CCLXXX] 6 OCTOBRE
foi que nous ne pouvons analyser, une repenlance qui ne s'exprime pas par des confessions telles que nous les voudrions peut-être, mais'qui plaisent à Celui qui sonde les cours et les reins. C'est bien le cas de se rappeler que quiconque invoquera le nom du Seigneur, sera sauvé.
n» ODt changé la vérité de Diea en des choses fansses, et ont adoré et servi la créature, an lieu da Créateur, qui est béni éternellement. (Rom. I, 25.)
La plupart des fausses idées de nos jours, telles que le radicalisme, le communisme, le panthéisme, etc., etc, viennent d'un besoin véritable et normal qui s'est égaré en cherchant à se satisfaire hors de Dieu, seul objet de tout bonheur, et par le moyen de choses fausses transformées en idoles. Le radicalisme vient d'un besoin de liberté et d'indépendance que l'Écriture reconnaît et approuve, quand elle dit : Mes frères^ vous avez été appelés à la liberté; Paul ajoute, il est vrai : Ne prenez pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair. C'est ce que font les radicaux. Ils se méprennent; ils secouent les jougs humains , au lieu de secouer le joug des passions et des convoitises ; ils no savent pas qu'il n'y a que celui que le Fils affranchit qui soit véritablement libre. Le communisme vient également d'un besoin qui est une vérité de Dieu : c'est celui de posséder et de jouir. Une possession pourrait nous échoir à tous dans des lieux agréables , si nous recevions le Seigneur luimême comme le bien commun auquel chacun de nous a le même droit. Mais ce besoin s'est aussi égaré ; et le cœur, né pour la possession d'wn trésor , «w\\^\y ^^O^^v
336 7 OCTOBRE. -^jfLmi]
sir celui que les vers ne rongent point et que les larrom ne dérobent point, convoile le bien d^autrui et rêve un nivellement qui n'est plus dans Tordre de Dieu. Le panthéisme enfin, qui a pour but de faire arriver Thomme à la conscience de sa divinité, repose sur une vérité qui, si elle était restée vérité de Dieu, ferait tout notre bonheur. Dieu avait dit au premier couple : Dominez sur la terre ; le Psalmiste dit aussi : Tu Vas établi dominateur sur les ouvrages de tes mains, et Paul donne raison à un poëte grec qui avait dit : Nous sommes aussi la race de Dieu. Mais s'il est vrai que Dieu a mis toutes choses sous nos pieds, il est évident que celui qui nous a assujetti toutes choses est excepté ^ et le panthéiste, voulant être égal à Dieu et une partie même de Dieu, a tourné vers la créature l'adoration due au Créateur, béni éternellement. C'est ainsi que tout ce qui est bon, sortant des mains de Dieu, se gâte entre les mains des hommes.
Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le entre toi et lai seul; s'il t'écoute, ta auras gagné ton frère. (Matth. xviii, i5.)
S'il s'est passé entre deux chrétiens quelque chose qui peut devenir une mauvaise racine d'amertume, il faut sur-le-champ s'expliquer. Ne laissons pas vieillirce qui peut devenir une cause de désunion. La raideur, dans les rapports fraternels, vient ordinairement ainsi que les discussions de famille, de ce qu'on n'a pas été droit les uns envers les autres. Il arrive souvent, je le sais, que l'un cherche une explication que l'autre fuit. II arrive souvent aussi qvve vovA çiw ^ot^yq^^x^v^î^^
[ceux» 7 OCTOBBE. 337 ,
s'échaàffe et Ton se dit des choses de plus en plus piquantes qui éloignent la réconciliation et augmentent le repoussement que Ton se sentait l'un pour l'autre. La difficulté d'une explication vient toujours de l'excessive susceptibilité du cœur déchu. L'homme spirituel se repaîtrait volontiers de vérité^ mais l'homme déchu fuit la vérité^ parce qu'elle attaque son orgueiL Quand vous aurez à reprendre un frère, ne le faites pas sans vous y être préparé par la prière. Demandez à être revêtu de V Esprit du Seigneur^ afin de suivre la vérité avec la charité^ et de faire sentir à celui que vous avez à reprendre que vous venez à lui dans son intérêt et non dans le vôtre. Si ce frère à reprendre était vous-même, n'attendez pas jusqu'au moment d'une explication pour demander la sagesse d'en haut, dont un des caractères essentiels est d'être traitable. Considérez bien celui qui a souffert une si grande contradiction de la part despécheurSy et qui a reçu nos crachats sans sortir du calme de l'humilité et de l'amour. Un chrétien qu'on ne peut pas reprendre sans qu'il se cabre, n'est pas encore un chrétien, et celui qui assure qu'il a tout écouté, mais qui n'en garde pas moins une rancune cachée, se met sous un interdit, car il ne peut plus dire : Pardonnez-moi comme je pardonne. Veillons sur nos bons rapports , et que la gloire qui vient de Dieu nous soit plus chère que notre point d'honneur et notre justice propre ; car comment pouvonS'nou>s croire y si nous aimons à recevoir de la gloire les uns des autres , et que nous ne recherchions pas la gloire qui vient de Dieu seul?
