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couleur rouge *. Mais elle ne devint obligatoire pour les paroisses de Tarchi-diocèse qu'en 1308, et il est probable que les collégiales et les monastères ont pris partout les devants. Quant à l'Église universelle, on peut affirmer avec assez de certitude que, dans la plupart des cas, l'ordonnance de Jean XXII fut décisive. A A\'orms,la procession eut lieu, pour la première fois, en 1315^ et à Aix-la-Chapelle en 1319. A Strasbourg, l'évéque Jean I adopta la fête et l'office par une ordonnance datée du 2*2 juillet 1318. A Trêves, la fête ne fit son apparition officielle qu'au synode tenu par l'archevêque Baudouin en 1338, à Utrecht en 1347, à Prague en 1355, tandis qu'à Wûrzbourg la fête était déjà célébrée en 1298, par conséquent avant le concile de Vienne, ainsi qu'on le voit dans les statuts du synode tenu en cette année. A Augsbourg, une demoiselle nommée Catherine Illsung^ issue d'une famille patricienne, légua toute sa fortune à la cathédrale pour la digne célébration de la Fête-Dieu. Il est permis, semble-t-il, de déduire de ce fait qu'avant ce temps la procession était déjà en usage -. Au xv® siècle, les Papes Martin V et Eugène IV •^, celui-ci spécialement par la bulle Excellenlissimum (26 mai 1433), favorisèrent la diffusion de la procession en accordant des indulgences à ceux qui y prennent part. Au xiv« siècle s'introduisirent les quatre stations auxquelles il est d'usage de chanter les commencements des quatre évangiles ;
1 . P. JoEHRES, Beitraege zur Geschichte des Fronleichnamsfesles : Roemische Ouartalschrift, 1902, 170 suiv. — Sdhalkk, Die Strassburger Dioezesan-Sgnoden : Strassburi^er Thcol. Studicn, II, 121.
2. HoEYNCK, Gesch. der kalli. Liturgie des Bislums, Augsburg, 229 suiv.