CCLXXIX] 5 OCTOBRE
Tases de péché. Nous sentirions sur nous la main du médecin, el dans noire âme une vie nouvelle. Nous serions à notre bien-aimé et pourrions dire au monde : Il m'a consolé de toutes mes ruines, et il a rendu mon désert semblable à Êden, el ma solitude au jardin de V Éternel; la joie et l allégresse se trouvent au milieu de moi, la louange el la voix de cantique. Le Pharisien qui avait invité Jésus-Christ à dîner, ne savait pas qu*il y eût des âmes travaillées el chargées pour qui le Fils de Vhomme était venu. Il y a des maisons où Ton prie à table, où l'on observe religieusement le dimanche, où Von fait soigneusement le culte en famille, mais oq à côté de ces bonnes choses on n'a connu ni la douleur que cause le péché, ni les larmes versées aux pieds de Jésus» et où par conséquent aussi, on n'a pas connu le bonheur que donne cette parole de délivrance et de relèvement : Tes péchés te sont pardonnes, ta foi t*a sauvé, va-fen en paix.
Éternel I jusques à quand? (Ps. vi, 4.)
Dieu peut labourer un corps ou une âme pendant toute une vie. Il y a des existences qui ne sont qu'un tissu d'épreuves. Ceux qui souffrent, ainsi que ceux qui les voient souffrir, ne peuvent s'empêcher de s'écrier : Éternel, jusques à quand ? Il est difficile alors de croire et de croire jusqu'au bout que Dieu est amour. Mais nous ne voyons que les voies de Dieu, nous ne voyons pas son cœur. Quand le soleil est enveloppé des p]us noirs nuages, il n'en est pas movw& X^'sNx^ ^s^
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donne au monde la lumière et la vie. N'en est-il pas de même de ce Dieu dont toutes les pensées à notre égard ne sont que des pensées de paix et non ^adversité? Et si nos propres forces ne suffisent plus pour endurer répreuve, n'avons-nous pas la promesse que Dieu est fidèle et qu'il ne permettra point que nous soyons tentés mi delà de nos forces, mais qu*avec la tentation il nous en donnera aussi Vissue, de sorte que nous la puissions supporter? Le résultat d'une vie d'épreuve n'est pas le même dans chaque homme , quoique l'intention de Dieu soit peut-être la même. De longues souffrances portent facilement à croire qu'on a largement eipié, dans ce monde déjà, les péchés de sa vie. Cette croyance donne-t-elle la paix? Et si elle ne la donne pas, y a-t-il eu en effet une véritable expiation? Chez d'autres hommes, les souffrances usent les forces de la vie et le sentiment de la conscience. La douleur ne les a point tournés vers le médecin. Us se sont plongés dans la souffrance ; leur vie s'y est émoussée sans autre résultat cpie la torpeur. Mais on est heureux de trouver aussi des âmes qui sortent victorieuses de leurs creusets. Lazare, devant la porte du riche, dans un corps tout couvert . d'ulcères, s'endormit enfin en paix. Le paralytique de Béthesda, après trente-huit ans de souffrances, trouva aussi le Sauveur, sans parler de tant d'autres gtit, parla foi et par la patience, sont devenus les héritiers des promesses. La grâce ne se manifeste pas toujours chez ces pauvres affligés par une conversion éclatante, mais pouvons-nous savoir jusqu'à quelle profondeur elle a pénétré dans leur tm^'i C^^onj^it: Éternel! jusques à ^«^ârwûf.^ signifie beaucoup àe (i\\oç>^%. ^ ^\i«TOfe ^^