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Qu'il vous soit fait selon votre foi. (Matth. ix, 29.)
Gardons en tout temps une joyeuse assurance et espérons continuellement en notre Dieu. Les difficultés s'aplaniront, non en proportion de nos calculs et de nos prévisions, mais en proportion de notre foi. Il nous sera fait, dit Jésus-Christ, selon tiotre foi. Nous ne pouvons jamais assez attendre de Dieu, car celui qui nous a donné son Fils et qui nous le laissera pour toute Téternité, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui? Mais il y a deux situations où il est difficile de croire. L'une est celle oii Dieu nous ôte un bonheur visible dont la privation fait toutà coup pour nous une solitude de la vie. Croyons alors que tous nos bonheurs réunis ne valent pas celui que nous trouverons en Dieu lui-même, si nous tournons vers lui nos pensées et nos désirs. L'autre situation est celle où, souffrant de notre nature intraitable, nous désespérons d'être jamais changés. Sans doute, en regardant à nous, à la longueur, à l'inutilité de nos efforts, nous avons sujet de perdre courage ; mais l'impossibilité dans laquelle nous gémissons n'est-elle pas la meilleure garantie que Dieu viendra à notre secours? Il suffit que nous voulions être changés, nous le serons. Veux-tu être gfuA"t ? disait Jésus-Christ à ceux qu'il guérissait quelques moments après. Je sais bien que notre plus grand mal est souvent de ne pas vouloir être guéris. Nos longues luttes, ces luttes si infructueuses, viennent de ce que nous ne voulons pas nous délacUer^u ^feOckfe.^m ^\is&\lQu%-
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temps que la latte existe, il reste une espérance. Les luttes ne viennent que de TEsprit de Dieu, et partout où il fait son œuvre, il crée aussi un soupir après une volonté nouvelle. Écoutons bien ce que nous dit TEsprit, et Celui qui nous a donné la volonté nous donnera aussi r exécution selon son bon plaisir. N* abandonnons donc pas notre confiance^ qui doit avoir une grande récompense. Croyons le Seigneur sur parole; et il nom sera fait selon notre foi.
J'avais ouï parier de toi de mes oreilles; mais mainteoaQt mon œil t'a vu. (Job iLii, 5.)
