CCLXXXIX] 15 OCTOBRE
une heure avec moi? Qu'est-ce qui est le plus fatigant de nous tourner et retourner dans notre lit, de laisser errer nos pensées de vanité en vanité, de nous plonger dans des soucis et de nous créer des chimères, ou de veiller une heure avec le Seigneur, et de répandre notre cœur devant lui? La nuit porte conseil, dit-on; oui, si nous demandons conseil au Seigneur, et que nous le mettions au fait de nos intérêts et de nos craintes. L'esprit, Tàme et le corps habitent dans la retraite secrète du Souverain et logent parmi les hiens^ s'il nous est possible de veiller une heure avec le Seigneur. Que s'il nous semble trop pénible de lui parler, en repassant devant lui ce qui fait le sujet de nos prières, soyons au moins avec lui ; l'âme éprouve alors un bien-être qui n'a rien de fatigant et que donnent le contact avec le Seigneur et l'influence de sa présence. C'est pendant nos insomnies surtout qu'il se tient à la porte et qu*il frappe; si quelqu'un entend alors sa voix et lui ouvre la porte^ il entre chez^ lui et soupe avec lui.
Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. (Jean vi, 68.)
Les paroles du Seigneur sont esprit et vie, elles jugent des pensées et des intentions du comr. Mais l'homme naturel n'aime pas à être mis à nu ; il retient la vérité captive et repousse les jugements de la Parole. Du vivant de Jésus-Christ, bien des gens déjà et plusieurs disciples même se retiraient et n'allaient plus avec lui. La lumière avait lui dans leurs ténèbres, mais leurs ténèbres ne l* avaient point reçue. CYvacwxv ^^\ Xîîw:^ ^^
348 16 OCTOBRE. [ccxc]
suivre qui il \eut; les douze apôtres mêmes pouvaient se choisir uu autre maître, mais quand Jésus leur demande : El vous, ne voulez-vous point aussi vous er^ aller? Pierre répond, au nom de tous : Seigneur, à qui irions-nous? Tu as'les paroles de la vie éternelle. Le monde est grand, et les séductions du péché sontà l'iufini, mais comme les vagues viennent toutes finalement battre le rivage, toutes choses ramènent finalement au Seigneur et jettent le racheté dans ses bras. Pierre, après avoir prononcé cette belle parole, renia son maître ; les autres disciples s'enfuirent quand Jésus fut , pris, mais le Seigneur les fit souvenir de lui, et ils lui rendirent tous ce témoignage-ci : D'autres seigneurs qu6 toi nous ont maîtrisés ; mais c'est par toi seul que nous nous souvenons de ton nom. Sommes-nous l'un des douze? sommes-nous l'un des autres? Quelle est notre roule et notre intérêt suprême? Si c'est par beaucouf d* afflictions quon entre au royaume des cieux^ c'est par beaucoup de déceptions qu'on apprend à rester fidèle à Christ. Après avoir poursuivi ceux que nous aimons sans pouvoir les atteindre, après les avoir cherchés sans les trouver, on se lasse, on en vient à dire : h m'en irai et je retournerai à mon premier mari, car alors fêtais mieux que je ne suis maintenant. Et quand on est retourné à lui, une seule chose reste à faire : c'est de demeurer en lui^ et il demeurera en nous.
Où la rémission des péchés est accordée, il n'est plus besoin d'oblation pour le péché. (Hébr. x, 18.)
l'assurance de la vie e\\ife\^^i^xi^<vi\i\^^\^'îi^^^
[cacj 16 OCTOBRE. 349
du pardon des péchés. C'est le sujet sur lequel l'Écritare revient le plus souvent et qui nous est de tous le plus nécessaire. Sans pardon, il ne peut point y avoir de paix, et sans l'assurance du pardon, il n'y a point de fermeté. Quand la vie religieuse est vacillante et indécise, la cause secrète en est toujours le vague dos réponses que Ton fait aux accusations de la conscience. Mais d'abord, sentons-nous ces accusations? Le sentinaentdu péché existe-t-il dans notre âmeT En sentonsnous journellement les morsures? Il faut avoir la conviction du péché avant d'en recevoir le pardon. Si celte conviction était plus vivante et plus sentie en nous, l'assurance du pardon ne se ferait pas si longtemps alten-^ dre. Gardons-nous de l'esprit de fraude et de Timpéoitence, et demandons à Dieu de nous juger, mais sitôt que le péché sera devenu péché à nos propres yeux et que nous nous sentirons sans repos et sans paix, alors tnettons-nous bien dans l'esprit que la rémission des oéchés est un don de DieUy qu'elle est accordée gratuiement, et que nous n'avons plus d'oblation à ajouter à lelle qu'offrit sur la croix Jésus, notre paix. Il a tout iccompli. Si tout en le croyant nous sommes cependant ans assurance de pardon, c'est qu'il y a en nous une onpénitence quelconque ou un reste d'incrédulité qui lous rend flottants. Est-il raisonnable d'appeler Jésus 3 Sauveur et de se travailler soi-même pour se réconilier avec Dieu? A quoi sert de croire en Jésus-Christ t en sa rédemption élernolle, si l'on ne vil pas de la raluilé de ce sacrifice? En pareil cas, il y a conlradicon enlre l'esprit et le cœur: l'esprit croil, mais le cœur e saisit pas. Avant de prendre des deux mains cette
350 17 OCTOBRE. [caa]
rémission accordée pour toujours, on veut s'y préparer par toutes sortes d'oblations^ par une contrition plus grande, par une reconnaissance plus vive, par des résolutions plus chaleureuses. Mais plus on se prépare ainsi, plus la vraie paix échappe. Commençons par prendre ce qui nous est offert, nous nous préparerons après. Laissons tous ces détours, qui ne viennent que de notre justice propre, et laissons couler jusqu'à nos moelles le baume de cette parole : Où la rémission des péchés est accordée^ il n'est plus besoin d'oblation pour le péché.
