CCCIX] 4 NOVEMBRE. S7S
est bien plas facile ; or la plus sainte de toutes les besognes est celle de notre salut. Approchons-nous de Dieu, et il s'approchera de nous. Montrons-lui nos résistances à mesure qu'elles paraissent, t7 aplanira nos montagnes et rehaussera nos vallées. Croyons et désirons avec ardeur, et notre piété sera bientôt une CBuvre. Ne nous comparons ni à un tel, ni à un tel, marchons avec Dieu, sans bruit, et sa force s'accomplira dans notre faiblesse. Partons de l'assurance que Christ a vaincu le monde, et qu'il nous a donné des armes pour renverser les forteresses. L'exercice de la piété est l'œuvre de la grâce dans une âme qui croit. Commençons avec confiance, ne pensons pas à demain. Aujourd'hui Dieu est à nous, il sera encore à nous demain, et avec son secours nous franchirons la muraille.
Yoas serez allaités. (Ésaïe lxti, 12.)
Voici une des promesses faites à l'Église. Il y a un lait spirituel et pur qui alimente les rachetés du Seigneur, et qui les soutient dans les temps difficiles. C'est la saine doctrine de la Parole. Faisons comme le Psalmiste, serrons cette Parole dans notre comr, et nous ne pécherons point contre VÊternel. David disait : Soutier^-moif selon ta Parole, et je vivrai. Esaïe voyait couler sur l'Église la paix comme un fleuve, et la gloire comme un torrent débordé-; ce sont les effusions de l'Esprit qui accompagnent et remçUss^w^. \;s. ^^^^\ft. sainte. Les dogmes de l'Église sonX a^wssKs^Vyc^^'.'^Nî»^
etf ^a vérité vÏTUolr. H >!eftp^ mérité est < 5o9 «niiiTictiaiis aMit uisi oa» appuis: e'eaâ Is itaorc «ilviiie «pn ooaa tait croilre^ ei cpn a sii martyrs josifiiedaK les liaunes. AjaciaosUi] mata «ies pfQiBe9Besv<l»«7oaiiiiBiifieiiiait»eidBS hb* oaces : tout eda est in 2ai. el Tan ne peut ^m rçk MHS l'antre. Les promesses a agiwwm ; poiaCsaas les commaiideiiienta; les co minandH nents amnt aMJ w .aié ' blés sans les promesses. Si nous rettanchana ks aKoaces^ nous émonssons le traochant tfe la P^Kuia* et notre vie apintueile prend de tiédeur. Atous pour tonte Paele de Dieu: la respect, et nous femios allaités et oitrelHiim es 3fe aéparoAs point ee qne Diea a jbîdL Cm aièie ae détu>iiipose pas le lait qu'elle donne à.âoaeii&QÉ. A laoÉB FÉoiise fidèle, le Smnt, le Vériiable. (pd a Im ekfiê ùmid, dit : fm wnert urne parte dnamt tai^ eifenmun ne la peut fermer ^ para far, f a iyw lu a'aî» fii*aa pen de foree^ te as gardé ma Parole, eC lu ■'« poôii moiN^iiKMi aam.
3 XOTEXBREL .
OMMme mon fen mTà «iaé, je f oas ai «nui mëm m u HHM) MMar, (leta ir, t.)
fli^ a mis Umle êon affeeii&m en son Ftls; cet anioar bit sa vie ; il n'a rien trouvé qui fût digne de loi que 90n Fils^ et Jésus-Christ a établi entre lui et nous les mêmes rapports qui existent entre lui et son Père.
