un des nôtres qui gouverne le monde, qui exercera le jugement et qui est le dispensateur des biens célestes. Nims fmns un avocat auprès du Père, savoir Jésus-Christ k juste. Malgré son élévation, Jésm n'a point honte de nous appeler ses frères. Voici, il nou^s a gravés sur la foume de ses mains, et il nous dit cela afin que nous (tjfons la paix en îwi, et que notre joie soit accomplie. Les plaies de ses mains et de son côté nous donnent droit, comme bourgeois des cieux à cet héritage qui ne êe peut corrompre, ni souiller, ni flétrir, et qui est réservé éUtns les deux pour nous. Si nous voulons y avoir part, fuyons la corruption qui règne dans le monde par la convoitise, et affectionnons-nous aux choses qui sont en haut et non à celles qui sont sur la terre. Unissons-nous au Seigneur en devenant tm même esprit avec lui, et quand notre vie sera ainsi cachée avec ChrisUn Dieu, à rheure où Christ y qui est w>\Te w^

apparaîtra^ alors nous paraîtrons amsi avec lut dans la gloire.

Comme nons avons porté l'image de l'homme terrestre, noas porterons aussi l'image du céleste. (1 Cor. xv, 49.)

Le fait de la résurrection de Christ est bien autre chose que la simple admission d'une immortalité de Tâme. Les philosophes païens admettaient aussi l'immortalité de Tâme, mais quelle immortalité? On serait embarrassé de dire si elle eût rendu Thomme heureui ou malheureux. La fiction du Tartare effrayait-elle véritablement le coupable, et celle des champs Élysées faisait-elle tressaillir de joie sur son lit de mort le juste selon le monde? Une fable n*est jamais qu'une fable, et la vérité qui n'est que pressentie peut causer de terribles angoisses au moment où il faudrait pouvoir s'assurer en elle. Il nous faut du positif sur ce qui nous attend au delà de ce monde. Ces mots : V homme céleste^ nous en disent plus que tous les ouvrages des philosophes. Ils nous enseignent que V esprit y ïâme et le corps ont un état permanent. Nous ne voltigerons donc pas dans le vide comme les âmes d'Homère, nous serons en possession d'un bien-être complet. Notre âme aura un organe corporel pour servir Dieu et pour agir; Dieu ne laissera point notre âme dénuée. Il y a un corps animaly et il y a un corps spirituel. Le corps glorifié de Christ est le miroir du nôtre. Il n'est plus besoin maintenant que quelqu'un des morts vienne vers nous pour noas parler de notre desl\ïiée.l\x\.\tt^\ CSôskl suffît.

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Regardons-le et nous saurons que si notre demeure terrestre dans cette tente est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui vient de Dieu, une maison éternelle quin*a point été faite par la main des hommes. Mais cet homme céleste est aussi celui à qui Dieu a donné t autorité d* exercer le jugement. Il nous faut tous comfaraitre devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçme selon le bien ou le mal qu'il aura fait étant dans wn corps.

Et çeai-ci s'en iront aux peines éternelles; mais les justes s'en iront à la vie éternelle. (Malth. xxv, 46.)

Comprenez les peines éternelles comme vous voudrez, vous ne les abolirez jamais. L'Ancien et le Nouveau Testament disent tous deux que ceux qui dorment ions la poussière de la terre se réveilleronty les uns pour ifl vie éternelle, les autres pour des opprobres et une i^fomie éternelle. Raccourcir les peines éternelles, c'est aussi raccourcir la vie éternelle, si nous sommes conséquents. Si nous recevons le témoignage des hommes, fc témoignage de Dieu est d'un plus grand poids. Il y a Que sensibilité maladive qui n'est qu'une connivence *vec le mal. Mais la sainteté de Dieu et Tinviolabilité de sa Parole sont au-dessus des insinuations de notre naiQPe déchue. Or, elle parle de vie ou de mort, de bénédictÎQn éternelle ou de malédiction éternelle, elle n'enseigne pas qu'il y ait rien au milieu. Jésus, avant même de sortir du tombeau, l'avait annoncé. Il y a^ disait-il, deux routes, deux races d'hommes, ôl^ntl w^-

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SLT^, Li {-ius. ni moÏDS. Le mauvais riche vit un fnd c&i'jKf . et Don pas un purgatoire, entre les Ames sauvés et les émes damnées. Ceux qui, comme lui, awrmni vo^u passer du lieu oit il itaity au lieu où était lamt, ne le pouvaient. — Voici maintenant le temfs fmrable^ voici maintenant le jour du salut. Si nous rqetons absolument les peines éternelles, notre cœur o'i plus qu'une espérance languissante et notre conscience s'émousse. Si nous objectons que notre salut ne serait point le salut, si nous pouvions voir souffrir éternelle- ^i ment un des nôtres; c*est que nous ignorons qu'ao delà de la tombe, ce qui fera notre bonheur ou notre malheur, ce ne sera plus nos affections terrestres, mais le saint intérêt de la cause de Dieu et de son éternelle gloire.

Je sais que mon Rédempleor est vivant. (Job zii, t5.)

Un trouve souvent ce passage gravé sur les tombes en guise d'épitaphe. Job prononça ces paroles an sein de ses souffrances, dans un rapide éclair de joie causée en lui par la comparaison de sa délivrance étemelle avec s» misère présente. Dès lors la piété a fait de ces mots Texprossion de la joie ineffable qui attend ceux qui partent de ce monde, et qui console ceux qui y restent après eux. mon Ame, celui qui ta rachetée est tvMi- Ueuds sans regret à la terre ce qui est à la terre, Dief a pourvu quelque chose de meilleur pour toi. Entre me vouroffe dans ces ténèbres où tu ne vois point à'i Tu n'vs point seule; un gu\à& \iiV>à^^

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de Um. Il n'y aucune proporiion entre les souffraneee Aê temps présent et la glaire à venir qui doit être manifesta. Que fa doDDé le monde? Que font donné les créatares?UD cœur toujours 'vide et des joies toujours mêlées de larmes. Tu soupires avec toutes les créatures î^Uie&en travail jusqu'àmaintenant. Ce qui te manque, c'est Tadoption, c'est la rédemption de ton corps. Tu Tauras, le temps vole ; oublie ce qui est derrière toi et 9oance vers ce qui est devant toiy puisque tu sais que ton Bédempteur est vivant. Les pleurs logent le soir^ et le chant du triomphe survient le matin ; combats comme tanbon soldat de Christ, les yeux levés sur ta couronne ; toh Bien-Âimé est à toi et tu es à lui, et nul ne te ramradesamain.

Mais Abraham lui répondit : Mon fils, souviens-loi que tu as eu tes biens pendant ta vie, et Lazare y a eu des maui; et maintenant il est consolé et tu es dans les tourments. (Luc xvi, 25.)