Retournez à vos places fortes, vous captifs qui avez de Tespérance, je t'annonce aujourd'hui que je t'en rendrai deux fois aataoU (Zach. IX, là.)
C'est un spectacle douloureux que celui d'une âme enchaînée par l'amour du péché, par la crainte du monde ou par des soucis qui la tiennent captive et qui lui ôtent toute liberté et toute joie. On peut avoir passé par la porte étroite et redevenir un captif; on est alors un captif qui a de Vespérance. Mais si le Seigneur a mis en nous un commencement de foi, ne craignons pas ces chaînes de notre vieille nature, ces retours à la légalité ou à l'abattement. Les jours les plus sombres sont souvent ceux que nous rencontrons dans la grâce même. Ils sont destinés à nous faire retourner à nos places fortes j comme des captifs qui ont de Vespéra/nce, Que dit Jésus-Christ à Thomas? Mets ici ton doigt et regarde mes mains \ avance au^si ta main et la mets dans mon côté^ et ne «ois çlus luwèiuU^ tcvm wfÂ%.
[CCXCII] 18 OCTOBRE. 251
Nos places fories sont les plaies du Seigneur. Retournons constamment h cette œuvre accomplie une fois pour toujours, et notre cœur sera mis au large et nos chaînes tomberont. Dieu relire ses captifs de la fosse où il n'y a point éCeaUy à cause du sang de l alliance quil a irailée avec nous. Une liberté habituelle risquiTait d'user notre reconnaissance; mais en nous laissant descendre dans la fosse et en nous eu retirant, Dieu domie un double prix à notre délivrance. Quand nous repassons nos misères et que nous comptons nos péchés, nous nous sentons captifs et abattus sous un esprit sombre et craiqtif ; mais tout change quand Dieu nous 9mmee qu'il nous en rend deux fois autant; c'est-àdire qu'au lieu d'un moment de colère, il nous donne ^te une vie de faveur ^ et après V affliction légère du ^fs présent, le poids éternel d'une gloire infiniment excellente.
le royaame des deox est encore semblable à on marchand qui cherche de belles perles, et qui ayant trouvé nne perle de grand prix, s'en va et vend toat ce qa'il a, et l'achète. (Matth. xjii, 45, 46.)
Remarquons ici la marche de la grâce quand elle entre et qu'elle avance dans la vie chrétienne. L*œuvre de Dieu commence à Tépoque où une âme se met à chercher. Ce ne sont point les pratiques et les œuvres, ce sont les ébranlements spirituels qui fraient le chemin à Jésus-Christ. C'est le réveil de la conscience, la recherche de la paix, la faim et la soif de la grâce et de la justice. Mais une âme qui cherdie, ne sait pas toujours
352 19 OCTOBRE. [cacm]
ce qu'il faut chercher. Elle rencontre de belles perles, elle les achète avant de connaître la perle précieuse. Ces belles perles sont toutes les choses qu'on poursuit, toi» j les efforts qu'on entreprend, pour poser soi-même h I fondement que Dieu seul peut poser. On se travaille, on s'échauffe, mais le salut ne vient pas de nous; il est un don de Dieu^ afin que personne ne se glorifie. Mais k recherche des belles perles conduit à la trouvaille de b perle précieuse. Ces efforts, quelque infructueux qu'il» soient, sont des moyens salutaires pour nous préparer pour Jésus-Christ. Plus nous travaillons, moins nous produisons; mais ce labeur inutile a pour résultat précieux de nous faire sentir notre néant et l'esclavage d'une nature perdue; et une fois qu'on crie : Misiralk que je suis, qui me délivrera! le salut est prêt, et Jésus- Christ peut agir. La possession de la perle de grcani prix fait bientôt oublier toute autre perle. En effet, quand on se sent justifié et en paix par la connaissance du Seigneur, le cœur habite où est son trésor, il se détache volontiers des choses visibles et n'a plus aucune estime pour cette force humaine et celte justice propre qu'il a poursuivies au travers de tant de larmes. D marche de foi en foi, regardant toutes les autres choses comme une perle, pourvu que Christ croisse et qu'il soit trouvé en lui, quand il paraîtra pour manifester les siens.