Il y a loin d'une vérité entendue à une vérité expérimentée et qui est devenue suc et sang, comme on dit. Job avait déjà une fort belle religion avant ses infortunes ; mais ses convictions les plus profondes ne lui vinrent qu'après les soufflets de Satan. Dans une atmosphère chrétienne, on ne peut souvent pas distinguer ce qu'on appris des autres de ce que Dieu lui-même nous a enseigné, On pense comme les autres, on parle comme les autres, et ce n'est que dans les moments d'épreuve et de lutte qu'on sent qu'on n'a rien. On avait om parler y mais notre œil n*avait point vu. Dieu fait lui-même notre orthodoxie, comme il la fit aux Sichariotes, qui n'eurent plus besoin du témoignage de la Samaritaine dès qu'ils furent en rapport direct avec Jésus. L'âme vit de sa foi^ et tout ce qui n'est point vie en elle n'est point force et n'est point à nous. Une intelligence docile ne peut remplacer un cœur ouvert, et la ^i âradiÔQuaeUQest la plus, gran^ ebôXo^d^ Vlâi\e^^:^âc^
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d'une foi personnelle. On se laisse porter sortes épaules d'aulrui, on adopte une foi toute faite et comme on sait par cœur qu'il y a une porte étroiie^ on croit que depuis longtemps on Ta laissée derrière soi. Le caractère auquel on peut reconnaître que ce Credo sur parole d'autrui n'est pas la vraie foi» c'est qu'il ne donne aucone joie ni aucun rafraîchissement spirituel. Un Yoyageur que la soif dévore, à la suite d'une longue marche, boit \ avec bonheur l'eau qu'il rencontre sur son chemin. Il ne la boirait point avec le même plaisir si on la lui apportait dans sa chambre. Voyez la foi profonde de Job, après ses épreuves ! Pour croire, il faut souffrir et se fondre sous la main de Dieu. La foi est une puissance, c'est quand notre cœur nous condamne , quand les hommes nous abandonnent, quand nos échafaudages s'écroulent, que nous sentons que la foi est une puissance. Alors on tombe, comme Job, dans les bras da Dieu fort et vivant; et, au lieu de trouver en lui un feu consumant^ on le sent près de soi comme un père qui nous a prédestinés à être son enfant par Jésus- Christ^ par un effet de sa bonne volonté.
Israël ! si tu te retonrnes, dit TÉternel, retoarne-toi vers moi ; si ta ôtes tes abominations de devant moi, tu ne seras plus errant çà et là. (Jér. iv, 1.)
On peut se convertir, et ne pas se convertir à l'Éternel; cela arrive quand on échange une idole contre une autre idole, et que l'objet de nos recherches n'est point le Seigneur lui-même. Un homme fatigué d'une vie de ^^ipation adopte des goùVs^W^ t^>A\fe^/^^^\3c\^£^>\V^
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il se retourne vers une vie tranquille, mais non pas vers rÉternel. Regardez-y de près : Tespril terrestre de cet homme est encore le même. Un autre est malade ou dans une de ces détresses où V assistance des hommes n'est plus que vanité; en cet état, il s'adonne à la prière, il reprend la lecture de la Bible, mais ce n'est point l'Éternel, c'est sa délivrance que cet homme cherche dans toutes ces choses. Un troisième encore se convertit d'un système d'idées à un autre ; il adhère à l'Évangile et quitte le pape et la messe pour une doctrine qu'il croit être la vérité; mais la persuasion de l'esprit n'est pas un pas* sage de la mort à la vie ; Dieu veut un cœur touché, c'est-à-dire beaucoup plus qu'une autre manière de voir. D'autres enGn ont trouvé un Sauveur, mais non pas le vrai. Ils se sont convertis à leur propre conversion, prenant pour le Seigneur lui-même un commencement de vie nouvelle; aussi, dès que leurs propres impressions les abandonnent, ils perdent la tête et ne savent plus où ils eu sont.' Y a-t-il dans notre vie un retour, une conversion? Si nous ne sommes plus ce que nous étions, allons jusqu'au bout. L'Éternel est-il notre terme et notre trésor T N'avons-nous point échangé une idole contre une autre? Tout ce qu'on préfère à Dieu, tout ce qu'on met à côté de Dieu, tout ce que l'on compare au Seigneur lui-même, est au nombre de^abo^ minations. C'est une abominable ingratitude de choisir autre chose que Lui, qui est notre tout et en dehors de qui tout est néant. Les fausses conversions, les trompeurs retours f rendent errants çà et là; ils ne donnent rien de ferme; on conçoit le travail et Von enfante le tourment; c'est pour nous prémunit conVe^i ^^ \fic^&sK^
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que l'Éternel s'écrie: Israèî! si tu te retournes, retourne-toi jusque vers moi. Ce qui signifie : Sois chrétien à fond, et tu seras un enfant de paix.
Dans toutes ces choses noas sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés. (Rom. viii, 36.)