Cette parole peut faire croire que quiconque a eu des maux pendant cette vie, sera consolé et récompensé dans Tautre. L'Écriture n'établit nulle part cette doctrine. Pour interpréter sainement le passage qui nous occupe, il ne faut pas l'isoler, le séparer de son contexte; mais le rapprocher de l'ensemble des Écritures et de l'ensemble des versets où il est placé. Abraham dit au mauvais riche : Souviens-toi qu£ tu as eu tes biens pendant ta vie. Chacun a ses biens^ des biens qui sont Tobjet de ses désirs et dans lesquels il met son cœur et sa vie. Les biens du mauvais riche étaieul qu h&riaouvd

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avec la vanité de son cœur et avec sa vie éloignée de Dieu. Il avait vécu pour ses biens, et ces biens l'avaient : trompé et perdu. Lazare, au contraire, avait eu dm maux, mais des maux qui, en profitant à son flme, \ étaient devenus de vrais biens. C'est dans ce creuset i que cet homme pauvre avait senti sa vraie pauvreté, ; qu'il avait appris à prier et à se tourner vers le Sauveur, i A la confiance décevante du riche, le Seigneur oppose ■\ le fruit paisible de justice que Lazare a retiré de ses •• épreuves. Ce n*est ni la richesse en elle-même qui con- . damne, ni la pauvreté en elle-même qui sauve; c'est | Taffection du cœur. Prenons donc garde à ce que nous j appelons nos biens ou nos maux, car c'est de cela que dépend notre avenir, de Tabondance du cœur que la vie parle. Mon âme, quel est ton intérêt suprême? Pour qui auras-tu vécu quand tu comparaîtras devant le tribunal de Christ?

Jésus-Christ a détrait la mort et a mis en évidence la vie et l'immortalité par l'Évangile. (2 Tim. i, 10.)

La vie du Saint-Esprit est une vie de résurrection, et le Saint-Esprit vivifie par la parole qu'il a inspirée. C'est par V Évangile que Jésus -Christ a mis en évidence cette vie divine qui est celle de la résurrection; il n'y manque plus rien pour être complète que la rédemption du corps. En l'attendant, nous devons garder par le Saint-Esprit le bon dépôt qui habite en nous. Là où il y a une œuvre commencée par le Saint-Esprit, il y a aussi une fête de Pâques comme\iÇ,é^, C^i&l ^ar U&-

[CVj 14 AVRIL. HT

prit de sainteté que Jésus-Christ a été déclaré Fils de Dieu avec puissance, par sa résurrection d* entre les morts, et c*est aussi par son Esprit qui habite en nous que Dieu rendra la vie à nos corps mortels. Assuronsnous bien de l'esprit qui nous anime , et nous saurons si nous sommes de ceux qui auront part à la résurrection des justes. En vérité, dit Jésus-Christ, en vérité je tous dis que celui qui écoule ma parole et qui croit à Celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle^ et il ne sera point sujet à la condamnation ; mais il est passé de la mort à la vie. Là où le Saint-Esprit et où la Parole du Seigneur ont trouvé leur entrée, la résurrection y trouvera la sienne plus tard. Avons-nous été engendrés par la parole de la vérité? Cette parole est-elle plantée au dedans éle nous, la recevons-nous avec douceur ? kssnrons-nous-en, car ce sont ceux qui ont été régénérés, nott par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la Parole de Dieu, qui vit et qui demmre éternellement, qui sont aussi ceux pour qui Jésus- Christ a détruit la mort, et pour qui il a mis en évidence la vie et V immortalité.

Soous avons élé faits une même plante avec lui, parla conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection . (Rom. VI» 5.)

Il y a des chrétiens qui passent trop vite de Jésus- Christ crucifié à Jésus-Christ glorifié. Ils acceptent la conformMà sa résurrection avant d'avok élé ^a\\& \^-

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ritablement une mime plante avec lui par la conformii à sa mort. Cependant on ne peut arriver aux joies A\ ciel que par une porte étroite; ceux qui veulent y mon ter par un autre endroit, sont des larrons et des voleurs De même que Jésus-Christ a vécu de notre vie et a et fait une même plante avec nous, si Ton en excepte 1 péché, nous ne pouvons être sauvés qu'en nous rendan conformes à sa vie, et en traversant ce monde avec h mimes sentiments que Jésu^- Christ a eus. Le discipl n*est pas plus grand que le maître, et s'il est dit di maître : Il s'est anéanti lui-même, il est venu, no\ pour faire sa volonté, mais pour faire la volonté d Celui qui Va envoyé, il est aussi dit pour nous : <S nous ne mourons pour lui et avec lui, nous ne vivrons nous ne régnerons point avec lui. Il y a un Gethséman et un Golgotha pour nous, comme il y en a eu un pou le Sauveur. Si nous ne voulons pas renoncer à noué mêmes et porter notre croix, nous ne pourrons être se disciples. Plus les racines d*un arbre sont profondes plus il devient haut et fort. De même, plus le dépouil lement de nous-mêmes sera vrai et complet, plus la vi divine de Jésus-Christ pourra agir et nous faire parve nir à la résurrection des justes. C'est en connaissan d'abord Jésus-Christ crucifié, et la communion de se souffrances, c*est en nous rendant conformes à lui dan sa mort, qu'il faut venir à Jésus-Christ glorifié poa avoir part à Vefficace de sa résurrection. Ne changeoD point Tordre établi de Dieu. S'il y a tant de christia nismes malades, c'est que la sève de la vie n'est poiii ■ nourrie. On veut jouir, on veut s'envoler au ciel, mai on ne connaît point la vraie croix de Jésus-Ckrxst, cell

[CTlJ 15 AVRIL. 119

par laqwlh le monde est crucifié à notre égard y par lapille aueei nous sommes crucifiés au monde,

loi désir est de partir de ce moDde et d'être avec Christ, ce qui ■eteFBit beaucoup meilleur. (Phil. i, 23.)

Le monde est plein de gens qui voudraient mourir, OOD que leur désir soit de partir de ce monde pour être mtc Christ; ce n*est point la charité de Christ qui les fresse^ c'est Tenvie de jeter leurs croix et de déserter lear poste comme de mauvais soldats. Ils croient que mourir c'est nécessairement améliorer son sort, comme ceux qui partent pour la Californie ou qui émigrent au hasardy croient que partout ils seront mieux que dans leur ville ou dans leur village. La somnambule qui marche sur un toit ne sait pas quelle épouvantable chute elle peut faire, et l'homme qui ne se connaît pas luimême, ne sait pas non plus que l'avenir au-devant duquel il se jette, en sortant de cette vie, est une éternité de larmes. Mais sans parler des incrédules et des gens du monde, il y a aussi une lâcheté chrétienne que l'on prend souvent pour le désir de partir de ce monde afin i'éireavec Christ. Il est permis peut-être à des hommes comme Ëlie, comme saint Paul, à ceux qui ont beaucoup souffert pour le Seigneur, de soupirer de temps en temps après leur délogement ; mais saintPaul lui-même, après avoir exprimé ce désir, ajoutes Toutefois il est plus nécessaire pour vous, que je demeure dans ce corps. Voici le principe qui dirigeait la vie de VXçûVt^ \ C'était

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de s efforcer d'être agréable à Dieu, soii qu'il demeurât dans ce corps , soit qu'%1 en sortît. Où est le ciel et où est Tenfer? En nous-mêmes premièrement, selon nos rap* ports avec le Seigneur. Si nous sommes un avec lui, notre possession nous écherra toujours dans des lieux agréables, soit que nous soyons en ce corps^ soit que nous en sortions. C'est un beau lot de glorifier Christ, soit par la vie, soit par la mort. Quand nous serons mûrs pour lui, soyons sûrs qu'il ne nous oubliera pas.

Si donc vous êtes ressuscites avec Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. (Col. ui, 1.)