Appliquez vos cœurs et vos âmes à rechercher rÉternel votre Dieu. (1 Chron. xxii, 19.)
Tourner son cœur vers Dieu et le maintenir dans
CGXGlIl] 19 OCTOBRE. 353
cette direction^ est un travail, et un travail de tous les ioors. Ce qui est né de la chair est chair, et la chair est plus pesante que l'esprit. Elle s'élauce, puis retombe; elle se recueille, mais de nouvelles distractions la détournent bientôt, parce que le fond du cœur déchu est un monde de vanité. Cependant TÉcriture nous dit : Appliquez vos cœurs et vos âmes; apportez tous vos soins; courez vers le but ; combattez le bon combat ; résistez jusqu'au sang; saisissez la vie éternelle. Dieu estil injuste? Nous demande-l-il Timpossiblc? Qui oserait le direTNon; mais ce que Dieu nous demande, il nous le donne, il fait lui-même en nous^ mais non pas sans nous, ce qui lui est agréable, par Jésus-Christ, N*a- Yons-nous jamais entendu dans le secret de notre conscience des voix qui nous parlent, des voix qui nous viennent d'en haut et qui correspondent à nos besoins? Tantôt c'est le besoin de sortir d'un état de souffrance, tantôt celui de faire notre paix avec Dieu, de nous affranchir de l'esclavage des choses corruptibles et de nous affectionner aux choses qui sont en haut^ où Christ^ notre médiateur et notre trésor, est assis. Nier ces besoins, c'est nier notre nature humaine, c'est refuser de croire qu'il y a un soleil qui luit au ciel. Si celui qui entend en lui ces voix intimes, applique son cœur et son âme à rechercher V Éternel son Dieu, il trouvera de l'huile pour sa lampe, des ailes pour sa nature déchue, le possible dans l'impossible, un plus fort dépouillant le fort. Car, de deux choses l'une : ou bien nous disons : j'ai des oreilles, mais je les ferme ; une volonté, mais elle se refuse ; une vie, mais que je garde pour moi. Ou bien, tournant notre cœur vers Y Orient d'en
356 ' 22 OCTOBRE. [ccxcvi]
neL Cette bénédiction n'est pas une certaine façon de parler, c'est la plus sainte et la plus nécessaire des«réalités. C'est la faveur du Seigneur, sans laquelle nous ne pouvons rien faire ; c'est la communication de son Esprit et de sa vie, qui seuls font prospérer; c'est un souffle de paix qui peut se faire sentir à toute une maison aussi bien qu'à une âme isolée ; c'est le goût et la saveur des bienfaits qui nous entourent et qui, sans cela, ne seraient pas des bienfaits; en un mot, c'est la bonté de Dieu qui descend dans le cœur de l'homme et qui y entretient la reconnaissance, la joie et l'amour. Les bénis de VÊternel sont aussi une bénédiction pour les autres, même pour toute une ville, pour tout un pays. Quand la bénédiction de VÊternel est sur nouSy nous pouvons fléchir les genoux en silence et dire, en allant de maison en maison et de ville en ville : Noui vous bénissons au nom de VÊternel, Il nous vient souvent des bénédictions sans que nous sachions d'où, c'est que, près ou loin de nous, il y a eu quelqu'un qui s'est souvenu de nous, en disant : Nom vous bénissom au nom de VÊternel, Si tout homme savait prier, il ] aurait bientôt une moisson de bénédictions, et nou: saurions que quiconque est béni de VÊternel est gard comme la prunelle de son œil et se trouve dans une haut retraite,
Ton cœur s'est élevé à cause de la beauté, et tu as corrompu sagesse par ton éclat ; je le jetterai par terre, je te mettrai i spectacle aui rois, afin qu'il te regardent. (Ezécb. xxvni, 17.]
