‹ L'année ecclésiastique et les fêtes des saint dans leur evolution historiqueChapitre 120 sur 299 · MoMMSEN, Roem. Gesch. v, 48L · texte numérisé non relu

MoMMSEN, Roem. Gesch. v, 48L

1?. Marquardt-Mommsen, Roem. Allerlh. vi (2), 588.

3. HospiNiAN (fol. m) et autres pensent que le choix du 25 décembre était motivé par le désir d'éliminer les saturnales. Mais la céléJDration de cette fête n'allait pas jusqu'au 25, bien que Maxime de Turin essaie d'appuyer cette opinion.

jour de la naissance du soleil, du dieu soleil invincible.

Or, en présence de ce phénomène naturel qui n'était caché pour personne, n'était-il pas tout à fait naturel aux chrétiens de ce temps de penser à la naissance de Celui qui est la vraie lumière du monde ? Encore que la sainte Écriture n'eût pas donné lieu à l'emploi de cette imai^i-c, le sens chrétien aurait dû la trouver tout seul. Aussi la comparaison de Jésus-Christ avec le soleil et ses ellets, de la victoire de la lumière sur les ténèbres, est-elle tout à fait familière aux Pères de l'Église. Déjà S. Cyprien * appelait Jésus-Christ « le vrai soleil » {sol verus)^ S. Ambroise - dit catégoriquement : « Il est notre nouveau soleil » {Hic sol noviis iiosler). Des tournures semblables se trouvent chez S. Grégoire de Nazianze, S. Zenon de Vérone, S. Léon le Grand, S. Grégoire le Grand et d'autres ^.

Tout enfant du catéchisme sait que le viellard Siméon appela le Messie qui venait de naître « lumière pour éclairer les gentils » ; et comme le Messie avait déjà été célébré par les Prophètes comme « lumière dans les ténèbres et soleil de justice » il était tout naturel que des tournures semblables entrassent également dans la liturgie de la fête ^. Et alors qu'y avait-il de plus spon-

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