U nous est permis, dans notre corps de mort, de nous regarder déjà comme des ressuscites. Que votre comry dit Jésus-Christ, soit oii est son trésor; or, notre trésor est Christ, lui qui est V espérance de la gloire. La résurrection commence avec la recherche des choses qui sont en hauty et aspirer à ces choses, ce n*est point s'égarer voluptueusement dans les joies du siècle à venir, et prendre le dégoût des choses terrestres; c'est premièrement aspirer à Christ, à sa vie, à sa plénitude, pour être transformés en la même image, de gloire en gloire y par ï Esprit du Seigneur. Celte faim et cette soif des choses d'en haut, parce qu'elles sont avant tout une communion avec Celui qui est assis à la droite de Dieu, ne paralysent point l'homme et ne le rendent point impropre ' aux choses de ce monde. Le meilleur chrétien sera aussi le meilleur homme d'affaires, seulement il considérera

[cm] 17 AVRIL. 121

toutes choses au point de vue de Téternité. Nous gagnerions tous, si nous faisions nos transactions terrestres comme des bourgeois des deux. La piété est utile à toutes choses^ elle a les promesses de la vie présente et de celle qui est à venir. D'où viennent, dit saint Jacques, parmi vous les dissensions et les querelles ? N'est-ce pas de ceci, savoir, de vos désirs déréglés qui combattent dans vos membres? Et ces désirs déréglés, à leur tour, ioû viennent-ils? N'est-ce point de ce que nous tenons désespérément à la terre, et que nous ne vivons point comme des ressuscites de Christ? Cherchons premièrefn«nt le royaume de Dieu et sa justice, et toutes les autres choses nous seront données par-dessus; mais n'intervertissons pas les termes de cette promesse. Les banqueroutes ne viennent pas d'un excès de zèle pour les choses de Dieu, mais d'une passion immodérée pour les choses de ce monde.

^ soir de ee même jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où les disciples étaient assemblés étant fermées, parce qu'ils craignaient les Juifs, Jésus vint, et il fut là au milieu d'eoi, et leur dit : La paix soit avec vous! (Jean xx, 19.)

C'est ici une réalisation de cette promesse : Je vous dis quSySi deux d'entre vous s'accordent sur la terre ]MH(r demander quelque chose, tout ce quHls demande- ^Ofie leur sera accordé par mon Père qui est aux deux, dar oàily a deux ou trois personnes assemblées en mon *W)m,/y suis au milieu d'elles. Nous çownow% ^n^\^ \a. J^ême bénédiction que les disciples. L^ ^xte^w^^ ^x^^

122 17 AVRIL. [CVIll]

Seigneur, demandée en commun , peut s'obtenir indépendamment de sa forme visible ; la présence de Christ est dans le souffle de sa paix. Les réunions où cette présence est le mieux sentie sont celles qui sont entourées d'entraves. Les fortes du lieu où les discipleê étaient assemUés étaient fermées, farce qu'ils craignaient les Juifs. Mais les Juifs ne pouvaient leur nuire, car le Seigneur campait autour de sa maison ; il lui était comme une muraille de feu tout autour ^ afin de se glorifier au milieu d'elle. N'avaient-ils pas pour eux cette promesse : Qui vous touche^ touche la pruneUe de mon œil. Il est le Saint et il habite tm milieu ^Israê qui célèbre ses louanges. Il y a telle réunion religieuse où la paix de Jésus ne se fait pas sentir, où la vie lan* guit, où Ton dépérit ensemble plutôt qu'on ne s'édiBe mutuellement. C'est que ces réunions sont deveûoes un simple passe-temps, et que les exhortations qu'on y entend ne sont, à vrai dire, que du bavardage chrétien. On y vient parce que chacun, ayant la liberté de prendre la parole, on veut se donner le plaisir de s'entendre prier ou prêcher. Tous y sont docteurs, et personne ne reçoit rien. Quand les choses en sont là, il est bon que le Seigneur ferme les portes de ces réunions pour mieux ouvrir les cœurs de ceux qui y assistent. Ce ne sont point les réunions qui manquent; ce sont plutôt les baptêmes d'esprit et de feu. Rendons grâces au Seigneur quand, pour changer ces causeries en combats de prières, il permet qu'elles soient entravées par quelques persécutions. Cette manière de visiter son peuple est aussi une manière de lui dire : La paix soit avec toi.

[CIXJ 18 AVRIL. 128

lésuslai dit: Femme, pourquoi pleures- tu? Qui cherches-tu? (Jean M, 15.)

Chercher le Seigneur est déjà un gage qu'on le trouvera; le chercher en pleurant, rapproche infiniment plus de lui ; le chercher dans sa tombe ouverte, c'est le mettre à nos eôtés. C'est l'expérience que fil Marie Madeleine : elle crut qu'on avait enlevé ion Seigneur y et Jésus n'eut qu'à dire un mot pour se faire reconnaître à elle comme le prince de la vie et de la résurrection. Nos douleurs ne sont pas toujours semblables à celle de Uarie, aussi y a-t*il des âmes qui ne sont point en état d'être consolées. Ce sont celles qui sont seules avec eIles*D)ômes et qui s'enfoncent dans les souvenirs de ce qu'elles OQt perdu. La douleur souveraine du chrétien, c'est de ne point trouver le Seigneur. Se retirer verslui^ c'est tcutson bien; s'il lui cache sa face^ sa chair et son cmr défaillent, elle monde entier n'est plus qu'une solitude. Mais dans ces moments ne cherchons point de consolation en nous-mêmes. Le véritable lieu où est Jésus, ce ne sont ni nos souvenirs, ni nos impressions, lïi nos craintes; c'est à sa tombe ouverte qu'il faut «lier. // est ressuscité, il est vraiment ressuscité. Le fait de la résurrection et non pas le sentiment de la résur- ^tion, voilà ce qui console. Partons de cet événement certain, car il a des conséquences éternelles. Jésus "ous a dit une fois pour toujours : Ne crains points car je t'ai racheté; je fai appelé par ton nom, tu es

124 J9 AVRIL. [ex]

Sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur votre Dieu, (i Pierre lii, 45.)

Dans une eau trouble , Tiroage du soleil perd son i5clat. Il en est de même des impressions de vie qui nous viennent du Seigneur. Elles s'affaiblissent et s'effacent si nous ne leur accordons point le pouvoir qu'elles veulent avoir. Veillons sur notre manière d'être, et ne nous laissons point gagner par les influences du mal. Réveillons nos besoins intimes, et laissons-nous neUoyer de toutes les souillures de la chair et de Vesprity afin d'ôtre rendus capables d* achever notre sanctification dans la crainte de Dieu, Sanétifier le Seigneur ^ c'est le recevoir comme la sainteté vivante, et le laisser agir comme celui qui veut nous transformer à sa propre image. C'est dans le cœur, dans le foyer de la vie, que la sanctification s'opère. Il y a souvent un triste contraste entre nos pratiques et notre vie véritable. Nos prières sortent si souvent d'un esprit vide et ne sont que des paroles. Nous entendons la Parole sainte sans l'écouter et sans la recevoir. Nous marchons dans un état qui n'est ni la vie ni la mort, et ce malaise finit par ne plus être une souffrance. C'est que nous ne sanctifions point dans nos cœurs le Seigneur notre Dieu. Nous tombons dans le mécanisme, au lieu de demeurer en Celui qui veut demeurer en nous. Élevons chaque matin les \feux vers les montagnes d'oii vient le secours. Cherchons à bien connaître nos vides et nos lacunes, et désirons avec ardeur ^e /au spirituel et 'pur, afin de croître par son moxjen.

feu] 20 AYBtt.. 126

PJus nous aurons goûté combien le Seigneur est doux» pi us nous serons empressés à le faire, car la sanctification croît avec le besoin d'être sanctifié.

l^'Èternel des armées est avec nous; le Dieu de Jacob est notre haate retraite. (Ps. zlvi, 11.)

