Cassian. Coll. X, c. 0: mos anliqua Iradilione serualus
naissance de Jésus-Christ. Or, le jour où il fui prononcé, était le 29 Chijak, ou le 25 décembre de l'année 432. La fête de Noël avait donc été introduite en Egypte avant cette date, à savoir entre les années 418 et 432 1 ; depuis elle a toujours été conservée, comme le prouvent les calendriers des temps postérieurs que nous avons encore.
Vers la fin du iv^ siècle vivait dans l'île de Chypre le docte Épiphane, évêque de Salamine. Dans sa réplique aux Aloges, cet auteur donne une chronologie de la vie de Jésus, d'après laquelle le 6 janvier aurait été le jour de la naissance et le 8 novembre celui du baptême de Jésus-Christ dans le Jourdain : pour lui la fête de l'Epiphanie n'avait par conséquent d'autre signification que d'être la fête de la naissance du Christ 2.
u L'ancienne tradition » était encore en vigueur à Jérusalem vers 385. On y célébrait la naissance du Seigneur avec grande solennité, non le 25 décembre, mais le 6 janvier. Car, d'après le récit delà Pèlerine de Bordeaux 3, la fête où l'on lisait l'évangile de la Présentation de Jésus au Temple et de la rencontre de Siméon et d'Anne, c'esl-à-dire notre fête de la Purification, était célébrée 40 jours après l'Epiphanie, et non 40jours après Noël. Il en faut conclure que l'Epiphanie comptait en même temps comme jour de naissance. En un autre
L UsENER, 1,320, a examiné avec soin les faits qui se rapportent à rintroducUon de la fête de Noël dans les différents pays. Ses conclusions furent acceptées sans réserve par Harnack, Theol. Litleralurzeitmig 1889, p. 199 suiv. et par le Père Suitbert Bjeumer dans KalhoUk, 1890, i, 1-1.5. L'abbé Duchesne éleva quelques objections contre certains points de détail, Bulletin critique, 1890 n. 3. Déjà Baillet (vin, 582 suiv.) en avait relevé exactement les points principaux.