Stjnaxariuni de Michel D'AiniiiA, au 15 novembre
Perpétue de Tours en ait jeté les germes dans ce pays. En effet, les livres liturgiques du vu^ siècle, le leclionnaire de Luxeuil et le missel appelé gothico-gallicanum édité par Mabillon commencent par la vigile de la Nativité de Notre Seigneur, sans Avent. Même à Rome, l'institution semble ne remonter qu'au vi^ siècle, car ni les sermons de S. Augustin, ni ceux de S. Léon n'en portent aucune trace. Seule la collection des homélies de S.Grégoire le Grand ^ fournit le premier témoignage certain en faveur de l'existence de l'Avent.
Que si, dans les diverses Provinces, le temps de l'Avent a une durée inégale, la chose s'explique par ce fait que ces églises, conformément à l'ancien usage, procédaient indépendamment les unes des autres et se développaient d'une façon autonome. C'est ainsi qu'à Rome l'Avent n'avait que quatre semaines ; il apparaît avec cette durée dans le sacramentaire grégorien, lequel renferme trois dimanches de décembre avec les oraisons de advenlii Domini et un dimanche vacant ; mais dans le supplément on énumère cinq dimanches avant Noël'^. Les premières traces de l'Avent doivent probablement être cherchées dans les lectionnaires; nous voulons parler de celui qui fut composé à Capoue en 546 ou 547 sous la direction de Victor, évêque de cette ville ; il a servi à saint Boniface 3. H a quatre épîtres pour les diman-
1. liom. in Euang. i, 1, 6, 7 et 20 ; Migne, lxxvi, 1078. Dom Cabhol {Revue bénéd. 1905, I, 1) croit avoir trouvé des traces de l'Avent au v% voire même au iv« siècle. On fera bien de réserver son jugement jusqu'à la découverte d'autres traces.