Le Dieu qui a conduit les patriarches est encore vivant. Il faut qu'on nous le répète quand nous nous croyons seuls ou abandonnés. Suivez la vie de Jacob ; ^Ueest toute pleine de son Dieu. Les patriarches se te- ^^aient devatU T Éternel ; ils marchaient avec lui; ils se fi>rtifiaient dans leur Dieu et recherchaient continuslle- ^^^ent sa face. Dieu descendait avec eux aux détails de la ^ie y \\ élaiXleuT haute retraite. Leurs rapports avec lui sont clairs et soutenus, ils ne se perdent point dans le Vague. L'Éternel des armées n'est-il plus avec nous? Si rious avions la confiance des patriarches, nous le trouverions comme eux, et il ne nous ferait point défaut. Qu'on ne dise point : Nos complications avec le monde ^CDt plus nombreuses que celles de ces pâtres d'Israël ; ^€ D'est point le monde qui nous empêche de croire, ^'esl notre cœur incrédule. Aujourd'hui nous plaçons tiieu trop haut, demain nous le plaçons trop bas, et c'est ainsi qu'il se perd dans les nues ou qu'il est sacrifié à de Mauvais soutiens. Soyons plus simples et croyons enfin que tôt» nos cheveux sont comptés. Jésus-Christ nous le *t, et quand il a repris la vie, c'était pour être avec ^^oui, tous les jours jusqu'à la fin du wonàe, "^w^^

126 ' 21 AVRIL. [exil]

pouvons ravoir ainsi pour notre haute retraite. Approchons'fious de lui et il s* approchera de nous; suivons les directions qu'il nous donne, vivons de foi, et il nous donnera la victoire sur les choses hautes, sur les choses basses et sur le monde.

Oh 1 qu'heureui est rhomme auquel TÉternei n'impute point l'iniquité, et dans l'esprit duquel il n'y a point de fraude! (Ps« xxxUi

II n'y a de bonheur que dans le pardon de Dieu, et ce pardon nous pouvons l'avoir gratuitement. Or, d'où vient que pour tant d'âmes le pardon se fasse attendre? C'est que l'Éternel ne peut quitter la trangression qu'à ceux dans V esprit desquels il n'y a point de fraude. Les uns ne reconnaissent point leurs péchés, d'autres ne les avouent point, d'autres encore ne voient pas ce qu'il faudrait voir, et s'accusent sur autre chose. Il y a tanl d'espèces d'impénitences! La paix n'est promise qu'aux esprits droits. David attendit près d'une année avant de s'humilier de son crime. 5c5 os se consumaient^ sa vigueur se changeait en une sécheresse d'été; et malgré cela il ne se repentait point. La chose la plus rare sur la terre, c'est un cœur qui se rend et qui se brise. On essaie de tous les moyens pour échapper à la souveraineté de Dieu, et nulle part la souveraineté de Dieu n'est plus absolue que dans l'acte du pardon. Nos raisonnements, les consolations des hommes, les ruses du cœur pour mitiger la loi de Dieu, sont une monnaie qui fiâ p3s cours, un travail qui ne rassasie ço\nt, L'ah-

M [ani] 23 AVRIL. 127

V^ solation ne vient que de Dieu, il ne la laisse prononcer à personne d'autre qu'à lui-même. Le Saint-Esprit nous l'applique quand nous rompons avec l'esprit de fraude. Tout se réduit à pouvoir dire sincèrement : Tai péché. Quand la brèche est faite, la paix se répand bientôt comme un fleuve. Si notu marchons dans la lumière^ comme il est lui-mime dans la lumière, le sang de Jésus- Christ nous purifie de tout péché.

Vous coariez bien ; qui ?ons a arrêtés, pour vous empêcher d'obéir èla?érité?(6al.v, 7.)

Nous faisons beaucoup de mal à la bonne cause par les inégalités de notre humeur. Souvent, quoiqu'on bon cbemin, un rien suffit pour nous prendre tout notre christianisme. Au lieu d'obéir à la vérité, nous n'obéissons qu'à notre humeur, notre humeur change aussi Souvent que le vent. Si dans nos mauvais moments noos nous mettions bien en présence de nous-mêmes, ^oxus ne nous reconnaîtrions plus, et nous serions forc^ de nous dire : Suis-je bien le même homme 7 Les Hommes les plus désagréables sont ceux qui sont les esclaves de leur humeur. Leurs caprices sont autant de ^laines qui les empêchent d'obéir à la vérité. On ne P«ut se fier à de tels caractères ; ils n'offrent aucune S^rantie, on n'ose se lier avec eux, ni croire à leurs paroles. Ce n'est point des gens du monde que je veux parier ici, c'est des chrétiens. Je parle de ces caractères ^'«ntasques qui cependant ont reçu des cotimNÂûtiS.^^ ^ 'est pas toujours par un état nervcuiL qu' oxv ^ewX \asîÔL-

lis iZ ATUL. rCOf]

fier ces inécalités. D manque à ces chrébens on fondement plus solide et one plus srande profondeur de tie. Le Seîfneur n*a point encore gagne le fond de leor exîslence: les souffrances que Christ a endurées pour nous ne leur ont point encore parlé ccMnme leur éter* neile rançon. Il faut que la charme de Dieu repasse dans les sillons et qu'elle les approfondisse. Alors ils ne seront plus les esclaves du moment, ils auront honte de leur susceptibilité, et i!s >ieTiendrt>nt capables d'imt- Cercnur fvi'. par h foi et fa patimce. sont dfrenus lei kiritifrs des promesses.

â3 AVRIL.

Le MiB de IXierael est aae forte tocr: W jaste y coom, el il y wn dixs w knte reinile. Frov. itiu. 10.

Lt non d^ rÈtemei est ie contenu des exploits de rÊ^roel. Le nom est plus que la pensée : la pensée peut sécaper ou se tromper : le nom r^nd ce qui est, c'est la réalité qui vient au jour. Ce n est p««s sans raison que le ■#91 êe rÈtermel joue un si srand rvMe dans les Livres Saints. Le peuple de Dieu n'a point un Dieu inconnu, ni un Dieu actif. U ne ferait pas bon se tîer à un Dieu qui w se fût pas donné à conuviiire : mais rÉtemel qui a fait les oieux et la terre, a ua nom et une htsloire. Is fmm ie rÈteneU c'est Têclat de sd puissance, la série de ses déîivrances, le lémoiCT3«e de ce qu'il a fait pour eau qui ont invoqué son nom. Ce nom est une forte

Shjmsse « cowra et y ^fm titftu urne haute retraite. mTÈÈemA est pour cvuis d^ns le passé, il le sera ■■vr^four. Comme Qs>as "^cQLMH&xtfsœ T^tsui-

[ [cet] 24 AVRIL. 129

' cher dans nos soavenirs, nous pouvons aussi nous retrancher dans nos espérances. Il y a dans le nom de l'Éternel une force pour le pauvre, une force pour le misérable en sa diiresee^ un refuge contre le débordement^ un ombrage contre lekâle. Notre force dépend de notre manière d'invoquer le nom de l'Éternel. Que se passe-t-il en nous et dans quel esprit nous trouvonsnous quand nos lèvres disent: ODieu, tu es mon Dieu, je m* attends à toi tout le jour! Si cette invocation n'est qu'une formule dans notre bouche, nous sommes bien à plaindre; mais si nous la prononçons en esprit et en véritéy nous attirons à nous les puissances du siècle à Venir, nous établissons notre aine dans une forteresse, et le Dieu trois fois saint vient s'unir à notre néant.