Ké>i>geonS'nous dans Tamour que le Père a pour son ^ c'est une mer ûoiilno\»u^ vtw^^twç&^ç^VSsss^,
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Mais Tamour du Fils est aussi grand que celui deson Père, et tout racheté qui se laisse aimer et qui croit est l'objet de l'amour de Jésus. C'est encore une mer dont nous ne voyons ni les bords ni le fond. L'esprit se perd en cherchant les limites du monde, mais l'amour de Christ pour le dernier des pécheurs est plus infini que l'univers même. L'homme naturel ne voit que sa personne ; l'homme réveillé ne voit que ses péchés ; et la vie chrétienne, dans toute sa force, est encore loin de voir tout l'amour de Christ. Nous n'épuiserons jamais ni le sens ni le bénéfice de cette parole : Comme mon Pire m'a aimé y je vous ai aussi aimés ; demeurez en mon amour. Ce que nous croyons le moins, c'est que nous sommes aimés, et d'un amour qui n'a plus de nom, qui n'a plus de mesure. Aussi notre cœur, que cet andour seul pourrait dilater, reste plus ou moins fermé. Usé par l'égoïsme et sous le poids de son indignité, il ne comprend plus l'amour, et ses larmes lui servent de pain. Cela n'empêche pas le Fils de Dieu de condescendre à nos misères, de créer un lien entre lui et nous, de vivre de compassion et de patience, comme nous vivons d'ingratitude et d'incrédulité. L'amour descend de lui à nous, c'est ce qui le rend ferme ; mais ce qui n'est qu'un désir du Sauveur tant que nous sommes ici-bas, sera une réalité dans le monde éternel, où nous demeurerons dans T amour ^ quand nous connaîtrons comme nous avons été connus.
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Le Seignear l'Élernel m'a donné une langue savante, pour savoir parler à propos à celui qui est abattu. (Ésaïe L, 4.)
C'est un grand don que celui de savoir prendre une Ame. Tous les moments ne sont pas favorables; il faut souvent attendre une situation propice.' C'est surtout quand une âme est abattue qu'on peut s'approcher d'elle, pour l'attirer vers la seule chose nécessaire. Quand nous croyons que le moment de parler est venu, montrons à cette âme tout l'intérêt possible, non-seulement pour captiver sa bienveillance, mais parce que le Seigneur est alors à la porte, et qu'il frappe. Quand il nous sera évident que le Seigneur nous appelle à parler, comptons aussi qu'il nous donnera une langue savante, pour savoir parler à propos à celui qui est abattu. Soyons nous-mêmes une preuve vivante que le Seigneur nous a parlé, que l'on sente que nous sommes en communication avec lui, et que ce que nous disons de ses consolations est une réalité en nous. Si la personne à qui nous parlons est mondaine, ne demandons pas trop à la fois, mais ne craignons pas cependant d'aller au fond de son abattement, et d'en signaler la vraie cause, qui est le manque de paix. Une conversation religieuse trop générale, est toujours perdue; jamais des banalités n'ont changé personne. Il faut nommer les choses par leur nom ; faisons-le en priant, et dans un esprit de charité, puis abandonnons le reste m Seigneur. Si nous savoivs c^vv^ U personne dont il fêgit a été précédemineTil \iVaeè.^ so\s&\*\\i^\MKWî& \^ V
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grâce préparatoire, confessons le Seigneur d'une manière plus directe, et insistons sur la nécessité de se donner à lui, et de ne pas laisser passer cette Visitation inutilement. C'est une bonne chose que d'entrer en prière avec une flme abattue, et de lui mettre le doigt sur telle ou telle parole sainte, en l'engageant à la méditer. Portons cette même parole devant le Seigneur quand nous nous retrouverons seuls, et entreprenons fortement dans nos propres prières la personne avec laquelle nous avons prié. Persévérons dans cette intercession, et le Seigneur, qui nous a parlé à nous-mêmes, parlera aussi à cette âme que nous lui montrons. Les âmes sont à lui, et s'il veut qu'on prie pour elles, c'est sans doute pour qu'il y ait un résultat.
Dans une grande maison il n'y a pas seulement des vaisseaux d'or et d'argent, mais il y en a aussi de bois et de terre; les uns sont pour des usages honorables, et les autres pour des usages vils. (2 Tim. H, 20.)