Lisez tout ce chaçllre, sutVowX ^^^wx'SiV^ ^^^!^Q.t 12. à
[cacvi] 22 OCTOBRE. 257
premier coup d'œil il n'y est question, semble-t-îl, que de la chute de Tyr; mais sous ce premier sens, il y en a un autre qui fait de ce morceau un des passages les plus remarquables de la Bible sur la chute de Satan. Un chérubin oint pour protéger^ établi dans la sainte montagne de DieUy parfait dans ses voies, depuis le jour qu'il fut créé, — n'est-ce point là Vange de la luwterc avant qu'il fût devenu /e prmce des ténèbres? Et comment est-elle tombée des deux, cette étoile du matin, cette fille de Vaube du jour (Esaïe xiv, 12) ? En laissant son cœur s' élever ^ en admirant sa beauté, en corrompant sa sagesse^ en se mirant dans son éclat. Dieu jeta alors par terre cette orgueilleuse créature, la mit en spectacle afin qu'on la regardât. Ce fut donc l'orgueil spirituel qui perdit Satan ; il regarda comme une usurpation d*étre égal à Dieu, et il essaya cette usurpation. Nous retrouvons cet orgueil dans les abîmes de notre propre cœur. Avons-nous eu un bon jour, avons-nous remporté une victoire sur nous-mêmes, avons-nous fait un progrès quelconque? notre cœur s'élève aussitôt à cause de sa beauté, et corrompt sa sagesse en admirant *on éclat. Mais Vorgueil marche devant Vécrasement. Silôl que nous présumons de nous-mêmes, nous sommes fin péril de faire une chute qui nous mettra en spectacle fit nous couvrira de confusion. Qu avons-nous que nous ^Qyons reçu, et si nous lavons reçu, pourquoi nous ^*i glorifions-nous comme si nous ne lavions point ^^fu? C'est déjà un jugement de Dieu que cet esprit f ^c qui suit aussitôt l'orgueil. N'attendons pas que ce Jugement s'aggrave, rentrons dans l'humilité. Dieu ^e fait grâce quaux humbles, el l'otv n'^^X ^ôxùsîss» 'à.
858 23 OCTOBRE. [cacYii]
bien gardé que quand on se sent le dernier des pécheurs.
Et Josaphat suivit entièrement la voie d'Âsa son père, et il ne s'en détonrna point, faisant tout ce qui est droit devant rÉterod. Toutefois les hauts lieux ne furent point ôtés; le peuple y sacrifiait encore et y faisait des encensements. (I Rois xxii, 43, 44.)
Josaphat était droite mais au fond de cette droiture il y avait encore des infldélités. C'était un bon roi en comparaison de cette suite de rois idolâtres dont la vie se passait à faire ce qui est mauvais devant l'Éternel Josaphat revint au vrai culte, et fit ce qui est droit devant V Eternel. Pourquoi faut-il que ce beau témoignage soit immédiatement suivi de ces tristes paroles : Toutefois les hauts lieux ne furent point ôtés ? Allons au fond de notre droiture, elle n'est pas si parfaite que nous le croyons. On croit voir clair sur soi-même, et l*on découvre bientôt de nouvelles infidélités qui ne sont point jugées. Il y a bien des degrés dans la sincérité ; c'est la vertu dans laquelle nous avons le plus & croître. Le voile épais qui est ôté au moment du réveil de notre conscience, n'est point le seul ni le dernier. Demain, et à mesure que la lumière continuera à nous manifester ce que nous sommes, nous nous verrons sous un jour nouveau. Sous cette adoration en esprit et en vérité, il y a des hauts lieux qui n'ont point été ôtés. La connaissance de nous-mêmes croît à mesure que nous haïssons plus sérieusement nos idoles. Nos langueurs cachent plus d'un interdit, et notre sincérité 'plus d*ime duplicité. Mettons m col^ntsvw
[CÛLGTUi] U OCTOBRE. 859
et nous discernerons nos chaînes et nos attaches. Souvent aussi Dieu Tient à notre secours et nous met dans des positions où les choses cachées ne deviennent que trop évidentes. Youlons-nous savoir si nous sommes droits? Demandons-nous ce que nous avon$ ôté. Un dépouillement qui a peur ou qui s'arrête quand il a commencé n'a pas la droiture qui subsiste devant VÉtximeh n faut 6ter tous les hauts lieux, et la grâce de ^tre Seigneur Jésus-Christ nous fera trouver les vrais misées et les vrais encensements.
U hurole de Diea est vivante et efficace, et pins pénétrante qn'aoeane épée à deax tranchants ; elle atteint jasqu'aa fond de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles, et elle juge des pensées et des intentions da cœur. (Hébr. iv, 12.)