La foi est une vive représenlation des choses qu'on espère, et une démonstration de celles qu'on ne voit point. (Hébr. xi, 1.)

Tout ce chapitre ne vous fait-il pas l'effet d'une grande galerie de tableaux? Il y avait dans les anciens donjons une salle où étaient suspendus les portraits des aïeux. Le chrétien a aussi ses aïeux , vous en voyez ici toute une série. Ce sont des figures fort diverses l'une de l'autre ; Noé n'est point le même homme qu'Abraham, et Abraham a un autre caractère de figure que Moïse. Il n'y a pas là deux croyants qui se ressemblent pour les nuances de leur individualité. Mais s'il y a variété entre eux, il y a aussi unité, et le trait commun de tous les héros de ce onzième chapitre des Hébreux, c'est la foi. Ce sont des hommes détachés des choses visibles eldA.ld.^lvés aux

130 25 AVRIL. [GCfiJ

ioviâMes » car la foi n'est pas autre chose. Elle est urne vive représentation des choses qu'on espère^ et une déinomtratxon de celles qu*on ne voit point. L'imagination peut aussi nous représenter vivement les choses absentes, et il n'y a pas de sot qui ne prenne souvent pour démontré ce qu'il ne voit pas ^ parce qu'il V espère. Mais la foi est une œuvre de Dieu^ et la force de la foi vient du siècle à venir. C'est une chose touchante de voir comment ces hommes de Tancicnne alliance ont sacrifié leurs attachements terrestres à ce que leur otil n'avait point vu. Tous sont morts dans la foi y sans avoir reçu les choses qui leur avaient été promises , mais les ayant vues de loin , il les ont crues et embrassées ; ils ont fait profession d'être étrangers et voyageurs sur la terre. C'est une belle chose qu'une âme détachée du monde! ce n'est qu'à ce prix qu'on peut dire : Je crois. Qu'est-ce qui nous domine, et jusqu'où va la puissance de notre foi T Dieu peut demander plus encore à un enfant de la nouvelle alliance qu'à un enfant de l'ancienne. Jésus- Christ est l'accomplissement des promesses ; attachonsnous à lui pour le suivre , et ce monde visible sera vaincu.

La source de la vie est avec toi, et c'est par ta lumière que nous sommes éclairés. (Ps. xxxvi, 9.)

Le don de Dieu, c'est la vie étemelle par Jésus-Christ

notre Seigneur. Où il y a foi , il y a vie , vie éternelle.

: Mais cette vie n'est jamais autre chose qu'un don de

f Dieu. EHe est un miracle de grâce dans son commen-

[czm] 36 AVRIL. 131

cernent, dans sa continuation, elle le sera même dans Taotre monde quand elle ne sera plus mélangée de péché. Nous ne vivons que de grâce , et la plus gronde grâce c'est la vie éternelle. Nous ne pouvons point la produire nous-mêmes , ni par nos prières , ni par nos lectures pieuses, ni par aucun dos travaux do notn* charité. Dieu peut diminuer en nous la vie nu point do nous faire croire que nous sommes redevenus morts dam nos fautes et dans nos transgressions. Aussi ne devons-nous point vivre de nos progrès. Do même que chaque pulsation de notre cœur est un mirado, chaque mourement de la vie divine est un mirncio aussi. Celte vie est la lumière de Dieu , celle par laquelle il nous éclaire et nous transmet toute connaissance. Ix's lumières qui ne sont point dos sources de vie , ne sont que des connaissances mortes et ne nous viennent point de Dieu. La science humaine peut dessécher le cœur, mais quand Dieu lève sur nous la clarU de sa face, sa face.ost un rassasiement de joie et un arrosement à nos os. Examinons la source de la vie qui est en nous, et la lumière par laquelle nous sommes éclairés : est-elle divine ou humaine ? Discernons-nous ce qui est grâce do ce qui est nature , et montrons-nous au monde que la vraie grâce est celle dans laquelle on demeure ferme ?

Jusqu'à quand boiterez-vous des deui côtés? [1 Rois xviil, 21.)

On peut boiter des deux côtés çouv la doctrine et pour la vie. Le rationalisme vu/gaire a fait sou Veicv^s ^ \xv^\&

182 27 AVRIL. [cynn]

la maladie de notre époque c'est de louvoyer. Les con* victioDs saines, fermes et bibliques font place à un mé« lange de foi et d'incrédulité. La parole vivante et inspirée de Dieu ne règne point comme elle devrait régner, et n'a point l'autorité qu'elle veut avoir. La grâce pleine et entière par le sang de Christ, sans la coopération de l'homme, est voilée de toutes sortes de manières et remplacée par des systèmes humains sur la rédemption. On ne nie point, on cloche y et celle manière de croire décolore la vie, autant qu'elle affaiblit la vérité. Le manque de convictions fermes donne à la vie chrétienne ce caractère indécis qui lui Ole toute fraîcheur et toute force victorieuse. Revenez à l'Evangile des apdtres; nourrissez-vous-en , et ne subtilisez point. Amenez vos pensées captives, non comme le font ceux à qui l'on a imposé l'autorité du pape, mais comme savent le faire les âmes que remplit la sève d'une nouvelle vie. Que votre foi devienne une puissance, qu'elle cesse d'être une maladie de langueur. Quand votre âme sera croyante et bien appuyée , vous marcherez sans boiter; on se sentira à l'aise sous votre toit , et ceux qui vous verront servir l'Éternel avec allégresse pourront croire alors que vous ne servez plus deux maîtres, et que vous êtes tout entier à Celui qui vous a aimé.

N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde ; si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui. (1 Jean ii, 15.)

/if monde^ c'esi la défection loin d^ Dv^w. La séçara-

[CXTUi] ?7 AVRIL. 138

tion du inonde, c'est la séparation de l'esprit qui nous mondanise. Les choses qui nous entourent peuvent, selon qu elles nous subjuguent ou qu'elles nous montrent comme à Vœil les perfections invisibles de Dieu, servir d'escalier à Satan, ou nous conduire à Christ. Lorsque saint Jean nous dit de ne point aimer le monde ^ il ne parle pas des choses du monde en elles-mêmes, mais de l'amour illégitime que notre cœur déchu attache à la vanité. Le monde est une défection intérieure, un assujettissement à la vanité dont il faut sortir. Le monde extérieur a perdu son empire quand le cœur est gagné pour le monde éternel. Si quelqu'un aime le Pire, hmour du monde n'est plus en lui. Le cœur détaché de Dieu est comme la feuille qui sèche quand elle est sépale de l'arbre; la vraie vie s'est écoulée; ce qui reste, c'est la mort. La convoitise du monde n'est qu'une mort prolongée , c'est un goût qui tue la vérité , la vie et la joie. N'est-ce pas une folie de se condamner à une telle existence , quand on peut jouir de la puissance d'une ^ie qui ne doit point finir ? Rompons avec notre esprit terrestre, et nous sortirons de Yinimitié contre Dieu. affectionnons-nous aux choses qui sont où est Christ, ^'espérance de la gloire. Il nous ramènera au Père , et Vine fois que nous serons entrés dans le chemin étroit, les biens et la miséricorde nous accompagneront tous les jours de notre vie, et notre habitation sera dans la maison de V Éternel pour toujours.