Dieu emploie bien du monde dans sa maison et dans son règne, il met à l'œuvre des individualités bien différentes l'une de l'autre ; mais cette variété dans l'unité et cette unité dans la variété entretient la vie et tourne au profit commun. Les uns sont faits pour agir sur des masses et pour embrasser d'un regard juste l'époque où ils vivent. D'autres sont des hommes de détail, et leur action se restreint à une ou à quelques familles ; d'autres encore mènent une vie de dépendance et cultivent le champ des vertus passives; d'autres enfin soatde^ hommes de prière^ des hommes diei \^wwi^^\Ms^> ^
'^sax-îa loss. ramnnsEic «se soixvEnt shk it amir. Qk •ihâi!iia rss&e a » piaee^ ^ Saoc ira. aies. Gatium boIr indi'iuiaaLité, et «fiisa mw <£< ^i«tji He c&nefe pas i 4lre «i ygiwfi dmrfrmi, Ea soctsnc
uiot Ttafrit fu jr mmmifgg^ «itu fiai— w hn jifitf ffai iMM pMT r«b2tltf .iiwi—ii, IL s j a qne la laufiéyOaL' esprit dliBÎt2lûa,ûa de fenTari ilaBÎoalniis tpk'rja ^cuvi pcMxr U Toiûcisé d± Dietz «pi |u«^af*nt noos i^ire «rûr de dûCr ptaee. Sî kmkk cMuài^aBs irSagrao^' dams Éùmêa mm m», ec â nos lapporB peisonneift ftTee loi sockl bien nûorriâ, imosk réqneroos lieD de pareil. 5a commmûmmee Ubammt et mainlieiit le ffjrar et Uise dans la drottare et dais Hmmiliié. 11 n'a paà Leâoîn de n»>tre actÎTité; ne réchanseons dooc pas, ne l'étendoDS pas pour le simple plaisir d'agir; ne craigDODS pas de diminaer à dos propres yeux, poonn qoc nous croissions dans la vie cachée. Notre sphère d'action T gagnera, pois souTencms-noos qa'en définitife ce v>nt les numbres faibles de T Église qui lui sotU les plus nécessaires.
%\ qoelqa'aD ne Mit pas conduire sa propre famille, comment poom4-il gOQTenier l'Église de Dieo? (1 Tim. m, 5.)
Ce qui est dit de l'Évéque regarde tout chrétien pris au point de vue de la vie domestique. Nous voulons servir le Seigneur, c'est bien pensé ; mais commençons iUi est à nos pieds. Ne cherchons pas loin de ions que uo\is ônous sovy%\i^vx^\»^^Q^
^^^uiest
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QuItiplieroDt avec notre fidélité. Notre famille partière est une Église en miniature. Comment celui qui it pas fidèle dans les petites choses et dans les devoirs lédiats le sera-t-il dans ce qui est plus sérieux? On peut pas faire un second pas avant d'avoir fait le nier. Pour bien conduire notre maison , il ne suffit
d'avoir un culte de famille, de tenir nos enfants s la soumission et de donner h nos serviteurs ce qui
revient, il faut de plus que nous fassions un travail nous-mêmes et que nous commencions par là. Père amiile ou non, vous tous qui vivez sous le même
vous formez un corps dont le chef est Christ. Mais it de vous montrer Tun à l'autre comme des mem- \ du Seigneur» il faut que vous le soyez. £t vous ne erez pas si vous ne vivez pas sous la discipline de prit, l'œil ouvert sur vous-même et sans transiger i la chair et avec le sang. Une vie commune expose îen des frottements et laisse paraître bien des faises. En vous regardant de près, vous saurez biensur quoi il faut porter le couteau. Quand vous vous vernerez bien vous-même, vous serez une bénédic- . pour toute la maison. Il ne faut pas compter sur ification que vous attendez des autres, mais sur celle s'accomplit chaque jour en vous-même. Et quand î même on ne nous demanderait rien au delà de ce
nous sommes, et que dès aujourd'hui on nous reierait comme des saints, nous devrions encore, dans térêl de notre propre paix, croître et avancer sans je. Nos grandes misères sont nos misères domesles: ce sont ces penchants qui font la guerre à ae et qui reviennent habituellement. Mettons une
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grande importance à maîtriser nos propres moarements et nous serons gardés en'paîx ; ce sera aussi le secret de conduire notre propre famille, et d')6tre on letain de grâce pour TÉglise.