Laissons à Vépée de la Parole son tranchant y et nous aurons moins à souffrir de notre cœur émoussé. Une grande activité use les forces et dégénère en mécanisme. Le cœur se blase et s*épuise quand il ne retourne pas assez souvent se vivifier dans la Parole. Modérons notre activité dès que nous sentons que nous donnons du nôtre, au lieu de puiser à pleines mains dans la plénitude de Dieu. Il faut que Tâme soit tranc[uillement assise aux pieds de Jésus pour recevoir son enseignement; il faut que le serviteur écoute^ pour que la parole de son maître puisse le vivifier. Une âmo saintement ouverte vaut mieux qu'une âme chaudement Dccupée. Lhomme vit de toute parole qui sort de la houàve de Dieu. Recevons la Parole comme venant de
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nous ayons à produire nous-mêmes cette vie et celle efficacité. Laissons-nous atteindre, juger et fouiller; faisons place en nous pour de nouvelles forces. Entre Vâme et Vesprit il y a souvent bien des choses; la Parole nous signalera ce qui est imagination et ce qui est vie de Dieu. Si Tépée arrive jusqu'aux /oindire*, elle entrera aussi jusqu'aux moelles. La délicatesse de la conscience vient de la délicatesse de la fidélité ; aussi l'homme qui marche droitement en présence de luimôme, jugeant selon la Parole les pensées et les intentions de son cœur^ peut être passif et actif dans les mêmes moments et sans détriment pour son âme. Passif pour Dieu, comme un vase qui se laisse remplir; actif pour les autres en transmettant ce qu'il a reçu. Jésus-Christ a vécu ainsi ; c'est le sens de cette parole : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, à moins quil M le voie faire au Père ; car tout ce que le Père fait, h Fils le fait aussi pareillement. El le Père et le FiU agissent jusqu'à présent; ils agissent dans celte Paroh qui est vivante et efficace. Mettons* nous sous sa direction, et le Père et le Fils viendront à nous et feront leur demeure chez nous.
Qae personne ne vous condamne au sujet do manger et du boire, ou pour la distinction d'un jour de fête, ou de nouvelle lune, oa de sabbat; car ces choses n'étaient que l'ombre de celles qui devaient venir, mais le corps en est en Christ. (Col. n, 16, 17.)
Parlons du sabbat seulement. Ce passage veut-il dire
que saint Paul rejette le jour du repos et qu'il prêche
ici une liberté qui ne svivaVX c\u^ à^vi \^dvcaUsme? C'est
fcaax] 25 OCTOBRE. 361
une tôste science que celle qui épluche la parole pour y trouver des raisons de se soustraire à une ordonnance de Dieu qui est un vrai privilège pour le chrétien comme pour le juif. Que deviendraient notre corps et notre âme, si sur sept jours nous n'en mettions au moins un à part pour le consacrer au repos î II y eut un temps où un peuple, pensant être plus sage que l'Éternel, fit des semaines de dix jours au lieu de sept. Il n'eut pas à se féliciter de cette innovation. La proportion établie par Dieu entre le travail et le repos se trouva être la seule utile. Si on laissait à chacun le choix du jour où il lui convient de se reposer, que deviendr^t la communion chrétienne? Saint Paul ne serait plus saint Paul s'il voulait qu'on vécût ainsi. Mais ces paroles ne s'adressent qu'à l'esprit légal des docteurs judaïsants. On peut observer le sabbat d'une fâcheuse manière ; on peut, en pressant ïa lettre, se remettre sous la verge de Moïse, sous cette loi qui réglait avec sévérité les actes extérieurs parce qu'elle n'était pas encore la loi de l'esprit de vie qui est en Christ ; car le repos ne consiste pas uniquement dans la cessation de notre tra« vail hebdomadaire ; le chrétien sait tirer un meilleur parti du saint repos de son Dieu. L'Apôtre ne met ici de côté que le repos compris dans un sens pharisaïque, mais il ne touche pas à ce jour du Seignev/r qui est devenu le sabbat de la nouvelle alliance depuis que Christ a mis en Mdence la vie et Vimmortalité^^diT sa résurrection. Les premiers disciples se réunissaient ce joup-là en mémoire de cet événement mémorable ; les' apôtres eux-mêmes célébraient le dimanche, et Die\i o. reiDé sur le maintien de ce jour, comm^ '^ ^^^^<^ ^^sx
ZSà 2S «liCTOBiE. [ccai]
pemeDl en tous sods. La grâce vienl avant la paix. 11 fâut que Dieu agiiie sur nous, qu'il nous rassure sur Dotr^ parioQ. qu'il gloriâe en nous son Fils, pour que l'âme entière eotre dans cet état suave que nous appelûûs la paix. La pA\\ est la conscience de rhannonie afec Dieu, deluniâD profonde avec lui par Jésus-Christ, quâod sa grâce nous a donné le témoignage de notre adoption. Si saint Paul met en tète de toutes ses Épttres la grâce el la paix^ ces deux dons de Dieu sont pour lui plus qu'une formule; c'est comme si, avant d'écrire, l'Apotre ouvrait par ses prières les écluses du ciel, pour que les ûeuves de la vie divine et toute Tassurance, toute la sanctification que cette vie communique, viennent perfectionner t affermir^ foriifer ei rendre inébranlables les Âmes destinées à être un levain pour le monde.
Ayez \e> cœurs parifiés des soDÎHures d'une mauTaise coDscience, el le corps taré d'une ean pure. (Hébr. x, 22.)