Avez-vous une devise pour votre vie chrétienne! Si vous n'en avez pas, prenez celle-ci. 11 y a dans la vie bien des choses faites pour effrayer; par exemple : Vaffliction ou Vangoisse^ la persécution ou la faim, h nudité, le péril ou Vépée; mais ne regardez point à tout cela. Je connais un homme capable de vaincre toutes ces difficultés, et cet homme c'est vous, si vous êtes en Christ. L'Église romaine parle d'œuvres plus que suffisantes pour procurer le salut ; l'Évangile parle d'une force plus que suffisante pour nous rendre victorieux de tout par Celui qui nous a aimés. Est-il vrai que Christ ait vaincu le monde et qu'il ait détruit nos obstacles? Est-il vrai qu'il ait compté nos cheveux, inscrit nos larmes, calculé nos combats et pesé d'avance toutes nos misères? Un médiateur a tout cela à faire. S'il veut répondre pour nous, il faut qu'il prenne sur lui notre propre existence, avec toutes les charges qu'elle renferme, n l'a fait et il a vaincu, lui, qui est aujourd'hui à la droite du Père. Tout est Ojccompli pour une âme qui croit, qui reste attachée à son Sauveur et ne se laisse point abattre. La force abonde en elle; le triomphe de Christ devient le sien. Regardons donc à Jésus, à l'ac- ^gùiùpUsseïûenl de noire ia*\watiV3fét;TDï«^'if ^t&^^
XUOXYl] 13 OCTOBRE. 343
as assez. Nous fouillons en nous-mêmes, au lieu de lire valoir ce que nous avons reçu ; nous ne voyons ue le vent et la tempête, au lieu de nous réjouir d'être outenus par une main qui ne nous lâchera jamais et [m nous rendra plw que vainqueurs. C'est la main de elui qui nous a aimés ; sa force nous porte, elle soulève es montagnes, elle éteint les traits enflammés de Satan ; lie fait taire les jugements du péché et remplit de amière la vallée sombre qui nous attend demain. C'est a grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, Nous ne la Déritons pas, nous ne la produisons pas, mais c'est •our cela même qu'elle se donne à nous gratuitement t fidèlement, et qu'elle n<ms garde par la puissance e Dieu et au moyen de la foi, pour être sauvé au jour B Christ.
3 rent soaffle où il veat, et ta en entends le brait, mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est de même de tout homme qui est né de l'Esprit. (Jean m, 8.)
Qui est-ce qui tire le vent de ses trésors ? Qui est-ce li lui prescrit sa route et qui le fait tomber? C'est Celui li fait souffler sa grâce où il veut, qui attire à lui qui veut, qui se retire de qui il veut. Dieu est libre dans nature comme dans le monde invisible; c'est son dépendance qui fait sa divinité. Telle âme à qui nous 5 pensions nullement, reçoit grâce, et telle autre que )us entourons de tous nos soins reste fermée à l'Évanle. Dieu ne donne point sa gloire à un autre; il fait iséricorde à qui il fait miséricorde ; il a pitié de qui a pitié. Cela ne vient point de celui qui veut, ni de
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celui qui court; cest un don de Dieu^ afin queftrsonne
ne se glorifie. L'œuvre de la grâce n'est pourtant pas da fatalisme. Personne ne pourra dire qu'il n'a pu la posséder, parce que Dieu la donnant à qui il veut, il n'a pas été du nombre de ceux à qui il l'a donnée. Il y a une connexion intime entre la grâce de Dieu et notre volonté. La volonté est cette faculté qui peut saisir et rejeter; si nous voulons la grâce, nous l'aurons; si nous ne la voulons pas, nous l'éloignons nous-mêmes. Saint PauT, en disant que cela ne vient point de celui qui veut, ne dit pas : Nous avons beau vouloir, notre volonté ne signifie rien ; car il contredirait ces paroles, qui sont certaines aussi : Qui demande^ reçoit; qui cherché^ trouve, et Von ouvre à celui qui heurte. Saint Paul veut dire que quiconque a reçu la grâce, l'a reçue et ne l'a point prise. Nous avons reçu la volonté pour demander et non pour nous emparer des dons de Dieu. Si la grâce ne nous est pas donnée, ce n'est pas que Dieu la retienne, c'est que notre cœur lui reste fermé. Nous sommes pleins de mondanité, d'indifférence et d'illusions sur nous-mêmes; tandis qu'il nous faudrait un cœur pauvre et vide, pour que le vent de Dieu pût y souffler. Faisons place à la grâce, et elle ne nous manquera pas. Dieu la donne ; on ne la lui prend point. Celui qui ne l'a pas reçue n'a qu'à interroger sa conscience ; elle lui dira : Ce n'est point Dieu qui t'a exclu, c'est la mauvaise volonté qui t'a fermé la porte.