134 28 AVRIL. fcsnx]

Pourquoi sait-je veoa, et II ne s^est trouvé personne f J'ai crié, et il n'y a personne qui ait répondu. (Ésaïe L, 2.)

Nous perdons mille occasions d'entendre la voix de Dieu , parce que nous ne Técoutons pas. Que faisonsnous dans nos moments de loisir? Nous en avons tous les jours quelques-uns ; c'est de ces moments que le Seigntîur parle , quand il dit : Pourquoi suis-je venu^ ei il ne s* est trouvé personne? Et les moments que nous perdons pour Dieu , à qui les consacrons-nous ? Â nos rêveries, au vague, au vide que nous voudrions en vain appeler le repos. Souvent Dieu ne se borne pas à venir, il crie , et il n'y a personne qui lui réponde. L'Ame a des besoins qui crient , et c'est Dieu qui crie dans ces besoins. Souvent aussi nous consacrons aux sou- * cis et à des déceptions nouvelles les moments que nous ôtons à Dieu. De tous les contrastes , le plus inouï, c'est de voir Dieu cherchant l'homme, et l'homme échappant à Dieu. Dieu étend ses mains pendant tout le jour vers un peuple rebelle, vers ceux qui marchent dans le mauvais chemin , après leurs pensées. Et que fait l'homme? 7/ rend son cosur dur comme le diamant; il ne veut point entendre , il tire V épaule en (Arrière , et il appesantit ses oreilles, pour ne point écouter. Plaignonsnous alors de n'être point heureux !

[cxx] 29 AVBIL. 186

ferai du bien, plus que vous n'avez même eu au commence- ., et vous saurez que je suis l'Éterael. (Ézécb. zxxvi, 11.)

le vous ment

Plus on vil avec les promesses de Dieu , plus elles se multiplient et deviennent vivantes. Le bien que Dieu nous a fait, si nous le repassons dans notre vie, est déjà le sujet d'un étemel cantique de louanges ; mais avançons fidèlement appuyés sur la main de Dieu, et la bonté qui est derrière nous ne sera rien en comparaison du bien qui nous attend , sans parler de la vie éternelle. Uê canaux célesies s'ouvriront et épuiseront sur nous kiénédictiont en sorte que nous n'y fourrons suffire. Il 7 a souvent des chrétiens qui, lorsque Dieu leur reprend quelque chose, croient aussitôt que tout est perdu ; d'autres, ayant à combattre tous les jours contre leur ^tore intraitable , s'imaginent que jamais il ne changeront. C'est pour ces heures d'épreuves que Dieu nous a fait cette promesse : Je vous ferai du bien , plus J^ vous n'avez même eu au commencement; et vous courez que je suis V Éternel. Donnons à cette promesse l'entrée de noire cœur, et elle nous sera un pain vivant; si notre christianisme est si maigre, c'est que nous ne ^ngeans point ce qui est bon^ et que notre âme ne jouit poîfU avec plaisir de ce qu'il y a de meilleur. Croire, c'est recevoir; n'écoutons point les voix du cœur, et ne f^gardons point aux choses visibles. Une âme croyante ^ de force en force , et l'Éternel bénit son dernier état fhu que le premier. Si Dieu engage sa parole, il ne &er^ pas irouré menteur. Il Va dit^ et il fera qtAC la clwse at-

136 30 AVRIL. [cxxi]

rive; il m a formé le dessein ^ et il V exécutera, Écoutei % David : 7/ est toute ma délivrance et tout mon. plaisir^ % ne fera-t'il pas fleurir ma maison ?

Quoique Tespril soit dans les hommes, c'est TiDspiration du Toat- Puissant qui les rend intelligents. (Job xxxn, 8.)

Il y a de profondes folies, comme il y a de profondes pensées et une profonde sagesse. Plus les sages de ce monde rêvent sur les choses divines, plus leur esprit lei trompe. 11 n'y a que l'inspiration du Tout-Puissant {tu* rende intelligent. La finesse de Tesprit naturel ne nous * j sert pas plus dans nos rapports aVec Dieu, qu'une > grande échelle ne nous servirait pour arriver au solelL * Un pauvre en esprit a plus de perspicacité que tous les sages et que tous les intelligents : c'est qu'il a l'esprilj de prière, et c'est le seul qui éclaire, quand nous nmvJil^ mettons en rapport avec Dieu. Entre Yesprit de Vhomme i et Yinspiration du Tout- Puissant, il y aura toujours | la même distance qu'il y a entre le ciel et la terre. L'ar- , tiste a aussi ses inspirations; le foèie passe aussi jMirdessu>s les lieux haut élevés de la terre , mais le monde est toujours le monde , et si Dieu ne descend jusqu'à nous , nous ne monteront jamais jusqu'à lui. Ce n'est point notre esprit , c'est le témoignage de V Étemel qui est assuré et qui donne la sagesse (mx plus simples. L'inspiration de la prière est la meilleure des inspirations ; elle ouvre l'âme pour Dieu, pour la Parole sainte, pour le monde éternel. Il y a une intelligence spiritudk pour connaître le vrai Dieu ; quand nous aimeronSi

[cxxu] 1 haï. 137

nous connaîtrons. Que Dieu nous enseigne à faire sa vohntéf H que son bon Esprit nom conduise dans le droit

chemin!

Voici, rhi?er est passé, la pluie est passée et s'en est allée; les flears paraissent sur la terre, le temps des chansons est venu, et la Toix de la tourterelle a déjà été ouïe dans notre contrée. (Gant, des Gant, ii, 11, i2.)

Le renouvellement de la nature épanouit le cœur et %ous dispose à la gratitude ; mais suffit-il pour nous donner de la joie? Une belle contrée peut, il est vrai, faire que nous nous oubliions un instant nous-mêmes ; eUe peut donner à nos espérances plus de vivacité ; mais elle peut souvent aussi produire un effet contraire ; car 008 belle nature et un cœur triste sont deux choses qui peuvent être réunies. Cette résurrection des choses extérieuresy ce concert de la création peuvent aussi renouveler le deuil de nos cœurs et faire couler nos larmes, si ceux que nous aimons ne sont plus là pour en jouir, si notre flme est serrée par la douleur. Il n'y a qu'un seul réveil qui rende heureux d'une manière permanente. Ce n'est pas celui de la nature , c'est celui d'une &£ûi^ o^v passe de la mort à la vie. La grâce se lavX ^QViN^\î\ ^-

138 2 MAI. [cnin]

tendre ; et il y a des âmes qui combattent et gémissent longtemps avant d*ètre éclairées de la lumière des vivants. On peut être sous le glaive de la loi pendflit des mois, des années , sans que ce douloureux enfantement aboutisse à la nouvelle naissance. Mais il y a une saison pour la grâce , comme il y a un printemps pour la nature. Quand une âme travaillée et chargée goûte enfin la paix, quand enfin elle peut saisir le pardon et marcher devant Dieu dans l'amour, elle peut alors s'approprier ces paroles et dire : Lhiver est passé, les fleurf paraissent sur la terre, et la voix de la tourterelle se foA ouïr dans la contrée.