Les plus grands miracles sont ceux qu'opère le sang de Jésus-Christ. La conscience a une terrible force de condamnation, mais le sang de Jésus*Cbrist est plus fort qu*elle et que toutes les souillures qu'elle nous signale. Son pouvoir mystérieux plaide victorieusement notre cause, purifie tous les souvenirs de notre vie, et purifierait de tous les péchés du monde la conscience où ils seraient accumulés. Quand on n'en a pas fait l'expérience, on ne conçoit pas comment ces remords inexprimables, ces montagnes de souillures, le témoignage fepe nous rend la couseveiieft qj^\»\iX^'îX^^iKîûfcv2eL\tfs^
fcCCIIll 29 OCTOBRE. 365
puissent subitement faire place au soulagement céleste qui vient du pardon, et à la paix que donne ce témoignage : tout est grâce en toi. Mais quand rexpérieuce est là, on ne peut plus en douter. Tel est le pouvoir de ce sang qui purifie de tout péché j et de Celui qui nom environne de bonté et de gratuité. Quand nous aurons senti la force rédemptrice du sang de Christ, nous fe* rons aussi Texpérience de la valeur de notre baptême. Notre corps a été lavé d'une eau pure. Que ce soit par aspersion ou par immersion, la quantité d'eau n*y fait rien, mais tenez ferme ce fait-ci : J*ai été lavé. Notre baptême visible sera le sceau de notre purification spirituelle. Si jamais cette grâce intérieure nous était voi- ^ lée, nos deux yeux pourraient la voir hors de nous dans notre baptême. Est-il vrai que nous ayons été baptisés? 11 est donc aussi vrai que nous avons été purifiés de toutes les souillures de notre conscience. Nos péchés, fussent-ils rouges comme le cramoisi, ont été blanchis comme la neige; il ny a plus maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ et qui ont été baptisés en son nom. Ce corps j lavé d'une eau pure, renferme une âme revêtue de sainteté et de justice, par la puissance de ce sang qui est notre éternelle rançon.
Je te connais par ton nom, et même tu as trouvé grâce devant mes yeux. (Exode xxxm, 12.)
-Moïse, en rappelant à l'Eternel cette assurance de pardon et de grâce, croyait que Dieu est fidèle et qu'il ne peut se démentir lui-même. Si nows t^ç^^^ÔlWvs» W^
â66 29 OCTOBRE. [ccciii]
croix de Christ, nous pouvons saisir la môme promesse, et plus fermement même que ne le pouvaient faire les croyants sous l'ancienne Alliance. C'est à la croix qu'est attaché le témoignage de Dieu, non en parole, mais dans la personne de son Fils. Dans le nom de son Fils, Dieu lit aussi le nom de tout pécheur qui croit. Dieu n'oublie point sa grâce, mais c'est nous qui l'oublions, et qui avons besoin de faire de ce souvenir notre force et notre haute retraite. Il ne suffit pas de croire que Jésus-Christ est mort pour l'humanité déchue, 11 faut que nous possédions une part personnelle à ce salut. On n'est fort que quand les yeux de Jésus ont rencontré les nôtres, qqand il nous a assuré par son Saint-Esprit quil sait où nous habitons j qu'il nous connaît far notre nom, et que c'est notre propre âme qui a trouvé grâce à ses yeux. Quand Jésus-Christ ressuscité appelle Marie-Madeleine par son nom, il vivifie sa pauvre servante, car en la nommant, c'est comme s'il lui eût dit : Je te connais par ton nom ; tu as trouvé grâce à mes yeux; tu es une héritière du ciel. Prenons largement notre part; nous ne prendrons jamais assez. La grâce dépasse toutes les mesures de la pensée humaine. Jésus-Christ est le Sauveur des masses et le Sauveur des individus, mais il est avant tout votre Sauveur, et c'est dans vos téte-à-téle avec lui qu'il vous le dira. Fortifiez vos rapports directs avec le grand Ami des pécheurs, et tous les autres dussent ils douter, croyez, vous, que vous êtes son racheté^ et que personne ne vous ravira de sa main. En religion surtout, il faut sortir des généralités ; c'est de votre propre salut qu'il s'agit, et c'est celui-là qui vous est offert.
CCCCIV] SO OCTOBRE. 367
O Dieu! ta as fait dégoutter abondamment la pluie sur ton héritage, et quand il était épuisé, tu Tas rétabli. (Ps. Lxvili, 10.)