L6 jonr d6 l'Éternel sera des ténèbres et non de la lomîère. Codam si un homme fuyait de devant un lion, et qn'nn onrsk reBContrât ; ou qu'il entrât dans la maison, et qu'il appuyât sa main sur | •la paroi, et qu'un serpent le mordît. (Amos y, 18, 19.}
II arrive souvent qu'en fuyant de devant un lion, on rencontre un ours; ou, en d'autres mots, qu'en voulant se soustraire à une croix ou à une mauvaise position, on en rencontre une pire. A tout prendre, il vaut mieux tomber entre les mains de V Étemel et recevoir ce qu'il nous envoie, que de nous laisser aller à nos propres désirs et d'en payer plus tard les conséquences. Mais souvent aussi l'Éternel, pour nous faire oublier le Iton, nous envoie Vours ou V aspic; en d'autres mots, pour mieux nous faire supporter une croix ou une épreuve, Dieu nous en envoie souvent une seconde, qui tourne notre esprit ailleurs. Ce second coup neutralise souvent . la force du premier, et il est certain qu'il est souvent plus facile de porter deux croix que d'en porter une. Les médecins nous font souvent une plaie artificielle, pour guérir une vraie plaie ou pour empêcher un mal plus grave. Une seconde épreuve nous fait voir ce qu'il y avait de clément, de ménagé dans la première ; elle nous fait sentir notre ingratitude et notre peu de force cbrélienne. Aussi vaut-il mieux soie(frtr en la chair et %stépourun peu de tcmçs car d.\\)eT%^% è^t«wi^;%.
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ETU que cela est convenabley que d*ayoir la conscience réveillée quand il sera trop tard. Il y a maint et maint chrétien qui ne voit aujourd'hui nr /ton, ni ours^ ni serpentf parce qu'il dit : Paix, paix, quoiqu'il n'y ail point de paiôc. Mais au grand jour de l'Éternel, les jugenients d^ la conscience se réveilleront, e( sur mille articles que Dieu nous proposera, nous ne pourrons répondre à un seul. Rendons grâces quand nous sentons la main de Dieu agir paternellement sur nous ; il vient un temps où il sera juge et où il rendra à chacun selon ses oeuvres.
Ta n'auras point dans ton sac denx sortes de pierres pour peser, une grande et une petite. (Deutéron. xxv, 13.)
La fausse balance est en abomination à VÈtemel, mais le poids juste lui est agréable. Quand le boulanger ne nous fait pas le poids, nous nous révoltons contre une telle fraude ; prenons garde de ne pas couler un moucheron pour avaler un chameau. Qu'est-ce qu'ouotr une fausse balance et peser avec deux sortes de pierres? C'est faire acception de personnes, quand la chair eft le sang y sont intéressés. Il y a un favoritisme qui n'est que de l'injustice. Ne supportons-nous pas davantage nos enfants que nous ne supporterions ceux des autres, dans la même occasion ? Il y a des engouements qui entraînent toujours des antipathies; nous avons des préférences de rapports que nous ne pouvons pas toujours justifier et qui sont cause de beaucoup d'injustices. Accessibles pour quiconque sait flatter nos incUnatioDs, nous fermons notre porte ke^vîÀ^v^x^^^*'^^'^'^
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demander un service» si nous ne prévoyons pas que cet homme puisse nous être utile un jour. L'histoire de nos penchants est aussi l'histoire de nos injustices. Nous accordons tout, ou nous n'accordons rien, selon que notre intérêt y gagne ou en souffre, et quand je parle d'inférêt, j'entends celui de notre bourse, aussi bien que celui de notre paresse ou de notre amour* propre. Souvent c'est une cause plus futile encore qui fausse notre balance. Nous ne sommes jamais si injustes que dans nos moments de mauvaise humeur. Un caprice qui nous traverse l'esprit ou une de ces dispositions bourrues qui nous gagnent si facilement, fait que nous oublions tout notre christianisme, et que le premier venu expie nos dépits. Ayons les balances justes^ les pierres à peser justes; ce que nous voudrions que Us autres nou>s fissent, faisons-le leur ; c'est le sommaire de la loi et des prophètes.
