Hebr., IV, 9 ; Act., xm, 27 ; xvni
étant le jour de la résurrection de Jésus-Christ. Il était appelé par excellence « Jour du Seigneur ^ », dénomination qui s'est substituée même chez les Grecs et chez les Romains à celle de elles solls, jusque-là en usage. Les ditîérenls jours de la semaine portaient les noms des principales planètes que celles-ci empruntaient, à leur tour, aux principales divinités. Ainsi les dénomimalions de elles solls, luiiae, Marlls, etc. étaient très répandues et très usitées dans l'antiquité ; mais les chrétiens, dans leur langue liturgique, n'en faisaient pas usage : ils nommaient les jours de semaine ferles (ferlae) et se contentaient de les énumérer 2. Dans les langues dérivées du latin, le nom ecclésiastique de dimanche, c'est-à-dire c//es domlnlca^ a complètement fait disparaître les noms païens, même dans la vie ordinaire.
Cette dénomination était déjà en usage au temps des Apôtres, et le dimanche était régulièrement le jour du service divin eucharistique -K Le culte divin chrétien se composait, dans les premiers temps, de deux parties : l'une préparatoire, ayant lieu pendant la nuit, dont il est déjà fait mention dans les lettres de Pline : on y chantait des Psaumes, on adressait à Dieu des prières et on lisait des passages de la Sainte Écriture. A l'heure de l'aurore on la faisait suivre de la partie « eucharistique ». Les deux parties apparaissent rigoureusement distinctes notamment dans le récit de la « peregrlnatlo SUvlae ».
La première partie donna naissance aux Vigiles ; la seconde est appelée régulièrement oblatlo dans le récit