Lhéritàge du Seigneur est le petit troupeau qui n'a rien à craindre^ puisqu*i7 a plu au Père de lui donner le royaume; mais ce petit troupeau est souvent bien amaigri, et la rosée d'en haut se fait souvent attendre pour lui. Ne pensons qu'à notre propre âme et à l'épuisement qui. vient de nos chutes et de nos péchés. Quand même on ne voit pas ces extinctions de vie, on n'en souffre pas moins. Le terrain de notre foi n*est souvent qu'une terre aride. Mais ces épuisements, saintement compris, sont les plus grandes bénédictions. Pour que la phiie d'en haut puisse dégoutter abondamment sur nous, il faut que nous nous soyons dépouillés de nousmêmes. Le peu de grâce que nous avons reçu pourrait trop facilement nous suffire, si ce fonds ne tarissait pas quelquefois, et ne nous obligeait à retourner à la source. Les vierges folles se confiaient en leur peu d'huile, et c'est pour cela que leurs lampes s'éteignirent. L'homme déchu est un rien vivant, il ne subsiste point par ses progrès. Il faut à chaque moment que la grâce revienne et fasse table rase de ce qui vient de nos propres forces. Cet avancement est bien pénible, mais c'est le seul qui soit sûr. Le Dieu qui a voulu suspendre la terre sur le néant est aussi le Dieu qui la tient ainsi suspendue. II en fait de même pour notre âme. Il abandonnerait plutôt tous les soleils qu'il a créés que de m^WQfv^\ V^^sî^^ promesse : Je ne le laisserai point ; 3e tie ï dhaTv^tcisfc-
368 31 OCTOBRE. [cccr"]
rai point. Sache donc, héritage du Seigneur, que quand tu seras épuisé, tu seras aussi rétabli. Les nuées fertî^ lisent la terre; mais qui peut compter les trésors qu& sont renfermés en Christ?
Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire (Jean x, 13 .
Ne faisons rien machinalement; quoi que nous fas sions, allons-y de bon cœur. Nous nous épargnerons 1 c supplice da mercenaire. S* enfuir loin du devoir, c'est se donner à soi-même un esprit, souffrant. Le simple noécanisme ne nourrit poiHt la vie; il faut une fidélité qui soit de Tamour. L'amour rend tout facile, et l'amour paie largement l'amour. Que gagnent ceux qui travaillent par nécessité, par esprit de crainte ou par dégoût? Ce sont des mercenaires qui s*enfuient , ils sortent de la vie en la fuyant. 11 y a des tâches qui ne sont pas faciles, je le sais bien, il y en a même qui sont plus longues qu'on ne les voudrait. Mai§ celui qui donne la tâ^ che, est aussi celui qui donne la joie ; tout se réduit ^ devenir une brebis du Seigneur. Un cœur bien tourna vers Christ a reçu un esprit nouveau, et où est V Esprit du Seigneur j là est la liberté. Si l'esprit qui nous dirige a été changé par une conversion véritable, nous nou^^ emploierons de bon cœur à ce qui nous répugnait autrefois. Le dégoût du mercenaire fera place à une fidélité de détails, qui trouve son salaire en soi-même, et ce salaire c'est la vie. Nous verrons qu'il ne coûte pas plus de suivre le bon berger que de s'enfuir ou de murmu- >er. Ses brebis entendent sa 'ooix, ^\ ^^ ^^vi^^^V ^ussi
[CCCYl] 1 NOVEMBRE. S69
une puissance. C'est le levier qui soulève les montagnes, qui d(51ivre de Tesprit de contrainte, en nous faisant passer dans le royaume du Fils de Dieu, Le bon berger a donné sa vie pour ses brebis ; il a frayé le chemin à nos sacrifices, et au plus grand de tous, celui de nousmêmes. On gagne plus à se donner qu'à se garder. Ne mesurons donc point ce que nous perdons, nous ne perdons qu'un esprit mercenaire. Suivons le bon berger, et nous serons conduits par V Esprit de Dieu comme des enfants de Dieu. Portés et préparés par l'esprit d'adoption et par la charité, nous rencontrerons dans tous les détails de nos journées ce Jésus-Christ qui est mort sur la croix. Quoi que nous fassions , nous le ferons alors de bon cœur^ parce que nous le ferons non pour les hommes ^ mais pour le Seigneur,
N'éteignez poiot l'Esprit, (i Thess. v, 19.)
Le Saint-Esprit est la lumière de l'âme. C'est lui qui conduit dans le droit chemin, et qui nous remet en mémoire toutes les choses que le Seigneur nou^ a dîtes. Mais on peut éteindre V Esprit, en se raidissant contre ses directions, et en n'obéissant pas aux mouvements cyil tvcwis. viennent de lai. Comprimer habvlviçWetciexvW^^ %^S%^
370 1 NOVEMBRE. [CGC?!