Les fraits de l'Esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, 1* douceur, la bonté, la Gdélité, la bénignité, la tempéraoce* (Gai. V, 22.) ^

Quel est le meilleur signe d^ la croissance spirituellet C'est quand les fruits de V Esprit poussent tous à la fois. Il y a des hommes qui aujourd'hui s'exercent à to patience^ demain à la bontés après-demain à la fidélitil , ce système de sanctification n'est point l'œuvre du Saint-Esprit. Voyez ce qui se passe au mois de mai. h^ nature fait pénétrer la sève dans toutes les plantes à U fois. Dans le monde spirituel , c'est la même chose. S la source de la vie est renouvelée, toutes les vertus el sortent comme d'une même tige. Mais là oii il y a encor de l'aversion pour une partie de la loi , la vraie crois sance ne se manifeste point. Croître, c'est goûter que U volonté de Dieu^ de quelque moim^t^ c^vsi'dlft se présente

[CXZIT] 3 MAI. 139

est banne^ agréabh et parfaite. On ne choisit plus, on aime un commandement autant que l'autre, tous sont phu précieux que Vor, plus doux que le miel ; ou sort de cet état de fatigue qui vient du morcellement des devoirs, on court dans la voie des commandements ^ parée que Dieu a mis le cœur au large,

Mon âme, bénis l'Élerael ! à élernel, mon Dieu I ta es merveilleusement grand; tu es revêtu de majesté et de magnificeDce. (Pa. civ, 1.)

Lisez ce psaume en entier sur le haut d'une montagne, ou en face des merveilles de la nature ; c'est le moyen de le goûter. Le Psalmiste voit l'Eternel dans chaque brin d'herbe, il lit dans les grandes choses, comme dans les petites, la magnificence de notre Dieu, En effet, la présence de l'Eternel vivifie tout. La destination des deux et de la terre est de raconter la gloire du Dieu fort , et de donner à connaître V ouvrage de ses mains. On se sent partout à l'aise, quand on se rappelle que la terre et tout ce qui y est appartient à V Éternel ; la terre habitable et ceux qui y habitent. L'enfant de Dieu se sent partout sous le toit paternel ; il n'est seul nulle part. Dieu lui est un père de près^ aussi bien qu'un père de loin. David disait : Il connaît quand je m'assieds et quand je me lève ; il découvre de loin ma pensée. Il m' environne t soit que je marche, soit que je m'arrête, il a une parfaite connaissance de toutes mes voies. Comparez avec un chrétien qui est partout à son aise , ces mille et mille personnes qui, même chez elles, sont tou-

140 4 MAI. [CIXT]

jours mécontentes. Elles sont entourées de toutes les aisances de la vie, on les porte sur les mains, et le bon* heur les fuit. C'est qu'elles ne peuvent pas dire : Dieu 1 tu es mon père ; quoique les biens abondent à quelqu^un, il n'a pas la vie par ces biens. Saul se trouvait mal sur un trône, David était à son aise dans une caverne ; pourquoi ? C'est que l'un était sous le pouvoir d'un mauvais esprit, et que l'autre s*était proposé VÉternel devant lui. Demandez donc une chose et recherchez-la : c'est d'habiter dans la maison de V Étemel tous les jours de votre vie , afin de contempler la beauté de VÉternel, et de visiter soigneusement sonpedais.

Dieu n'est point un Dieu de confusion, mais un Dieu de pais. (i Cor. XIV, 83.)

Oîi il y a confusion^ il n'y a point de paix ; et où il y a confusion dans les choses extérieures , il y a aussi ordinairement confusion dans l'âme et dans les rapports avec Dieu. On peut souvent juger de l'état spirituel de quelqu'un , en entrant chez lui , et en voyant l'ordre ou le désordre de son appartement. Jésus-Christ a aimé l'ordre jusque dans le tombeau ; car, avant de sortir de la tombe, il plia les linges qui lui avaient servi de suaire, mettant à part celui dont on avait enveloppé sa tête (Jean XX, 7). Cette circonstance n'est pas indigne de celui qui avait dit: Ramassez les morceaux qui sont restés ^ afin que rien ne se perde. Le bonheur domestique dépend souvent de l'amour de l'ordre. L'ordre est un des éléments ^22 repos et du bien-être, et jusqu'à un certain point, de

fCXXVlJ 5 MAI. 141

la fidélité. Réglons d'abord nos voies avec Dieu, et la moindre confusion nous fera souffrir. Sachons sur quel pied nous sommes avec lui, soyons au clair sur le pardon de nos péchés. On se jette souvent dans le désordre , parce qu'on veut échapper à la conscience. On ne veut point s'humilier, on veut s'oublier; c'est-à-dire on veut que Dieu oublie et qu'il passe par-dessus le mal. De telles manières de faire ne conduisent point à la paix. Marchons dans Vintégrité avec Dieu, et lintégrité et la droiture nous préserveront du désordre. Quand nous saurons où nous en sommes avec l'Éternel, nous saurons aussi où nous en sommes dans nos affaires, dans nos finances. Notre vie sera une vie réglée , car notre Dieu n'est pas un Dieu de confusion, mais un Dieu de paix,

Dieu! la louange t'attend en silence dans Sion, et le vœn te sera renda. (Ps. Lxv, i.)

FI y. a dans le silence de la nature quelque chose de religieux. Quand le soir est venu et que les voix du monde se taisent, le calme de la terre et des cieux semble louer l'Éternel. Toutefois la vraie louange attend V Étemel dans Ston. Mon âme , disait David , retourne en ton repos ^ car V Éternel (a fait du bien. Le silence de l'Ame est déjà une louange qui monte de Sion. Quand le Seigneur a repris sur nous son empire, les mouvements tumultueux de l'âme s'apaisent; elle semble dire : Nul n'est semblable à Lui! Il y a des Te Deuw qui ne sont que des pompes liumam^% ^\ap\\^\r

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tent Tâme dans le tumulte, au lieu de l'aider à nndfé à V Éternel ses vœux. On ne le loue jamais mieux que quand on peut le louer en silence et qu'on sent que ce vœu est reçu. L'avez- vous aussi loué dans les lannes? c'est la plus belle manière de le faire. Quand nos bonheurs terrestres nous échappent, quand nos soutiens se brisent et que l'âme , frappée jusque dans ses profon^ deurs, mais se consolant dans la possession des neheu^ incompréhensibles de Christ, peut dire : O Dieu! h louange t* attend en silence dans Sùm, le ixmi te sera rendu ; elle remporte la victoire sur le monde ; quoique affligée, elle est pourtant joyeuse ; quoique pauvre, elle pourrait en enrichir plusieurs, et ne possédant plus rien, semble-t*il, elle possède cependant toutes choses.

Nous sommes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour obtenir le salut, (i Pierre i, 5,)

Le corps s'use finalement, n'est-il pas étonnant qu^ l'âme ne s'use pas aussi? Qu'est-ce qui use comme I^ péché? Sans parler des incrédules et des gens d^ monde, n'est-il pas étonnant qu'après tous les péché^ que nous ajoutons journellement à ceux que nous avon^ déjà commis, nous n'arrivions point à la tombe ave^ une âme vermoulue et incapable d'être sauvée? Admi-^ rons la puissance de Dieu qui garde jusqu'à la fin à^ pauvres pécheurs qui jamais n'auraient pu se gardée eux-mêmes. Tout misérables que nous sommes, Diei^ garde en nous son œuvre, et cette œuvre est immortelle comme Lai. S'il nous laisse \e setiVm^xiX Al^tl^Xs^ «ai—

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' sère, si même il le rend plus profond à mesure que nous avançons y ce sentiment n'empêche pas cpie nous fie soyons gardés par la foi. C'est elle qui est la puis- Mnce de Dieu qui préserve l'âme de la ruine et du dér couragement. Après les millions de péchés qu'on a derrière soi, au lieu d'être usé, on est tout à coup frais, renouvelé ; on peut croire plus fermement que jamais à l'amour de Dieu, on se sent porté, purifié par cet amour ; le sang de Jésus-Christ a une puissance éternelle , et de misère en misère , comme de victoire en victoire, on arrive enfin au but pour obtenir le salut,

Et toute la multitude tâchait de le toucher, parce qu'il sortait de lui une vertu qui les guérissait tons. (Luc vi, 10.)

