Pereg. Silviae, 82 [59 cod.] éd. Geyer, c
3. Ihid. 84 (60) éd. Geyer, 77. De même les seules fêtes de Pâ-
Betliléom, le jour de rÉpiphanie, n'aurait pas eu de sens, s'il s'y fût agi seulement du baptême du Glirist, lequel a eu lieu dans le Jourdain. Par conséquent on ne célébrait pas encore à Jérusalem une fête spéciale à Noël, ce qui est chose démontrée pour les autres églises orientales, et il y avait encore des personnes en Palestine, au commencement du v^ siècle, qui l'egardaient le jour de l'Epiphanie comme le jour de la naissance du Christ selon la chair, malgré que le Fils de Dieu ne se manifestât pas dans la chair, ainsi que parle S. Jérôme i, mais qu'il s'y cachât. Si nous pouvons ajouter foi au récit de Cosme, voyageur dans l'Inde vers le milieu du \i^ siècle, on aurait célébré à Jérusalem, et là seulement, la naissance de Jésus-Christ, le jour de l'Epiphanie, et cela, selon l'expression de l'auteur « par suite d'une crédule conjecture » (crTo/aj(jLoù) 2.
D'autre part, néanmoins, on assure que l'évêque Juvénal (425-458) qui obtint pour son église de Jérusalem la dignité d'église patriarcale, introduisit la fête deNoëP.
Peut-être l'introduction de la fête du 25 décembre rencontra-t-elle à Jérusalem des difficultés spéciales, puisqu'on célébrait déjà en ce jour une autre fêle, celle de David et de l'apôtre S. Jacques^, dont la mémoire, dans l'église grecque et celle de Jérusalem, est fixée au
ques et de l'Epiphanie y sont appelées les plus grandes fêtes (c. 49, n. 3).
1. In Ezech. 3; Migne, xxv, 18. Ce passage a été écrit vers 411.
2. CosMAS JuDicopLEUSTES, éd. Gallandi, Bibliolh. xi, 461 ; Migne, lxxxvhi, 198.
3. UsENEP, qui cite en faveur de cette assertion un passage d'un sermon de Basile de Séleucie. Migne, lxxxv, 469.