‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 12 sur 299 · LA FETE DOMINICALE ET LE REPOS DOMINICAL · texte numérisé non relu

LA FETE DOMINICALE ET LE REPOS DOMINICAL

Le sabbat et la semaine de sept jours, sanctionnés déjà par la loi de l'Ancienne Alliance, étaient tout donnés comme éléments constitutifs de l'année ecclésiastique et maintinrent leur place dans le christianisme. La division en semaine n'est pas exclusivement propre aux Juifs ; elle est en général sémitique et se trouve également dans l'antique Babylone, mais avec cette particularité qu'elle recommence toujours avec le premier jour du mois, et ([ue les l""», 14% 21*^ et 28« jours

du mois sont des jours de repos ^. Chez les Juifs, elle avait déjà obtenu une consécration religieuse, puisque le repos sabbatique était inculqué parla Loi de la façon la plus rigoureuse. D'après la loi judaïque, tout travail servile devait cesser le jour du sabbat, môme le trafic et la promenade ; il n'était pas môme permis d'allumer du feu ou de préparer des mets. Encore que le repos fût tant inculqué, il n'était cependant qu'une partie et encore une partie secondaire de la célébration du sabbat, dont étaient l'élément principal des actes de religion prescrits au peuple, savoir l'offrande d'un holocauste avec deux agneaux d'un an, ainsi que des sacrifices de mets et de boissons 2. On ne peut démontrer que Jésus- Christ ou les Apôtres aient directement aboli le sabbat ; mais la célébration de ce jour fut déclarée par saint Paul comme n'obligeant pas les chrétiens venus du paganisme, et ceux-ci formèrent bientôt la majorité. Dans sa lettre aux Colossiens (11, 16) le môme apôtre le met sur le môme rang que les fôtes de la nouvelle Lune. Par là, le sabbat passa peu à peu à l'arrière-plan sans cependant disparaître ni sans laisser de traces ^ 5 il semble plutôt que primitivement le sabbat s'observait encore à côté du dimanche ^. Chez les chrétiens, en effet, le premier jour de la semaine judaïque, le prima sabbati^ c'est-à-dire le dimanche actuel, était en honneur comme

1. J. Barth, Babel and das israeliîische Religionswesen, Berlin 1902. Cfr. ScHMiD, Die Kirche und die Sonnîagsnihe : Innshrucker, Zeitschrift f. kath. Théologie 1901, 436 suiv. — Linzer, kath. Ouartalschrift 1900, 12.

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