Il y aurait bien des changements spirituels, si nos ''apports avec le Seigneur étaient plus clairs et plus vë- ''itables. Que faut-il faire pour fe toucher ? Il faut arriver jusqu'à lui, ne point rester à moitié chemin, puis recevoir de lui les vertus qui guérissent. Mais les uns ne ^'approchent pas du tout du Seigneur, d'autres s'éga- ^^nt dans des rêveries en le cherchant; d'autres enfin ^c croient pas aux vertus qui sortent de lui. Ce qui em- E><che donc le véritable contact avec Jésus, c'est tantôt '^indécision de la volonté, tantôt l'amour caché du ^onde ou l'incrédulité. Quant aux âmes qui l'ont tou- 'hé, elles sentent bien qu'il sort de lui une vertu surna- •Urelle qui frappe la conscience , qui fléchit la volonté , lui satisfait les besoins, et qui fait croître 48iw% \^ ^m^rîCv- ^€aûaa. Un commerce habituel avec le Se\çciexvt ÔlOwcnr.

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au cœur un aplomb et à la vie chrétienne une fermeté qm ne donnent point les vertus humaines. Il est facile de ^' discerner ce qui est divin de ce qui est humain. Moins ^' on montre aux yeux les opérations de la grâce, plus eBes sont marquées. Cette vie cachée avec Christ parstt involontairement, elle rayonne. Heureuse est la multitude qui a tfyaché le Seigneur et qui a retiré de lui la verta merveilleuse de sortir de l'esprit naturel et de revêtir U$ dispositions que donne V évangile de paix !

Convertissez-voas à moi de tout votre cœur. (Joël n, 12.)

La conversion est le miracle des miracles. Se convertir, c'est se détourner de la vanité et de la mort pour se tourner vers la vérité et .vers la vie. Tous les efforts humains sont perdus, quand il s'agit de changer un cœur. Preuves, démonstrations, larmes, exemple chrétien, rien n'est utile jusqu'à ce que la grâce d'en haut vienne féconder ces moyens naturels. Mais un rien suffit à Dieu pour changer notre existence. Il incline les codurs comme des ruisseaux d*eau. Une parole qui tombe dans le cœur, un passage de l'Écriture , un mauvais moment, peutêtre un souvenir qui devient vivant, une prédication merveilleusement directe sont, entre mille moyens, ceux qui ouvrent quelquefois les yeux d'un pécheur sur lui-même et le jettent dans les bras de son Dieu. S'il y a des conversions brusques , miraculeuses , et où nous k ne discernons point l'œuvre préparatoire de la grâce , il ^J^ â aussi des préparations C[a\ s^^to\ow%^u\.vùàé&i\-

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ment, de bons symptômes qui n'aboutissent jamais à la conversion. C'est que le tent souffle où il veut et comme il t>eHt. Il y a aussi des conversions où l'on ne se rappelle ni le jour ni l'heure, ni mftme l'époque ou la circonstance qui ont amené la grande révolution d'esprit , et qui n'en sont pas moins des conversions. Mais toujours faut-il qu'on puisse dire : Si je ne sais pas ce qui s'est passé en moi , je sais bien une chose , c*est que fêtais aveugle et que maintenant je vois. Dès que la conscience est frappée et qu'elle soupire après Jésus, il y a conversion. Le reste viendra après, mais le premier pas est (ait.

L'Éternel marche parmi les tourbillons; et les tempêtes et les nuées sont la pondre de ses pieds. (Nahum i, 3.)

La vie chrétienne résiste à bien des bouleversements. Au milieu du tourbillon des affaires , des bouleversements de position , des tempêtes domestiques , des soufflets de Satan, n'ayons point de peur , nous sortirons de tout cela. UÈternel marche parmi ces tourbillons, ce n'est là que la poudre de ses pieds. On peut en venir jusqu'à perdre conscience de soi-même, jusqu'à ne plus retrouver en soi une étincelle de vie, jusqu'à enfoncer dans un abtme de maux , on peut tomber dans les plus douloureux. écarts, et pourtant être gardé; celui qui a dit à la mer : Tu viendras jusque-là et tu ne passeras point plus avant j a aussi réglé les plus petits détails de notre vie. Il ne nous livrera point entre les mains de nos ennemis, mais il mettra nos pieds cm lar^«. C^s

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crises violentes tourneront plus tard à sa gloire et à Tafr fermissement de noire foi. L'Éternel qui brise les cèdres peut briser tout ce qui vient de nous, il peut nous suspendre sur le néant et nous obliger à vivre de grâce et de miséricorde. L'homme naturel se croit capable de tout; le chrétien, tout humilié qu'il est, se croit encore capable de quelque chose ; mais quand tout à coup le bras de TÉternel tombe sur nos échafaudages et que nous sommes comme un homme renversé par un coup de foudre, nous apprenons à nous anéantir tout autrement, en voyant sortir de ce que nous appelions notre conversion tout un monde de justice propre, d'illusions sur nous-mêmes et d'orgueil spirituel.

Ne te vante point du jour du lendemain) car tu ne sais pas ce que ce jour enfantera. (Prov. xxvu, 1.)

On vit de projets, de calculs, de combinaisons ; on se construit un interminable avenir, et l'on compte toujours sans Dieu et sans le grand envoyé de Dieu, sans la mort. Voulez-vous vivre sagement? vivez comme si chaque jour était votre dernier jour. Ne remettez pas au lendemain ce que vous pouvez faire aujourd'hui; ne perdez pas le proQt de l'heure qui sonne, en vous égarant dans les lointaines espérances. Les plus .robustes sont les plus vite enlevés, car qu'est-ce que votre vie? Ce n'est quune vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui s évanouit ensuite. Si vous voulez vous vanter du lendemain^ faites-le d'une autre manière. Placez le Dieu vivant dans \otrQ lendemain, et vous ne serez point con-

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fondu. Quand le soir est venUy vous dites : Il fera beau temps demain, car le ciel est rouge. Eh bien! quand le soir est venui dites aussi : J'aurai une bonne journée demain, car les biens et la miséricorde m* accompagneront tous les jours de ma vie; Jésus-Christ est le même kwr, aujourd'hui, éternellement. Ce que nous appelons temps, circonstances, tournure des événements, hausses et baisses de la fortune, s'efface devant l'invariabilité du Seigneur. Et pour qui est-il invariable? est-ce pour lui? Non, c'est pour nous, pour nous qui craignons, pour nous hommes de peu de foi. Le lendemain aura soin de ce qui le regarde. Ces jours qui viennent et qui s'annoncent d'une manière si sombre, sont un gain tout pur. Croyez-le, et vous le verrez. Manquez-vous de pain ou manquez- vous de courage ? Le Tout-Puisiant sera votre or et votre argent^ il vous donnera des forces. Vous trouverez vos délices dans le Tout-Puissantt ^^ ^ous élèverez votre visage vers Dieu. Le jour enfantera ce que vous cherchez, mais laissez arriver le jour. Lancez-vous ainsi dans votre avenir, et tout ira bien.

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