Le royaume des cieox est forcé et les violents le ravissent. (MaUh. XI, 12.)
Combattons et persévérons; nous le faisons bien pour avoir une couronne corruptible, pourquoi ne le ferions-nous pas aussi pour en avoir une incorruftible? Le royaume des cieux s'ouvre à de saints désirs et à d'ardentes prières. Les violents sont ceux qui courent dans la lice, qui ne donnent point de sommeil à leurs yeux, jusqu'à ce qu'ils aient trouvé un lieu à ÏÈternel et des pavillons pour le puissant Dieu de Jacob. La persévérance est la \erl\i de l'avare, de l'ambitieux, de /Vfldustriel, du naVigaleut '. oxi noA ^'^'s. ^vi.'s. q^'îa
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sument dans une seule poursuite ; et quand il s'agit orcer le royaume des cieux^ n'emploierons-nous pas Démes efforts? Mais sur mille chrétiens, il n'y en a cinq cents qui persévèrent. Combattre est si fatit, et persévérer est une si longue affaire ! Examinez [qui ne connaissent pas le Seigneur, puis examinez ar tour ceux qui le connaissent, que trouverez- vous? z les uns et chez les autres, une religion qui est ours la même. Jusqu'à ce qu'un homme change, il bien des leviers; nous le voyons par nous-mêmes. mai embrasement de l'âme, ces yeux fixés sur la ronne et qui regardent toutes les autres choses me une perte^ ces heures passées à deux genoux, u'à ce que la chair soit tuée et que l'esprit ait le ;us, cette foi qui s'appuie sur les promesses et qui \Q crouler tout le reste, ce courage de tout donner et out mettre sous la croix, où est-il? En fait de persé-^ mce, nous avons celle des statues et non des violents, si nous connaissions la valeur des choses divines, s nous remuerions pour elles. Un effort en réveilleun autre, et, une fois lancés dans l'arène, nous battrions jusqu'au terme, trouvant toutes les fatigues i supportables que l'insupportable mollesse.
i fat conduit par l'Esprit dans le désert, et là il fut tenté par ie able. (Luc IV, 1, 2.)
e diable peut tout gâter; il gâte surtout la solitude, quarante jours que le Fils de Dieu passa dan^ U ^ite, furent remplis de tental\ons\ mm ^fe^xxvCttsivsX.
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résista au diable^ Tadversaire s'éloigna de lui. Faisonsen de même, et nous aurons de bonnes heures de retraite quand TEsprit nous conduira à chercher quelque repos. Il y a une bonne et une mauvaise solitude. Un coin tranquille ne suffit pas, il faut un cœur tranquille, et le diable nous laisse plus volontiers Tun que Taulre. Nulle part le vagabondage de la pensée n'est plus gênant que dans la solitude. On voudrait se recueillir, et le diable nous suit et nous dissipe dix fois plus que si nous restions dans la foule. Le cœur est un carrefour; si nous sommes seuls avec lui, nous avons la pire des compagnies. II faut être seul avec Dieu et fermer au diable le cabinet intérieur. Mieux vaut ne penser à rien que de penser à trop. Quand V Esprit nous conduit au désert f c'est pour nous conduire vers Dieu et vers le lieu du rafraîchissement. La lecture d'un psaume est un bon moyen d'entrer dans le recueillement. Laissons ensuite agir l'Esprit qui souffle dans la Parole, et nous trouverons l'attitude que nous cherchons. Tout ce qui est poussière dans l'âme s'envolera, et Dieu dominera notre retraite et notre existence. Respirons près de Dieu, mettons-nous au large près de lui; être avec Dieu est plus fortifiant encore que d'articuler nos requêtes à Dieu. Satan fuira dès que nous habiterons' dans la retraite secrète du Souverain et que nous serons logés à Vombre du Tout-Puissant. L'ennemi nous prend par les détails, c'est déjà sortir de son influence que de montrer à Dieu notre esprit général. Contemplons le Seigneur et laissons le Seigneur nous contempler à son tour; cela seul déjà rendra notre solitude bénie et nouî retrempera pour Vhewxe âiÇkY^OÀNWfe*