talions de TEsprit c*est se jeter soi-même dans cet état d'irapénitence et d'endurcissement qui nous rend incapables d'êtres sauvés, et dont nous avons plusieurs exemples dans l'Écriture sainte. Dans le passage que nous avons sous les yeux» il n'est pas question da péché contre le Saint-Esprit^ l'Apôtre parle d'autre chose. Il venait de dire : Priez sans cesse, ou maintenez-vous toujours dans la disposition de la prière. L'Esprit nous met toujours dans un grand malaise quand nous sortons de cette disposition , et c'est ce malaise qui rappelle la brebis errante sous la houlette du bon berger. Mais l'Esprit fait souvent davantage : il nous adresse des appels clairs et directs, il nous fait sentir des mouvements inattendus qui nous poussent vivement à la prière. Ne renvoyons pas ces sommations d'en haut, car ce serait éteindre V Esprit. Tantôt c'est une affaire qui se présente à notre pensée, tantôt c'est le nom d'une personne qui nous revient subitement à la mémoire sans que nous l'ayons cherché; c'est comme un éclair qui nous montre tout à coup quelque chose ou quelqu'un pour qui il faut prier, et noiîs n'avons point de repos si nous ne cédons aussitôt à cet appel en priant en effet. On peut toujours trouver un moment de recueillement dont la prière a besoin ; au milieu même de nos occupations, nous pouvons nous rendre à la voix de l'Esprit. Nous saurons plus tard pourquoi, à tel moment donné, tel besoin de prière nous est venu, et, dussions-nous ne le savoir jamais, encore devons-nous avoir frayeur d'éteindre V Esprit. Nous gagnerons en spiritualité, en nous montrant fidèles, tandis que nous aÊÊÊ^affaibïissons nous-mêmes» ew \i\^\iw\ ^v^'s.^ ^^^
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notre âme les voix miséricordieuses qui nous viennent d'en haut.
Regardez è Jésus, le Chef et le Consommateur de la foi. (Hébr. xii, ).)
Il y a souvent des teàtations bien bizarres. De même que l'Esprit *de Dieu peut arriver à nous d'une manière inattendue, Satan aussi peut nous attaquer brusquement, et souvent d'une singulière manière. L'ennemi a des mouches noires qui ne sont que des mouches, mais elles viennent de l'abîme. Une sotte idée peut nous poursuivre un jour entier et nous tenir éveillés pendant la nuit même ; une crainte qui n'a aucun fondement peut nous traverser l'esprit et nous travailler pendant nos meilleures heures; une disposition incrédule peut nous tourmenter jusqu'au sang • et nous faire douter du secours de Dieu, quand il ne s'agit que d'une bagatelle. Gardons^nous alors de nous enfoncer dans ces pensées ; l'ennemi ne demanderait pas mieux. C'est un guetapens dans lequel il ne faut pas nous laisser prendre. Regardons à Jésus, le Chef et le Consommateur de la foi^ et nous rirons de'nous-mêmes et des craintes auxquelles nous aurons failli nous livrer. Celui qui est en nous est plus fort que celui qui est dans le monde ; prenons donc le bouclier de lafoi^ et l'ennemi s'enfuira de nous ; un seul regard sur Christ triomphe de tout. Quand la foi commence, Satan aussi commence : à peine Jésus- Christ est-il né, qu'Hérode veut le tuer. Mais comme le Sauveur est le Chef de la foi, il en est le Consommateur. Noire passé est une bonne garanl\e -çoxxt w^\x^ «î\^\è^*
373 3 HovsMBRE. [occvm]
Il n'est pas plus difBcile au Seigneur de noos faire persévérer jusqu'à la fin, qu'ils ne lui a élé difficile de nous donner la vie, mais il faut regarder à Lui^ et regarder à lui c'est s'attacher à lui, c'est dire à notre Ame : Quoi qu'il en soit^ repose loi sur lui, ta délivrance vient df lui,
Exerce-toi à la pîélé. (1 Tim. iv, 7.)
On peut avoir une foule de bénédictions dans une heure tout ordinaire. Nos bons ou nos mauvais jours ne viennent pas des situations heureuses ou malheureuses de la vie, mais de l'attitude de notre âme. Il faut nous exercer à la piété, et nous verrons qu'elle est utile à toutes choses. Ce travail n'est point fatigant, on peut s'y livrer à toute heure ; il suffit de se donner à Dieu et d'ôtre sincère envers soi-même. Dieu se donne dès qu'on se donne, et c'est l'activité de la gr&ce qui forme à la piété. Ce sont les puissances du siècle à venir, ce ne sont pas nos propres forces qui nous formeront et nous façonneront. Mais allons à la rencontre de notre Dieu. Nous avons été créés pour cela : îl y a des impulsions intimes qui nous le diront. Ce n'est pas en restant figés sur nos lies que nous serons demain un saint ; il faut tourner vers Dieu ces besoins de notre nature. Il faut se mettre en route si l'on veut arriver. Sans doute, si le voyage est long, on n'arrive point dès le premier ^I^^S' exercer à la piété, c'est faire un travail qui ^^^■îDieu fera le IraxaW, mais c'est à nous à nous M travailler. l]n itaNaiVlaSx^^^^^^"^^^^^"^^^^^