<Si
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J'ai aussi regardé toat le travail et l'adresse de chaque métier, et j'ai vu que l'un porte eovie à l'autre; cela aussi est une vanité et ua tourment d'esprit. (Ecclés. iv^ 4.]
La concurrence que se font les marchands, leurs rabais» l'adresse qu'ils mettent à se surpasser n'est, au fond, que le fruit de l'envie. Ils sont jaloux les uns des autres, et ils cherchent à se renverser. L'envie est bien un tourment d* esprit y et un des plus cruels peut-être. Il y a des existences que l'envie dévore, comme la vermoulure ronge les os. Notre cœur égoïste nourrit-il cette vanité? Sommes-nous envieux? De quel œil voyons-nous la prospérité des autres? Si quelqu'un nous efface, si l'on nous met de côté, comment supportons-nous cette humiliation ? Mais il y a une envie plus subtile et qui regarde la vie religieuse. Si l'un de nos frères a moins de combats que nous, si Dieu lui rend son christianisme plus facile, s'il a plus de joies que nous, plus de résultats de sanctification que nous, nous réjouissons-nous de la vérité, ou cela nous déplaît-il extrêmement, et en sommes-nous fort affligés, comme le fut Jonas de la conversion des gens de NiniVe? Si, réveillé jeune, nous avons une vie spirituelle pénible, et que notre travail dans le salut se fasse avec crainte et tremblement , tandis qu'un autre, touché une heure avant sa mort, reçoit le même ciel que nous, sans avoir passé par les mêmes tribulations, notre œil n'est-il pas malin, de ce que le Seigneur s'est montré bon? Ne disons-nous pas comme les ouvriers de la parabole : Ces damiers n'ont travaillé qu'une heure, e\l>\«.\xV% a
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égalés à nouêy qui avons supporté la faiigue de tout k jour et la chaleur? Désirez-vous savoir quel est le remède qui peut guérir Tenvie ; le voici : Aimez avant toutes choses la gloire de Dieu ; et la recherche de cette g^re sera aussi le repos de votre âme. Vous sortirez de tos vantlés et de vos tourments d'esprit; vous aurez on fondement solide ; le règne de Dieu sera aussi votre règne, et les bénédictions que vous verrez mmiter an ciel redescendront sur vous et multiplieront les vôtres.
Est- il possible qae voos o'ayez pa veiller uoe heure avec aoi? (Matth. XXVI, 40.)
Un chrétien émincnt s'étonnait qu'on pût passer toute une nuit sans se lever au moins une fois pour se mettre à genoux devant le Seigneur. Mais on peut s'étonuer à plus juste titre que dans une nuit où quelqu'un ne peut dormir, il profite si mal de ces heures de silence. Avez-vous déjà eu des insomnies? Il y a des personnes qui en ont habituellement. Ces heures ont aussi leur destination. Quand tout dort autour de nous, le Seigneur entre chez nous et nous demande : Ne pouvez^ous point veiller une heure avec moi? Que de nuits n*a-t-il pas veillé lui-même sur la montagne et ailleurs! Do quoi a-t-il rempli ces heures de recueillement et de prière? Etaient-ce ses propres intérêts qu'il portait devant le Père, ou étaient-ce les nôtres? Et cette fidélité, comment la lui rendons-nous? Après une nuit d'insomnie sans prières, le Seigneur n'est-il pas fondé ji nous dire : Est-il possible que \)ou% xC a*^^^*^!^ nanIW